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L’Algérie profonde / Est

Restauration du moulin Vergès à Mila

L’étude technique réalisée bénévolement

Le moulin Vergès, situé dans le quartier de Sennaoua, sur les hauteurs de la ville de Mila. © D.R.

Le moulin Vergès était une minoterie à grains ordinaire, possédée par un couple de colons, Mme et M. Vergès, jusqu’en 1948, date où l’établissement fut loué par Lakhdar Bentobal, alors fervent militant du MTLD.

L’étude technique de réhabilitation du moulin Vergès à Mila sera réalisée gratuitement. Un bureau d’études locale a exprimé au wali sa disponibilité à réaliser l’étude du projet de restauration de ce monument à titre bénévole. C’est à l’occasion de la célébration du 20-Août que le bureau d’études en question, établissement privé, s’est proposé à la tâche, à titre bénévole, un geste qui s’inscrit dans cet élan citoyen visant à préserver et promouvoir les monuments historiques de la région. Soulignons que le moulin Vergès, situé dans le quartier de Sennaoua, sur les hauteurs de la ville de Mila, était une minoterie à grains ordinaire, possédée par un couple de colons, Mme et M. Vergès, jusqu’en 1948, date où l’établissement fut loué par Lakhdar Bentobal, alors fervent militant du MTLD. C’est à partir de cette année-là que l’établissement fit son entrée dans l’histoire moderne de l’Algérie, son locataire l’ayant transformé en sanctuaire pour les rencontres clandestines de ses pairs révolutionnaires. “Le moulin avait abrité de nombreuses rencontres secrètes entre 1948 et 1950 et avait servi de cache d’armes durant ces années-là. Lakhdar Bentobal, qui l’avait loué sur son propre compte à ses propriétaires français, en faisait un lieu de rencontre clandestin des militants du MTLD, dont il faisait lui-même partie”, affirme Karim Ghodbane, directeur des moudjahidine à Mila. Les témoignages affirment, en effet, que de hautes personnalités historiques se rencontraient dans cette bâtisse, dont Hocine Aït Ahmed, Zighoud Youcef, Didouche Mourad, Abdelhafid Boussouf et Mohammed Boudiaf et tant d’autres. Occulté durant toutes ces années d’indépendance, le bâtiment fut même programmé à la démolition, n’était l’intervention de la Direction des moudjahidine qui avait proposé aux autorités de le réhabiliter, au grand bonheur des historiens et des défenseurs de la mémoire qui n’avaient eu de cesse à revendiquer sa restauration. Ce n’est pas la première fois que des sites historiques sont démolis ou complètement abandonnés par les autorités. Fort heureusement, la réaction de la Direction des moudjahidine est venue à temps pour préserver ce lieu qui est aussi un élément important dans la mémoire collective et dans l’histoire de la Révolution.            

KAMEL B.

 


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