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A la une / Environnement

Environnement

ÉCHOS

Changements climatiques : Le patron de l’EPA ne croit pas à l'impact du CO2
Clairement, le chef de l’agence américaine de l’environnement EPA, Scott Pruitt, ne croit pas à l’impact des émissions de CO2 sur le réchauffement du climat. “Nous devons continuer d’étudier l’analyse” de l’impact du CO2, a-t-il déclaré dans une interview, accordé le 9 mars à la chaîne de télévision américaine CNBC. Dans la foulée, il a qualifié l’Accord de Paris (CoP21) de “mauvais accord”. Pour lui, les émissions de dioxyde de carbone n'étaient sans doute pas un facteur déterminant dans le changement climatique. “Je pense que mesurer avec précision (l'impact de) l'activité humaine sur le climat est quelque chose de très difficile, et il existe un immense désaccord sur le degré de cet impact. Donc non, je ne serai pas d'accord pour dire qu'il s'agit d'un contributeur important au réchauffement climatique”, a-t-il clairement indiqué dans cet entretien. Cela a suffi pour que les craintes d’un retrait de l’Accord de Paris (dénonciation) ressurgissent, d’autant que le président Donald Trump n’a pas caché, pendant sa campagne électorale, ses positions climato-sceptiques. Scott Pruit n’est pas un inconnu dans le domaine du climat. Il a, dans le passé, initié ou participé à “quatorze actions en justice contre l’agence EPA” pour dénoncer sa position en faveur de la limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les déclarations du nouveau directeur de l’EPA ont, comme il fallait s’y attendre, suscité un tollé général. Brian Schatz, co-président du groupe de travail sur l’action climatique au Sénat, a estimé que “s’il y avait encore un doute sur le climato-scepticisme de Scott Pruitt, la question est réglée. Quiconque nie plus d’un siècle de science et des faits de base n’est pas qualifié pour diriger l’EPA. Maintenant, plus que jamais, le Sénat doit tenir tête à Scott Pruitt et ses dangereux points de vue”.



Atteintes au patrimoine naturel mondial : La Grande Barrière de corail sera-t-elle classée zone en danger ?
Dans un rapport, adressé à l’Unesco, rendu public le 10 mars, des scientifiques et des militants écologistes s’alarment de l’état de la Grande Barrière de corail. Pour rappel, la Grande Barrière de corail est le plus grand récif corallien du monde. Elle compte plus de 2900 récifs et 900 îles s'étirant sur plus de 2600 km avec une superficie de 344 400 km2. Elle se situe en Australie (en mer de Corail au large du Queensland). Cette zone est le cœur d’une large diversité de vie marine. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1981. Les pressions environnementales (activités humaines comme la pêche, le tourisme, le transport du charbon, le changement climatique…) ont fait que le récif a perdu plus de la moitié de sa surface corallifère depuis 1985, selon une étude publiée en octobre 2012 par Proceedings of the National Academy of Sciences (revue scientifique américaine). Pour sauver ce qui peut l’être, des membres de l’ONG Earth Justice avec des avocats d’Environmental Justice Australia se sont déplacés au siège de l’Unesco à Paris en espérant que cette organisation puisse agir pour faire cesser l’exploitation effrénée du charbon qui est la cause majeure du déclin de la Grande Barrière. Ils veulent que les autorités australiennes annulent les feux verts donnés à l’exploitation de nouvelles mines de charbon, en particulier le mégaprojet du groupe indien Adani à Carmichael. Les émissions de gaz à effet de serre qui émaneront de cette mine pourraient s’élever à 79 millions de tonnes par an, soit plus que la ville de New York. Et il est prévu de réaliser des infrastructures supplémentaires pour exporter le minerai : l’extension d’un port en particulier menace directement l’écosystème marin. “L’enjeu pour les militants écologistes est d’inscrire la Grande Barrière sur la liste du patrimoine naturel mondial en danger. L’Unesco a le pouvoir et la responsabilité d’agir, elle devrait user de son influence sur les gouvernements pour les inciter à respecter leurs engagements”, ont déclaré les protestataires selon le site Novethic qui ajoute que “ce risque aurait pu l’inciter (gouvernement australien) à changer d’attitude vis-à-vis du récif. Pour un pays développé comme l’Australie en effet, perdre le prestigieux label de l’Unesco constituerait un affront. Or, à la surprise générale, en mai 2016, la Grande Barrière ne figurait pas sur la liste des sites classés au patrimoine mondial de l’humanité actuellement menacés”. “En mars 2016, 93% des coraux du récif ont blanchi et 22% sont morts”, témoigne David Karoly, de l’université de Melbourne, expert des questions climatiques. C’est le pire épisode de blanchissement jamais observé.

R. S.


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