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L’Algérie profonde / Est

BATNA

La culture du champignon parmi les projets d’investissements

Le micélium contenu dans le champignon est très demandé par les laboratoires pharmaceutiques. © D.R.

Il y a un projet typique qui, par le passé, n’a pas pu se frayer un chemin vers l’aboutissement sur le terrain. Il s’agit de la culture du champignon de consommation, une activité agricole par excellence.

Il semble que les actes d’encouragement par les autorités de la wilaya de Batna en faveur des projets “fiables” d’investissements, se poursuivent via les structures habilités à cet effet. Cependant, il y a un projet typique qui, par le passé, n’a pas pu se frayer un chemin vers l’aboutissement sur le terrain. Il s’agit de la culture du champignon de consommation, une activité agricole par excellence. Pas seulement cela, c’est aussi une activité industrielle pour la mise en conserves du produit. De même et selon des spécialistes du domaine, le micélium contenu dans le champignon serait fortement demandé par les laboratoires pharmaceutiques pour la production de certains médicaments. 
En fait, lorsque les portes de l’administration s’avérèrent closes en 2011/2012 pour ce projet, le promoteur de celui-ci a dû baisser les bras et pour cause : la remise à Alger pour contourner le blocage local d’un dossier à l’ex-ministre de l’agriculture M. Nouri Abdelwahab n’avait débouché sur aucun espoir. Le ministre n’avait pas tranché dans le vif mais s’était contenté de renvoyer bureaucratiquement le dossier vers la direction de l’agriculture de wilaya, là où justement ce même dossier avait végété depuis 2011/2012. Des démarches furent alors entreprises auprès des services du Premier ministre Abdelmalek Sellal qui ne donnèrent malheureusement aucune suite au promoteur. Ce dernier avait énormément compté faire admettre ultérieurement le projet par le Fonds national d’investissement (FNI). 
Dernièrement, assisté d’un collaborateur l’ingénieur-agronome M. Abdelhak Naïm (auteur de l’étude technico-économique), le promoteur M. Tarek Chaïbaïnou vient de reprendre le projet en main, obtenant finalement une décision d’éligibilité au crédit bancaire à travers la Caisse nationale de l’assurance chômage (CNAC). Ceci permet tout juste d’acquérir les bases matérielles nécessaires au démarrage productif en étape dite de compostage (mélangeur, stérilisateur des produits de compostage et de l’isolation climatique). 
Faute d’un terrain agricole de quelques hectares pour faire dans la culture intensive du champignon, le promoteur et son agronome se contenteront d’une culture dite en étages. Cela se passera dans un hangar situé dans la modeste ferme de la famille, dans la localité de Mallal, non loin de l’aéroport Ben Boulaïd. Dans l’étude de 2011, le projet nécessitait à travers son cahier des charges une enveloppe de six (6) milliards de centimes. Une dizaine de postes d’emplois sont à créer. L’université Hadj Lakhdar de Batna avait proposé un prototype d’exploitation en régime de recherches universitaires. Le projet nécessite en fait une ferme pilote que seules les autorités de la wilaya peuvent décider d’octroyer ou non en formule de concession et au titre de l’investissement. La culture du champignon passe par quatre (4) étapes qui sont celles de l’installation du laboratoire, les semences, l’étape du compostage, la mise en culture et enfin le traitement de la récolte. Le travail en milieu stérile permet d’extraire le micélium comme matière première pour la fabrication de certains médicaments par les labos pharmaceutiques. Le champignon serait un nutriment alimentaire excellent pour la santé. Il serait riche en protéines, l’équivalent de celles contenues dans la viande, et également en glucides, en vitamines dont la vitamine A et les sels minéraux. Produire pour la consommation en vrac, extraire le mélicium pour les médicaments et pourquoi pas installer aussi une usine pour sa vente en conserves? Verra-t-on le champignon de Mallal concurrencer le champignon de Paris, jusque-là importé de France ? Cela est possible, nous dit l’agronome universitaire M.Abdelhak Naïm, avec en sus des quotas pour l’exportation et la rentrée de devises à l’heure où il est question du compter sur soi et de l’après-pétrole.


Ali BENBELGACEM

 


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