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L’Algérie profonde / Est

Des chaînes interminables se forment autour des points de vente

Bordj Bou-Arréridj : manque criant de semoule

Le pénurie, l’autre psychose des citoyens. © D.R.

La panique qui s’est emparée des citoyens dans de nombreuses communes de la wilaya a provoqué, en plus de la rareté de certains produits de large consommation, une hausse des prix.

Au chef-lieu de wilaya, la distribution de la semoule aux citoyens se déroule dans des points de ventes sous haute surveillance sécuritaire et en présence d’un agent de la direction du commerce. Un imposant dispositif sécuritaire est présent à l’un des dépôts de la ville pour assurer la distribution de la semoule aux citoyens. Des chaînes interminables sont constatées autour de ces points de vente. Des quantités qui n’arrivent pas à répondre à toutes les demandes.
Par ailleurs, la pénurie de la semoule a été signalée dans plusieurs régions de la wilaya, ce qui a provoqué le mécontentement des citoyens.
De nombreux citoyens des communes rurales, telles que Bendaoud, Teffreg, Ouled Dahmane, Ilmayen, Harraza, El-Euch, se sont plaints de ne plus trouver dans les magasins la semoule qui leur permet de fabriquer la galette maison et autres mets traditionnels. “On ne peut pas aller faire la queue toute une journée à Bordj Bou-Arréridj pour un sac de semoule”, disent les habitants de ces communes rurales. “Au lieu d’inonder le marché, comme pour la pomme de terre, ces contrôles et saisies ne font qu’aggraver la crise”, dira un commerçant de semoule qui a décidé de fermer son commerce durant cette période. “Sur papier, le grossiste achète à l'usine le quintal de semoule à 3 500 DA et le revend à 4 000 DA, faisant une marge bénéficiaire de 500 DA. Mais, nous les détaillants où est notre marge de bénéfice ?”, ajoute notre interlocuteur en précisant que le prix réel sur le marché est de 5 600 DA et le détaillant le revend au consommateur au prix de 6 400 DA.
En attendant une vraie prise en charge du dossier, des appels à arrêter de stocker la semoule ont été lancés par les autorités et les associations tout en rassurant les citoyens quant à la disponibilité et aux prix de ce produit vital. “C’est un moment d’entraide et de solidarité”, dira cheikh Farid Amara. “Il faut consommer raisonnablement et penser à autrui. Ne faites pas de réserves excessives”, conseille-t-il.

Chabane BOUARISSA 


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