Liberté Algérie Liberté Algérie - Le Quotidien http://www.liberte-algerie.com Liberté Algérie 2011 fr Liberté Algérie - Le Quotidien http://img.liberte-algerie.com/liberte_logo_black.jpg http://www.liberte-algerie.com Dix ans déjà ! http://www.liberte-algerie.com/culture/dix-ans-deja-rencontres-cinematographiques-de-bejaia-2012-172609 http://www.liberte-algerie.com/culture/dix-ans-deja-rencontres-cinematographiques-de-bejaia-2012-172609 2012-02-22 09:00:00 Culture Hana Menasria Les animateurs de la conférence de presse ont annoncé les grandes lignes de cette dixième édition qui s’annonce grandiose, et qui aura lieu du 9 au 15 juin.

La dixième édition des Journées cinématographiques de Béjaïa organisée par l’association Project’ Heurts, se tiendra du 9 au 15 juin à la cinémathèque de cette commune. Dans le but d’annoncer les grandes lignes de cette manifestation qui fête ses dix ans de création, une conférence de presse a eu lieu, hier matin, à la cinémathèque d’Alger.
Animée par le président de l’association, Abdenour Hochiche, et le directeur artistique Samir Ardjoum, les deux conférenciers considèrent cette édition “exceptionnelle”. Car “elle marque le dixième anniversaire de son existence. Nous sommes contents de reprendre les projections dans cette salle qui était depuis un moment en travaux de restauration”, a indiqué Abdenour Hochiche.
Concernant la sélection des films, les responsables sont toujours en période de sélection. “On travaille sur la programmation depuis novembre dernier. Jusqu’à présent nous avons reçu entre 100 et 150 films, le dernier délai pour les envois est pour la fin du mois d’avril, d’ici là, nous atteindrons environ 200 réalisations”, a annoncé le directeur artistique. Et d’ajouter : “Pour l’instant nous avons reçu plusieurs documentaires. Quant à la décision finale, elle  sera portée sur un nombre allant de 40 à 60 films à projeter”.
Cette restriction dans la sélection est générée par un problème de salles. “Une seule salle de cinéma nous a amené à nous restreindre dans le choix des films”, a souligné le président de l’association.
En effet, le concept de ces journées est de diffuser des films qui “parlent au public”. “Ce qui nous intéresse le plus est de savoir si le cinéma peut questionner le spectateur sur la société d’aujourd’hui ? Nous souhaitons avoir des films qui donnent à réfléchir”, a souligné M. Hochiche.
Ces journées seront ouvertes à tous les cinéastes de nationalités diverses, notamment d’Afrique, de pays arabes et d’Europe. “Nous essayons de projeter des films inaccessibles sur plusieurs thématiques : l’amour, la société et d’actualité”, a-t-il dit. À ce propos, les conférenciers ont fait savoir avoir reçu de nombreuses productions sur le Printemps arabe. “Le tri s’est effectué à travers un choix issu d’une subjectivité artistique”, a précisé Abdenour Hochiche. En outre, dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance, Project’Heurts a reçu des productions sur cet évènement. “Lors des éditions précédentes, nous recevions des films sur les manifestations en cours, comme le Festival panafricain, Tlemcen, capitale de la culture islamique, et c’est le cas cette année avec la célébration du cinquantenaire. Notre objectif est de travailler à long terme, les films choisis traitant ce sujet seront seulement ceux qui nous interpellent”, a-t-il expliqué. Prévu pour juin, le programme n’a toujours pas été établi mais plusieurs activités des précédentes éditions seront reconduites cette année. “L’atelier de réécriture Côté Court, permettra aux scénaristes de rencontrer des encadreurs pour retravailler leurs scénarios. Aussi, nous consacrerons une rétrospective à un grand cinéaste algérien”, a-t-il déclaré.
Le but fixé par cette association est de créer une “plateforme d’échange, de discussion et de rencontre. Après ces dix années, nous avons permis à des réalisateurs de rencontrer des producteurs et cela est plutôt positif pour nous et représente un bilan satisfaisant pour ces journées cinématographiques”, a conclu Abdenour Hochiche.
Pour avoir plus d’informations sur le déroulement de ces journées, un site vient d’être mis en ligne (www.projectheurts.info.st).


