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Auto / Événement Auto

DES EXPERTS CRAIGNENT UN DÉFICIT DES CONSTRUCTEURS À MOYEN TERME

Où va l’industrie automobile ?

© D.R.

Les experts en automobile convergent sur deux points : il faudra atteindre un taux minimal d’intégration de 40 à 50 % et un volume de 100 000 unités/an pour réussir une industrie automobile digne de ce nom.

Un taux d'intégration de 40 à 50 % représente un taux minimal pour rentabiliser l’industrie mécanique en Algérie, en sus d’un volume de 100 000 unités/an pour faire face à la forte demande du marché local, d’une part, et parer aux importations en devises. Même si, jusqu’ici, le gouvernement ne veut pas se déjuger par cette politique suicidaire, arguant que cet objectif est réalisable dans les cinq prochaines années, on assistera à une cacophonie caractérisée tant que les constructeurs automobiles ne seront pas encadrés et accompagnés par une politique de libre investissement. Il y a quelques jours, un chef d’entreprise du secteur de l’automobile a estimé que “le montage automobile SKD n’est pas viable si on n'arrive pas progressivement à un taux d’intégration nationale de 40%, car, au-dessous de ce taux, il est plus rentable d’importer des véhicules que de les monter en Algérie”. Lui, c’est Adel Bensaci, président du cluster mécanique. Selon lui, “les véhicules montés actuellement en Algérie coûtent plus cher que les mêmes produits importés”. Mais, il n’est pas le seul à le dire et le crier haut et fort. Dans les coulisses des concessions, tout le monde s’accorde à dire la même chose et on prédit un avenir peu radieux pour cette industrie. Il est vrai aussi que le SKD est un passage obligatoire, mais faudrait-il pour l’Algérie s’engager au bon moment ! Autre niche qui échappe au gouvernement : la pièce de rechange. Selon M. Bensaci, l’objectif visé par la création du cluster mécanique était d’offrir une alternative locale aux 5 milliards de dollars de pièces de rechanges importées par l’Algérie annuellement. “Nous importons 99% de nos besoins en la matière et ce marché doit être récupéré par les sous-traitants nationaux”, a insisté le président du cluster mécanique. Du coup, et si on se réfère à ces deux fondamentaux que sont l’intégration locale et la production de la pièce de rechange, on constate que l’industrie automobile, telle qu’elle est définie sur le terrain, est loin de répondre aux objectifs principaux, à savoir le transfert des technologies et la formation des ressources humaines qualifiées. La situation chaotique qu’a vécue ce secteur en 2016 notamment a eu des retombées fâcheuses. À commencer par la flambée des prix allant de 50 à 200%, selon les segments et les modèles sur le véhicule neuf et une augmentation substantielle allant de 30 à 50% sur le véhicule d’occasion. À l’heure actuelle, les 80 concessionnaires automobiles, dont 40 opérateurs seulement retenus par le gouvernement en 2016, ne prennent plus de commande, craignant un changement intempestif des lois régissant un secteur dont la visibilité n’est pas au bout du… tunnel.


FARID BELGACEM

 


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