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A la une / Événement

Les verts n’auront plus le droit à l’erreur

Fini le temps de l’apprentissage !

Si sur un plan purement émotionnel, l’équipe nationale en a procuré une bonne dose à ses supporters à travers ses trois différents visages affichés tout au long de son premier tour pas vraiment réussi, mais sur un plan purement technique, on ne peut tout de même pas dire que la Coupe du monde des Verts a été une pure réussite.
Déjà qu’avec aucun but marqué en trois rencontres disputées, l’équipe de Rabah Saâdane a complètement raté le coche, privant l’Algérie d’une présence en huitième de finale pourtant à sa portée. Et là, c’est la convocation de quatre attaquants seulement, à savoir Abdelkader Ghezzal, Rafik Djebbour, Karim Matmour et Rafik Saïfi, qui reste une énigme pour tous les techniciens et observateurs avertis, lesquels n’ont pas vraiment compris la finalité ni les raisons d’ailleurs d’un tel choix tellement risqué au moment d’aller défier la crème du football mondial. À cette stérilité offensive si pénalisante est également venue s’ajouter une nervosité à fleur de peau qui a coûté très cher à l’EN. L’exemple d’Abdelkader Ghezzal se faisant expulser moins d’un quart d’heure après son entrée en jeu est édifiant à plus d’un titre, surtout qu’il laisse place à une seule et unique interprétation allant dans le sens d’une absence d’une quelconque préparation psychologique de la part du staff technique.
Toujours dans le registre grosses déceptions, le rendement peu convaincant de Karim Ziani, surtout lors du dernier match contre les États-Unis, a lourdement handicapé les Verts. En l’absence de Meghni et la petite forme de Ziani, l’EN s’est retrouvée du coup orpheline d’un patron technique sur le terrain et d’un véritable animateur de jeu. Et si l’on ajoute aux prestations en demi-teinte de Karim Ziani la marginalisation caractérisée du duo Ryad Boudebbouze-Djamel Abdoun, qui n’a été que très peu utilisé par Rabah Saâdane, on comprendra un peu mieux pourquoi l’équipe nationale a tant peiné sur le plan offensif. On ne peut, en outre, évoquer les déceptions algériennes dans ce Mondial sans revenir sur le gâchis Fawzi Chaouchi qui s’est auto-écarté des bois suite à sa monumentale bévue lors du premier match face à la Slovénie, pour terminer le Mondial en tant que simple spectateur de son concurrent et désormais numéro un, Wahab Raïs M’bolhi. Le gardien de but du Slavia Sofia mérite d’ailleurs bien le titre honorifique de révélation algérienne de cette Coupe du monde 2010, tant ses deux prestations de haut vol face aux Anglais et aux Américains ont conforté dans leur choix ceux qui sont allés le chercher dans la grisaille bulgare. Outre M’bolhi, l’intégralité du milieu défensif et de l’arrière-garde des Verts, Fouad Kadir et la paire Yebda-Lacen, a également bien tenu son rôle, permettant à l’équipe nationale de sauver l’honneur et de ne pas quitter l’Afrique du Sud que sur des mauvaises notes.
Le Mondial est donc terminé avec beaucoup plus de tares, faut-il le dire, que de satisfactions pour les Verts qui devront attendre une nouvelle édition pour tenter d’entrer dans l’histoire en se qualifiant au deuxième tour. Il reste, néanmoins, que cette première participation a été pleine d’enseignements et une occasion pour la nouvelle génération de joueurs de gagner en maturité et de passer carrément à un autre cap plus ambitieux. Dorénavant, on aura plus le droit de parler d’apprentissage en équipe nationale, ou encore se limiter au rôle du bon figurant. Le discours doit changer et les ambitions aussi. L’EN n’a plus le droit à l’erreur à l’avenir compte tenu du rang qu’elle a pu atteindre et des moyens colossaux mis à sa disposition. Il est temps pour ce groupe des Verts de penser monter sur le podium et conquérir le titre continental à partir de la prochaine CAN qu’organiseront conjointement la Guinée et le Gabon.