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“Slamerie”… et autres belles sonorités ! http://www.liberte-algerie.com/culture/slamerie-et-autres-belles-sonorites-slamyka-presente-sur-scene-son-album-wech-n-koul-172610 http://www.liberte-algerie.com/culture/slamerie-et-autres-belles-sonorites-slamyka-presente-sur-scene-son-album-wech-n-koul-172610 2012-02-22 09:00:00 Culture Sara Kharfi Le slam est un art qui repose sur des déclamations poétiques accompagnées le plus souvent par un fond musical, inventé par un Américain super futé pour rendre la poésie moins barbante -en d’autres termes plus cordiaux, moins élitistes !
Le phénomène est tel que beaucoup se retrouvent dans cette expression qui épouse parfaitement les préoccupations des jeunes et rend compte du malaise que vivent les jeunes parfois incompris, nouvellement instrumentalisés, et souvent à la recherche d’une place dans ce monde…en souffrance.
En Algérie, le slam existe, et Slamyka se trouve être l’un des plus dignes représentants de cette expression artistique. À l’occasion de la sortie de son premier album Wech n’koul(composé de neuf titres et sorti chez Papidou éditions, le 16 février dernier), la formation Slamyka  a animé, avant-hier soir à l’auditorium Aïssa-Messaoudi de la Radio algérienne, un concert où les textes “coup-de-poing” du slameur, Khaled Mouaki, se sont harmonieusement mêlés aux mélodies subtiles, délicatement dispensés par les neuf et brillants musiciens qui accompagnent le slameur (deux violonistes, trois percussionniste, un flûtiste, un guitariste, un bassiste, et un violoncelliste). Outre un slam improvisé en français à la demande du public (un duo voix/violoncelle), Khaled a revisité ses plus beaux slams, notamment Wech n’koul(morceau qui donne son titre à l’album, et qui est une composition dédiée aux mamans), Louken nehder(si je parlais), Lemraya(miroir), Sahra, Lyoum Tekhesri(un duo entre Khaled au slam et le guitariste Hamza), Sahraoui(un morceau instrumental), Mwalef wahdi(j’ai l’habitude d’être seul. Un titre dédié aux enfants battus), et Rebbi ykhellik(que Dieu Te garde). Les slams de Slamyka, écrit en arabe dialectal, empreints d’une grande ouverture d’esprit et d’une incroyable liberté de ton, comprennent les préoccupations des jeunes, et traduisent leur malaise, tout en racontant l’amour, les déceptions, l’attente et un certain dégoût d’une réalité sociale figée dans des clichés et des stéréotypes.
Les slams sont autant d’histoires racontées avec un réalisme délicat où les angoisses contemporaines (place dans ce monde, rapport au passé et à l’avenir, la violence…) se dessinent, se déploient. Pour notre grand bonheur, la musique vient adoucir ces textes au verbe haut. Chez les Slamyka, la mélodie n’est pas accessoire, elle est l’élément qui nous rappelle combien il est important de relativiser dans ce monde intrinsèquement injuste.
La prestation des musiciens, notamment des percussionnistes, a d’ailleurs été exceptionnelle. L’aperçu de l’album -qui a demandé un an et demi de préparation- est exquis, même si la musique était parfois distrayante, faisant oublier le texte. Mais quel bonheur d’écouter enfin un groupe qui prend son art au sérieux !


