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A la une / Environnement

Biodiversité

La chambre forte des semences de Svalbard

Svalbard est un archipel de la Norvège situé à la limite de l'océan Arctique et de l'océan Atlantique. En 2008, un projet voit le jour. C’est celui d’installations “destinées à stocker les doubles des échantillons de semences détenus par les banques génétiques un peu partout dans le monde. Une banque qui aurait déposé des copies de sécurité dans la chambre forte et qui viendrait à perdre ses collections peut revenir ici les récupérer et les reconstituer”.  Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près des trois quarts de la biodiversité cultivée a disparu des campagnes depuis un siècle. Isabelle Goldringer, chercheuse à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA- France) et spécialiste de la biodiversité agricole, interrogée par le journal Le Monde, explique que des milliers de variétés de pommes, d’avocats, de blé, d’orge, de pois chiches ou de pommes de terre, qui peuplaient les champs et les vergers au début du XXe siècle, seulement quelques dizaines demeurent exploitées : “Les variétés cultivées sont devenues un réel enjeu de conservation à partir des années 1970 et de la révolution verte”. Pour lutter contre la faim (les années 70), des variétés très productives ont été sélectionnées, souvent sur une base génétique étroite, et diffusées à une vaste échelle. Selon la même source, plus de 541 millions de graines, représentent un total de 843 400 échantillons de variétés différentes appartenant à 5 128 espèces domestiques, ou leurs équivalents sauvages. La plupart ne sont plus cultivées et dorment dans cette chambre. Depuis 2008, 171 dépôts ont été effectués. Un seul retrait a été enregistré par le directeur général du Centre international de recherche agricole dans les zones arides (Icarda- Syrie) avec l’évacuation d’Alep (2012) et la perte d’accès à la banque des semences. Depuis l’institut a “délocalisé ses activités, principalement au Liban et au Maroc”.  Concernant la situation en Syrie “l’accès à la banque génétique et ses quelque 150 000 échantillons est perdu au printemps 2014”. D’aucuns dénomment déjà ces installations : “la banque de la fin du monde”.


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