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L’Algérie profonde / Est

En dépit de son important potentiel hydrique

Plusieurs régions privées d’eau à Jijel

Les citoyens peinent à s’approvisionner en eau potable. © D.R.

La région la moins desservie en eau potable demeure la commune d’El-Milia.

En dépit de son important potentiel hydrique, la wilaya de Jijel enregistre un nombre assez élevé de régions et de localités qui font face à des pénuries d’eau potable régulières. Outre les régions d’El-Milia, Settara, Ouled Rabah, Ouled Yahia, Sidi Maârouf qui sont caractérisées par une crise aiguë à longueur d’année, certaines régions de la commune de Taher sont elles aussi affectées. En effet, à Tassifet, à quelques encablures de la ville de Taher, l’eau est devenue une denrée rare. Les habitants de la nouvelle ville se voient obligés de se rabattre sur l’eau des camions-citernes en payant un prix exorbitant.
Ceux qui ne possèdent pas les moyens s’approvisionnent des sources. Dans la localité d’Ouled Fadel dans la même commune, la crise est encore plus grave, puisque le précieux liquide est totalement absent, ce qui a pénalisé les habitants de cette bourgade. Une source au fait du dossier a indiqué que le retard des travaux de réalisation du réseau qui devra acheminer l’eau à partir du barrage de Chadia (commune de Kaous) est la cause principale de cette crise. Le même problème a été constaté dans la commune montagneuse de Texanna.
D’ailleurs, en faisant une virée tôt le matin, on constate une file interminable de personnes faisant le pied de grue près d’une source naturelle avec des jerricanes à la main. La nervosité est souvent présente, puisque tout le monde se presse de finir cette corvée pour se rendre ensuite au travail ou à l’école.
“Nous avons soulevé ce problème à l’ex-wali lorsqu’il est venu à Texanna, il nous a promis qu’il sera réglé, mais comme vous le voyez, la plupart des robinets sont à sec”, dira un père de famille. Et d’ajouter : “En été, la crise est encore plus importante, ce qui pousse certaines familles à s’approvisionner des camions-citernes, mais ça revient cher, ça peut aller jusqu’à 4000 DA par mois.” Située non loin du barrage de Chadia et pourvue de nombreuses sources naturelles, une grande partie de la commune de Texanna est pourtant privée d’eau. Selon les habitants, les plus chanceux sont alimentés en moyenne un jour sur deux pour une durée de seulement 2 heures, a-t-on expliqué.

La crise est plus importante
à El-Milia
La région la moins desservie en eau potable demeure la commune d’El-Milia. Les habitants de cette ville souffrent, depuis des années, d’un rythme irrégulier dans l’alimentation en eau potable. Certains quartiers ont même été privés totalement d’eau durant plusieurs mois, à en croire les habitants, qui disent avoir exposé à plusieurs reprises ce sempiternel problème aux responsables du secteur de l’hydraulique et aux autorités locales, sans résultat concret. Visiblement impuissants, les responsables du secteur promettent, à chaque fois, que ce problème sera réglé avec la mise en eau du barrage de Boussiaba qui, lui aussi, a connu un certain retard dans les travaux de réalisation.
En effet, grand projet, devenu une nécessité vitale pour plusieurs communes à l’est de Jijel, le barrage devait voir le jour en 2015, avant que sa mise en eau ne soit reportée pour 2018.
Il faut tout de même noter que le barrage hydrique de Beni Haroun, qui a la capacité d’alimenter plusieurs wilayas, se situe à quelques kilomètres seulement de ladite région. Bien informée de ce problème qui revient souvent au-devant des préoccupations, la population dénonce la vétusté du réseau. De multiples fuites sont souvent enregistrées et par lesquelles la ville est inondée, rapportent les habitants. “Vous voyez bien que les routes sont impraticables chez nous, tout ça est dû à la réparation des fuites (…) Le réseau est vieux et détérioré, et à chaque fois les services concernés viennent creuser la route avec leurs engins pour réparer des fuites récidivistes, ce qui a donné ce magnifique tableau que vous voyez ici !”, ironise un habitant. Cette situation alarmante perdurera des années encore si le réseau n’est pas renouvelé, comme cela a été fait à Jijel et à Taher. Même la mise en eau du barrage de Boussiaba ne réglera pas pour autant la situation.


Rayan MOUSSAOUI

 


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