S K

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8e Salon du livre de Médéa http://www.liberte-algerie.com/culture/8e-salon-du-livre-de-medea-jusqu-au-29-fevrier-prochain-a-la-maison-de-la-culture-172611 http://www.liberte-algerie.com/culture/8e-salon-du-livre-de-medea-jusqu-au-29-fevrier-prochain-a-la-maison-de-la-culture-172611 2012-02-22 09:00:00 Culture M. EL BEY Inaugurée à l’occasion de la célébration de la Journée nationale du chahid, la 8e édition du Salon du livre, qui s’étalera jusqu’au 29 février, s’est ouverte samedi dernier, au niveau de la grande salle des expositions de la Maison de la culture Hassan-El-Hassani de Médéa. Parmi les maisons d’édition présentes, certaines participent pour la première fois à la manifestation, telles les maisons Ikhelef de Tizi Ouzou et Monamera d’Alger, dont les stands exposent divers livres et manuels embrassant les différents domaines de la connaissance et du savoir. C’est plutôt la maison Flitès, dont le siège est à Médéa, qui a fait l’effort de mettre à la disposition du public un grand nombre d’ouvrages répondant à tous les goûts, grâce à la variété des titres touchant aux différents domaines de l’enseignement scolaire et préscolaire et aux domaines de la science, littérature, histoire, économie, informatique, religion, etc.  Mais ce qui semble avoir manqué à cette édition, c’est la fréquentation du public, qui n’a pas atteint le niveau souhaité par les organisateurs, ces derniers ayant tout mis en œuvre pour donner une plus grande envergure au salon, contrariés en cela par la situation provoquée par le froid qui a empêché la venue de certaines maisons d’édition, d’une part, et par l’absence du lectorat estudiantin, occupé à préparer les examens de fin de semestre. Parallèlement à la tenue du Salon du livre, des conférences tournant autour du même thème relatif à la période coloniale se dérouleront à l’université Yahia-Farès de Médéa, en collaboration avec la Maison de la culture Hassan-El-hassani. Très attendue, la conférence de Rachid Boujedra, devant porter sur la révolution à travers la littérature, a tout simplement été annulée, l’écrivain, ayant eu des empêchements, s’est décommandé la veille de la programmation de son intervention. Dans le même cadre, une pléiade d’auteurs et d’historiens animeront des conférences, notamment "L’identité nationale, rempart contre la transformation de l’Algérie en Grenade française ", par Ahmed Benamane, "La révolution algérienne dans la poésie populaire ", par le docteur Bourayou, "Les valeurs de tolérance dans la révolution algérienne", par le docteur Mohamed Abdennebi. D’autres activités revêtant un caractère ludique et culturel sont également prévues au profit des animateurs de la bibliothèque de la Maison de la culture Hassan-El-Hassani, alors que des élèves vont être conviés à visiter l’université.


M. E B

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“Voir qui sont les gens qui vivent autour de la Méditerranée” http://www.liberte-algerie.com/culture/voir-qui-sont-les-gens-qui-vivent-autour-de-la-mediterranee-francois-beaune-a-propos-du-projet-histoires-vraies-172516 http://www.liberte-algerie.com/culture/voir-qui-sont-les-gens-qui-vivent-autour-de-la-mediterranee-francois-beaune-a-propos-du-projet-histoires-vraies-172516 2012-02-21 09:00:00 Culture Sara Kharfi Présent à Alger depuis le début du mois pour collecter des histoires vraies, l’auteur d’ Un Homme louche et d’ Un Ange noir, explique cet ambitieux projet qu’il porte depuis 2010.

Liberté : L’idée du projet “Histoires vraies” vous a été inspirée par le travail réalisé par Paul Auster à la fin du siècle dernier. Lui, il a récolté des histoires vraies aux États-Unis (True Tales of American life); vous, c’est dans 13 villes méditerranéennes que vous les récoltez. Pourquoi la Méditerranée ?
François Beaune : J’ai découvert le livre de Paul Auster, et je me suis dit que ça faisait un portrait à travers les histoires (des micro-histoires), non pas des États-Unis mais des gens vivant aux États-Unis à un moment donné. Comme j’ai fait des études en histoire et que j’ai lu beaucoup de livres d’histoire et de témoignages, je me suis dit que, finalement, les histoires vraies permettent d’incarner l’histoire. J’ai trouvé que l’ouvrage de Paul Auster était un portrait passionnant des gens vivant aux États-Unis à la fin du XXe siècle, et je me suis dit que, quinze ans plus tard, à une époque de changements très importants, en particulier autour de la Méditerranée, il serait intéressant de faire le portrait des gens vivant autour de la Méditerranée.
Un portrait à travers leurs témoignages, leurs histoires vraies, et qui soit un portrait incarné des gens, non pas de la Méditerranée. Ça ne m’intéresse pas non plus de comprendre l’esprit méditerranéen. La Méditerranée est  une unité géographique, une mer qui nous relie tous, mais qui est beaucoup plus un obstacle, une frontière, qu’un module de réunion. C’est une mer qui exclut beaucoup aussi. Pour certains, c’est une mer qu’on ne peut pas traverser. Ce qui m’intéresse, c’est de proposer aux gens de raconter leurs histoires personnelles et essayer de voir qui sont les gens qui vivent autour de la Méditerranée.

