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L’Algérie profonde / Est

Le p/apc de Batna interpelle le Ministre de l’intérieur

“Nous en avons marre de gérer les cantines scolaires”

Karim Maroc, P/APC de Batna. ©D. R.

“La commune n’a pas, selon le P/APC de Batna, à s’occuper et financer des structures qui relèvent organiquement d’autres secteurs d’activité”.

Une nouvelle fois, le président de l’APC de Batna, Karim Maroc, est monté au créneau pour interpeller le ministre de l’Intérieur à propos de la gestion des cantines scolaires. “Nous en avons marre de gérer les cantines scolaires sur le budget de la commune”, a notamment déclaré le maire face à la presse, lors d’une réunion. Ce dernier a notamment affirmé que “les cantines scolaires devront être confiées plutôt à la direction de l’éducation qu’à la commune.” Cette demande s’expliquerait par une exigence urgente en ces temps d’austérité financière. Faut-il, en effet, que les pouvoirs publics envisagent une réorganisation des véritables missions de la commune, qui n’a pas, selon le maire de Batna, à s’occuper et financer des structures qui relèvent organiquement d’autres secteurs d’activité.
Le président de l’APC a cité l’exemple d’un soumissionnaire à un marché d’approvisionnement des cantines en denrées alimentaires. Pour faire dans le moins-disant, ce fournisseur aurait procédé à des extrapolations rocambolesques, une gymnastique des chiffres. Ainsi, des produits pourtant subventionnés par l’État ont été estimés à leur plus bas niveau. “Lait pasteurisé : 1 centime. Tomate concentrée : 1 centime. Sel : 1 centime. Sucre : 1 centime”. “Quelle serait la réaction de l’entreprise qui fabrique ces produits si elle venait à apprendre le bradage qui se fait de son produit ?”, s’est écrié le P/APC  de Batna.
Même la datte Deglet Nour a été estimée au prix dérisoire de 5 dinars le kilo, de quoi avoir des vertiges en comptabilité. Casser de la sorte les prix dans une soumission de marché en fournitures de denrées alimentaires pour les cantines scolaires à Batna pose d’intrigantes questions alors que la logique recommande de se conformer aux prix réels du marché. Théoriquement, 82 cantines scolaires pour 82 écoles fondamentales sur le territoire de la commune de Batna. Mais la réalité du terrain n’est nullement conforme aux statistiques. “Le maire reconnaît que la plupart des cantines ne fonctionnent pas réellement faute de personnels qualifiés, notamment les femmes de ménage. Dans certaines d’entre ces structures, ce sont des femmes de ménage en exercice qui se transforment en cuisinières”, a précisé le P/APC. Selon ce dernier, “certains directeurs de cantines scolaires auraient refusé de recevoir des approvisionnements de denrées alimentaires en raison de l’absence de personnels qualifiés, dont des cuisinières formées et diplômées, ainsi que des femmes de ménage pour préserver l’hygiène des lieux, des ustensiles et partant la santé des élèves. Le ministre de l’Intérieur devra nous écouter et non nous ignorer.” “et pourquoi pas retirer la gestion des cantines scolaires de la commune et la confier à la direction de l’éducation, à travers la création d’un office de gestion de ces structures à l’image de l’Office des œuvres universitaires”, suggèrera le maire.

Ali Benbelgacem


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