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A la une / Environnement

Biodiversité

Le commerce mondial menace 30% des espèces

La revue Nature Ecology&Evolution a publié une étude intitulée “Atlas mondial des menaces” qui traite des effets du commerce mondial sur les espèces protégées. Ce travail mené par deux chercheurs américains, Daniel Moran et Keiichira Kanemoto, arrive au résultat : le commerce mondial menace 30% des espèces. Ils tracent une carte des points chauds de menaces en attribuant à chaque menace anthropique d'espèce une ou plusieurs industries comme cause et ensuite ils pointent les consommateurs finaux dans le monde des produits industriels fabriqués. Le poids de la consommation via les exportations pèse lourdement sur la biodiversité dans les secteurs des forêts, de la pêche, du braconnage…
Dans le détail, l’étude se focalise sur l’état de 7000 espèces vulnérables et le tracé des parcours d’importation des produits vers les pays comme les États-Unis, l’Union européenne, le Japon ou la Chine. Le lynx d’Espagne est menacé de disparation à cause de la construction de barrages destinés à l’irrigation des oliviers. Une irrigation qui répond à la demande croissante d’huile d’olive émanant des États-Unis. La déforestation au Brésil dont le bois alimente le marché américain est responsable de la menace pesant sur les grenouilles, en plus des impacts climatiques. L’approvisionnement de l’Europe en bois malaisien prive d’habitat l’aigle criard, l’ours malais ou l’éléphant. Dans cette “hécatombe”, les pays riches sont exclusivement les responsables, d’autant que la plupart des menaces incombent uniquement à l’exportation vers ces pays (Union européenne et États-Unis). Paradoxe souligné par la revue Novethic, “90% des 6 milliards de dollars dédiés chaque année à la protection des espèces en danger sont dépensés dans les pays riches. Pays où ces "points chauds" sont rares”.

R. S.


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