À quand remonte ce projet ?

Il y avait eu une première expérience, en fait, dans le cadre du festival Paris en toutes lettres, en 2010, où on avait demandé aux gens de raconter des histoires vraies. Ensuite, j’ai été en résidence d’écriture à Manosque puis à Marseille, et là j’ai continué à récolter des histoires vraies parce que ça me plaisait bien car c’était une manière de rencontrer des gens. Puis, j’ai découvert que Marseille était Capitale européenne de la culture en 2013 et qu’ils cherchaient des projets autour de la littérature, j’ai alors proposé ce projet littéraire. Enfin, il est considéré comme littéraire, mais tous les arts seront représentés.

Qu’allez-vous faire de toutes les histoires récoltées ?
La première chose essentielle c’est qu’on donne la possibilité aux gens d’éditer eux-mêmes leurs histoires, de s’autoéditer, et donc de garder une trace de l’histoire qui leur semble importante, qui leur est chère. Toutes les histoires seront publiées, toute l’année 2012 et jusqu’en avril 2013, sur le site internet (www.histoiresvraies.net). Ensuite, ces histoires pourront être utilisées et vont être utilisées par différents artistes tout autour de la Méditerranée. Il y aura évidemment des auteurs, des écrivains qui vont donner leurs versions des histoires vraies, mais il va y avoir aussi des réalisateurs, des metteurs en scène, des musiciens. L’autre jour, j’étais à l’école de musique d’Alger pour imaginer des chansons, des slam, des choses comme ça autour des différentes histoires vraies. L’idée c’est que les artistes puissent utiliser cette matière première comme matériau de base pour leurs créations personnelles. Il y a également beaucoup d’étudiants qui vont collecter des histoires dans des universités, des lycées de différents pays. Il y aura tout un travail pédagogique aussi autour des histoires vraies. Moi, je me suis engagé à écrire un livre qui sera mon point de vue subjectif sur les histoires qu’on aura pu collecter. Je ne sais pas du tout ce que va être le livre (une anthologie ou alors dans un cas extrême un roman), et je n’ai pas envie de savoir pour l’instant. Je vais me laisser complètement libre parce qu’il y a vraiment deux étapes, l’étape de la collecte et l’étape de la restitution qui sont bien marquées. J’ai envie, pour toute l’année, de me mettre au service des gens et à écouter.

Vous êtes à Alger depuis le début du mois, comment s’est fait la collecte et comptez-vous aller dans d’autres villes ?

Déjà Alger aurait pu suffire amplement parce qu’il y a énormément d’histoires d’Alger, car comme c’est une capitale, on rencontre beaucoup de gens. J’ai pu aller par exemple récolter une histoire dans les montagnes de Tazmalt, au sud du Djurdjura, d’un personnage qui s’appelle Arezki Arezki, et qui pourrait être dans un livre de Prospère Mérimée, comme Colomba. Il était patron d’une huilerie, dans les années 1920/30 avec son frère, et c’était un type toujours armé, une forte tête que les gens craignaient beaucoup et en même temps un homme d’honneur. Donc je suis allé voir son petit-fils qui m’a raconté l’histoire : j’ai pris des photos, j’ai enregistré des gens qui me racontaient des histoires sur Arezki Arezki. On m’a raconté aussi des histoires très émouvantes sur la Décennie noire, sur les inondations de Bab El-Oued, et demain (ndlr : aujourd’hui) je vais à Tizi Ouzou pour rencontrer les étudiants de l’université et voir aussi comment on va collecter, puisqu’on va collecter à la fois en français, en arabe mais aussi en berbère. Toutes les langues sont représentées, et donc à Tizi, en particulier, je vais insister pour que la collecte se fasse le plus possible dans la langue naturelle de la personne. Par rapport aux relais, l’Institut français qui a été un très bon relais, il y a d’ailleurs Kenza Mehadji qui va être le relais du projet au niveau du Maghreb. D’ailleurs, je vais essayer de trouver des  relais dans deux ou trois pays qui centralisent les histoires et se chargent de la bonne avancée du projet. Je vais également aller à Oran, vendredi, passer quelques jours. Il y a également le réseau des enseignants qui me semble important qui a été mis en place (des enseignantes de l’IAD, Alger II, Institut français, université de Tizi Ouzou) qui vont se charger de mettre en place une collecte par le biais des étudiants.


