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A la une / Événement

Paraguay

Cabanas, un absent très présent

L’attaquant Salvador Cabanas, blessé par balle à la tête en janvier, manque cruellement à l’équipe du Paraguay, en quête d’un buteur au Mondial 2010 et qui ne cesse de faire référence à son leader naturel, surnommé “Mariscal” (maréchal). Avant de défier l’Espagne en quart de finale samedi, l’équipe sud-américaine n’a marqué que trois buts en quatre matches. Aucun de ces buts n’a été inscrit par un attaquant. De quoi renforcer le poids de l’absence de Cabanas, meilleur buteur paraguayen lors des qualifications (6 buts). À 29 ans, ce Mondial devait être celui de la consécration pour l’attaquant du club mexicain de l’America. Mais son rêve s’est envolé le 25 janvier quand un trafiquant de drogue lui a tiré dessus dans les toilettes d’un bar de Mexico, car il ne marquait pas assez de buts. L’histoire a bouleversé le Paraguay, pays de 6 millions d’habitants très croyant et passionné de football.
À Asuncion, 20 000 personnes vêtues du maillot rouge et blanc de la sélection s’étaient rassemblées au stade Defensores del Charco, théâtre des exploits des Guaranis, pour prier pour le joueur. Le président Fernando Lugo s’était ensuite rendu à son chevet à Mexico. Cabanas a récupéré incroyablement vite aux dires des médecins, mais pas assez pour être opérationnel au Mondial et il poursuit encore sa rééducation dans un établissement proche de Buenos Aires. C’est là qu’il a vécu intensément le 8e de finale remporté contre le Japon (0-0, 5 tab à 3). “Cabanas criait, sautait et il était très nerveux durant les tirs au but”, a indiqué son représentant José Maria Gonzalez. Les joueurs de la sélection guarani font, eux, souvent référence à Cabanas. “On joue aussi pour lui. On l’appelle régulièrement dans sa chambre, il va bien”, a indiqué le milieu Cristian Riveros à la veille du 8e de finale. “Nous voulons être capables de lui rendre hommage lors de cette Coupe du monde car il serait là avec nous s’il n’y avait pas eu cette agression”, a abondé le sélectionneur Gerardo Martino.