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L’Algérie profonde / Est

Même si beaucoup reste à faire

Des efforts remarquables à la Chambre d’artisanat et des métiers de Batna

Le bijou berbère, un art très apprécié. ©D. R.

Les efforts inlassables et porteurs sont qualifiés par les connaisseurs et même par des experts étrangers, venus à Batna dans le cadre de la mise en place du “cluster” pour la valorisation internationale des bijoux des Aurès, d’exceptionnels.

Les 13 941 artisans que compte la Chambre d’artisanat et des métiers  (CAM) de Batna que dirige le président Smaïl Ramdani, ne sauront trop remercier et la chambre et son président pour les avancés acquises dans l’intérêt de l’artisanat traditionnel aurésien. Les efforts inlassables et porteurs sont même qualifiés par les connaisseurs et même par des experts étrangers – venus à Batna dans le cadre de la mise en place du “cluster” pour la valorisation internationale des bijoux des Aurès – d’exceptionnels.
Beaucoup de choses ont été en fait réalisées pour une promotion sans faille de ce secteur économique et culturel de l’artisanat. La chambre de Batna a procédé récemment à l’habilitation de 1 277 nouveaux artisans  dont 187 détenus dans les maisons de rééducation. Même les jeunes promoteurs affiliés à l’Ansej, l’Angem, la Cnac et le fonds de la zakat figurent parmi les artisans ayant bénéficié de leurs habilitations délivrées par la CAM. Celle-ci ne lésine pas sur les moyens mis en place par l’État pour soutenir au maximum la promotion d’un secteur aussi prometteur que celui de l’artisanat. Les cycles de formation se suivent à longueur d’années au profit des artisans de la région des Aurès. Certaines de ces formations ont été inspirées de la méthodologie didactique du Bureau international du travail notamment pour ce qui est des formations portant sur la création et/ou la gestion des entreprises. Des formations techniques sont également dispensées aux artisans dans l’optique d’un relèvement continu des niveaux de qualifications. Ceci afin de tendre vers une meilleure qualité des produits artisanaux d’origine berbère (chaoui) des Aurès. Dans le cadre d’un partenariat algéro-brésilien, la CAM de Batna a pu déléguer quatre (4) artisans en guise de formation des “formateurs”, axée principalement sur les techniques de fabrication “normative” des bijoux. Cette formation s’est déroulée à l’école-pilote de Tamanrasset. La politique d’accompagnement pédagogique et permanente telle que suivie par la CAM de Batna, permet d’assurer un encadrement multiforme aux artisans de la région. D’où d’ailleurs le choix de l’Onudi – organisme relevant de l’ONU- à consacrer à Batna un partenariat de choix au titre des “clusters” retenus pour l’Algérie. Le but ? Rendre le bijou traditionnel chaoui de haute qualité voire compétitif au niveau international. En attendant, bien entendu, une vraie relance du tourisme international dans le pays.

ALI BENBELGACEM


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