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Auto / Événement Auto

LA 19e ÉDITION A FERMÉ SES PORTE HIER À ALGER

Salon de l’automobile : la grande déception !

© D.R.

Jamais l’Algérie n’a connu, depuis 2007, un salon aussi ennuyeux. Les concessionnaires et leurs clients ont vécu dix jours, non-stop, des moments de grande déception à inscrire dans les annales de l’histoire automobile du pays.

C’était hier à 18h que la 19e édition du Salon international de l’automobile d’Alger (SIAA 2016) a fermé ses portes sur un goût d’inachevé. Contrairement aux précédentes manifestations, ce salon a été raccourci d’une journée (17 au 26 mars) pour finir avec un bilan des plus catastrophiques. Point de débats, de rencontres et de thématiques qui faisaient les grands salons des années de braise, cette édition s’est déroulée dans un climat des plus moroses.
On a l’impression que les exposants étaient là pour justifier une participation qui n’avait pas lieu d’être. Tout au long du salon, des rumeurs faisaient état de la contrainte du gouvernement à vouloir forcer les acteurs du secteur à y prendre part, à défaut ils seront fichés sur la liste rouge pour la prochaine édition et ne bénéficieraient pas de privilèges dans le traitement de leurs dossiers liés aux importations et à l’investissement. Et si le président de l’Association des concessionnaires automobiles (AC2A) avait, dès le départ, démenti cette info, à savoir que les participants n’avaient pas subi de pression pour participer, il est évident que le SIAA 2016 a buté sur une défection d’une dizaine de marques, l’indisponibilité des produits, une dizaine de nouveautés seulement, dont des Facelift, deux concept cars, des animations moins attirantes, mais surtout l’interdiction de prendre des commandes sur les prototypes introduits pour les besoins du salon. Avec quelques ventes, à peine 2000 commandes directes, entre 2500 et 3000 promesses de vente (rappel après importation des produits) et des centaines de dossiers traités dans le cadre du crédit automobile sur Renault Symbol “Made in Bladi”, le SIAA 2016 a laissé des milliers de clients sur leur faim. Notamment, sur le véhicule utilitaire où le besoin se fait ressentir chez les professionnels. Sur ce chapitre précis, la colère était de la partie, au point où des clients ont été évacués de force par les agents de sécurité pour avoir exprimé leurs requêtes. D’autres clients, en revanche, étaient prêts à mettre le paquet pour repartir avec un véhicule neuf. L’anecdote vaut le détour : un client était prêt à mettre jusqu’à 80 milliards de centimes – oui vous lisez 80 milliards de centimes – pour repartir avec un concept car, alors que, de par le monde entier, un concept car n’est pas destiné à la vente, mais pour l’image de marque. Bref, en attendant les quotas et les importations, le Salon d’Alger ouvre une (grande) brèche pour le marché informel qui, selon des données en notre possession, connaîtra une flambée vertigineuse, en plus de l’augmentation à hauteur de 40% sur la pièce de rechange pour maintenir les emplois. À noter que le SIAA 2016 est le seul événement qui n’a pas été inauguré et/ou visité par un officiel. Rendez-vous pour la 20e édition en… 2017 !


FARID BELGACEM


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