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Auto / Événement Auto

IL DEVIENDRAIT LE 4e CONSTRUCTEUR MONDIAL AVEC 8,7 MILLIONS DE VÉHICULES

PSA-Fiat : ce qu’il faut retenir sur l’accord de fusion

© D. R.

Washington regarderait de “très près” le mariage annoncé entre le français PSA et l'italo-américain Fiat-Chrysler, transaction qui implique le groupe chinois Dongfeng.

Les groupes PSA et Fiat-Chrysler Automobiles ont, officiellement, annoncé et exposé l'accord à l'unanimité de leurs deux conseils d'administration sur un projet de fusion. D’emblée, il faudra retenir que les deux constructeurs automobiles PSA et Fiat-Chrysler sont tombés d'accord sur le principe d'une fusion des deux groupes où chacun détiendrait 50% du capital. “Les fruits de ce rapprochement” seraient également partagés à parts égales.

S’ils se réunissent, PSA et FCA deviendraient le 4e constructeur mondial avec 8,7 millions de véhicules vendus annuellement et un chiffre d'affaires consolidé de 170 milliards d'euros. Fiat-Chrysler a l'intention de distribuer un dividende exceptionnel de 5,5 milliards d'euros et sa participation dans Comau aux détenteurs de son capital. 

De son côté, PSA distribuerait à ses actionnaires ses parts de Faurecia, qui représentent 46% du capital de l'équipementier automobile français. La maison-mère de cette nouvelle entité s'installerait aux Pays-Bas. Ainsi, John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille fondatrice Agnelli, présiderait le nouveau conseil d'administration, tandis que Carlos Tavares deviendrait directeur général du groupe fusionné. 

Le nouveau conseil d'administration serait composé de onze membres : cinq nommés par Fiat-Chrysler, cinq par PSA, le onzième étant Carlos Tavares. Les Pays-Bas sont également le pays choisi par l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pour établir le siège de leur groupe automobile, troisième du marché mondial. À noter : Carlos Tavares a fait toute sa carrière chez Renault avant d'être éjecté en 2013 par son grand rival Carlos Ghosn.

En outre, en mutualisant leurs efforts, les deux constructeurs pourraient créer 3,7 milliards d'euros de synergies, à mettre en œuvre, en grande partie, d'ici quatre ans.  Et ce sans fermeture d'usine. Le potentiel constructeur franco-italo-américain resterait coté en Bourse, à Paris, Milan et New York. Il conserverait une présence importante dans les sièges opérationnels de Peugeot, Fiat et Chrysler. Pour l'heure, le projet semble recueillir les faveurs de l'État français, actionnaire à 12% de PSA, qui accueille favorablement l'idée.  Le gouvernement restera néanmoins particulièrement vigilant sur le maintien de l'appareil industriel en France.

Du reste, les deux groupes ont été créés par des entrepreneurs dont les familles détiennent encore une partie du capital à ce jour : en 1896 pour Peugeot, par Armand, premier du nom, qui sépare l'activité automobile de l'entreprise industrielle Peugeot Frères, elle-même fondée en 1810, et 1899 pour Fiat, par Giovanni Agnelli. Ceci dit, le principal conseiller économique de la Maison-Blanche Larry Kudlow a fait savoir que “Washington regarderait de très près” le mariage annoncé entre le français PSA et l'italo-américain Fiat-Chrysler, transaction qui implique un groupe chinois. 

Interrogé pour savoir si les États-Unis, en guerre économique ouverte avec la Chine, avaient jeté un œil sur cette alliance, en particulier en raison de la présence au capital de PSA d'un grand actionnaire chinois, il a répondu : “Pas encore. Nous allons évidemment regarder cela de très près.”

Si le mariage entre PSA et Fiat-Chrysler va bien à son terme, Dongfeng deviendra donc actionnaire d'un groupe à l'importante présence industrielle aux États-Unis, héritier d'un grand nom de l'histoire économique américaine, Chrysler, et détenteur de marques mythiques telles que Jeep ou Dodge.  En attendant la finalisation, ce mariage semble faire mal aux constructeurs concurrents qui accusent des déficits en termes de production, de ventes et d’exportation.
 

F. B.

 

 



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