S. K.


François Beaune sera présent, demain à 14h, à la librairie du Tiers monde (Place Émir Abdelkader, Alger) pour présenter ses deux romans et expliquer le projet "Histoires vraies".
Pour plus d’informations sur le projet, consulter : http://www.mp2013.fr/histoiresvraies/blog/pourquoi-participer-au-projet-histoires-vraies/

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L’envers d’une vie http://www.liberte-algerie.com/culture/l-envers-d-une-vie-ma-waraa-el-qouloub-de-sarah-hadjari-172517 http://www.liberte-algerie.com/culture/l-envers-d-une-vie-ma-waraa-el-qouloub-de-sarah-hadjari-172517 2012-02-21 09:00:00 Culture Amine IDJER Dans son premier recueil de nouvelles (écrites en langue arabe), la jeune auteure Sarah Hadjari s’essaye à l’écriture en optant pour quatre histoires d’amour, à travers lesquelles elle raconte des moments, voire des tranches de vie quotidienne : Que s’est-il passé la nuit dernière, N’éteins pas la lumière, le Sacrifice de Djalila, et enfin Sur un paquebot marin.
Paru aux éditions Dar El-Aourassia, Ma waraa el qouloub (Ce qui se cache derrière les cœurs) est une véritable ode à l’amour. `Son auteure entrepose à travers ses récits, son écriture, différents éléments sociaux, à l’image des conflits familiaux, du désespoir, des sacrifices, de l’amour et bien d’autres. Dans chacune de ses nouvelles, l’auteure aborde un sujet puisé du quotidien. Le lecteur peut s’identifier aisément aux personnages, avec une nette impression de déjà vu ou vécu. Elle écrit ses histoires à la manière d’un scénario. C’est une succession de séquences qui transportent. Dans cette première tentative livresque, Sarah Hadjar s’est inspirée du travail d’investigation pour expliquer les situations qu’elle aborde dans son livre. Elle les décomplexe, les rendant plus accessibles, avec un brin de fantaisie, histoire de permettre au rêve d’exister, même si les thèmes ne sont pas, dans leur majeure partie, joyeux. Elle utilise beaucoup la symbolique, démystifiant ce qui est sous-entendu… Dans la première histoire, Que s’est-il passé la nuit dernière, c’est une histoire d’amour particulière qui prend forme la nuit. En filigrane, c’est un parallèle entre la nuit et ses mystères, qui sont dévoilés, qui s’arrêtent une fois l’aurore venue qui éclaire avec ses premières lueurs, et où tout semble rentrer dans l’ordre.
Dans la deuxième, N’éteins pas la lumière, c’est également une histoire d’amour avec cette particularité qu’elle est puissante par le secret qui l’entoure. Un secret que partagent et portent Nour et son cousin Richard. Ils ont l’un pour l’autre des sentiments. Seront-ils assez forts pour durer, vu toutes les différences qui les opposent, à commencer par la religion ? Dans un autre registre, les Sacrifices de Djalila — avec une note d’espoir — mettent en exergue l’adage selon lequel après la pluie le beau temps. Donc, après la misère et les souffrances, c’est le repos et les jouissances qui attendent au bout du tunnel. Une histoire palpitante, émouvante, mettant en scène une femme qui, à force de sacrifices, finit par renouer avec le sourire, malgré le poids des traditions et de la société.
Enfin, Sur un paquebot marin est une continuité, dans la thématique, de la précédente. Des récits à rebondissements, avec pour la plupart des fins ouvertes, porteuses d’espoir. écrites avec des mots émanant du cœur, ces nouvelles brillent par le style fluide, aérien et surtout frais de l’auteure.
Avec simplicité et sincérité, Sarah Hadjari embarque le lecteur dans le dédale de ses histoires, de son histoire.


A I


Ma waraa el qouloub de Sarah Hadjari. Recueil de nouvelles, 88 pages, éditions Dar El-Aourassia. 250 DA.

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Quel rôle pour les radios locales ? http://www.liberte-algerie.com/culture/quel-role-pour-les-radios-locales-reflet-culturel-172518 http://www.liberte-algerie.com/culture/quel-role-pour-les-radios-locales-reflet-culturel-172518 2012-02-21 09:00:00 Culture Abdennour Abdesselam à travers le pays des radios locales ont été créées. Une telle initiative ne peut être que louable mais à condition que la mission de ces radios s’oriente réellement sur le rôle social local attendu. Un rôle social dégagé de toute ingérence et influence sur les programmes et autres orientations idéologiques, mais surtout ouvert à la création, à l’innovation et à la libération de l’initiative. Ces radios devraient travailler à la diffusion la plus large possible de l’information locale sous tous ses aspects. Celle-ci peut concerner divers secteurs d’activités locales aussi spécifiques que divers, tels que la santé, l’économie, le commerce, l’agriculture, la valorisation des métiers, les produits dits de pays entre autres. De plus, chaque région possède ces propres valeurs culturelles qui méritent d’être collectées, répertoriées et connues ou mieux connues du grand public. De toute évidence, c’est la somme de ses valeurs culturelles locales qui fonde la culture globale du pays. L’ensemble de ces axes de développement soutenus par l’information de proximité peut accroître les rapports sociaux. De ces contacts émergeront certainement des déterminations allant du simple échange à la création en commun de petites entreprises et aux jumelages associatifs pour la complémentarité et l’édification de projets d’envergure. Chaque région a ses caractéristiques, ses spécificités et ses besoins différents qu’une radio nationale ne peut satisfaire ni traiter dans le détail. Le désenclavement de la vie rurale est aussi une des missions des radios locales. Elles peuvent et même qu’elles doivent contribuer à la démocratisation du droit à l’information libre qui, jadis, relevait du seul domaine de l’orientation et de l’emprise politique à travers les structures radiophoniques nationales centralisées auxquelles elles doivent aujourd’hui échapper. Ainsi, les citoyens se sentiront plus impliqués, plus soucieux et plus responsables dans le devenir de leurs régions respectives. Outre les liens sociaux interrégionaux qui seront tissés, c’est donc tout un monde qui s’émancipe de sa condition et qui sort de sa “léthargie”. La construction culturelle, économique et commerciale du national repose sur les valeurs reconnues du local. Voilà le credo à assigner à nos radios locales.


A. A.
kocilnour@yahoo.fr

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“La musique, un moyen de résister” http://www.liberte-algerie.com/culture/la-musique-un-moyen-de-resister-entretien-avec-oumara-mokhtar-dit-bombino-172479 http://www.liberte-algerie.com/culture/la-musique-un-moyen-de-resister-entretien-avec-oumara-mokhtar-dit-bombino-172479 2012-02-20 09:00:00 Culture Amine IDJER C’est une bête de la scène. Dans la vie réelle, il est calme, affable, timide. Rencontré lors du 3e Fiaata, cet artiste, dans cet entretien, parle de sa passion, la musique, de son espoir de voir la paix et le calme revenir dans la région du Sahel.

Liberté : On vous appelle le guitariste insoumis. À quoi attribuez-vous cette appellation ?
Oumara Mokhtar (Bombino) : Franchement je ne sais pas pourquoi, mais je pense que c’est dû à mon peuple qui n’a jamais voulu se soumettre. C’est mon public qui m’appelle ainsi. Car à chaque fois que je monte sur scène, on sent qu’il y a un échange entre lui et moi. Chaque fois que je chante et que je joue à la guitare électrique ça donne du courage…

Pourquoi avoir opté pour Bombino comme nom de scène ?
J’ai choisi ça en souvenir à un nom qui m’a été donné en 1995, dans la ville d’Agadez où je faisais partie d’un groupe. Parmi les membres, il y avait une personne qui avait le même prénom que moi, à savoir Oumara, et qui était plus âgée que moi. Donc, à chaque fois qu’on l’appelait, je réagissais, pensant que c’était moi. Et chaque fois, on me disait la même chose : “Non, ce n’est pas toi, c’est l’autre Oumara, toi tu es bombino”, et c’est parti comme ça !

Vous appartenez à la génération ishumar. Pouvez-vous nous expliquer plus en détail en quoi cela consiste ?
Avant les habitants de ma région disaient  “chamo” pour désigner normalement chômeur en français. Mais on s’appropriant ce terme, c’est devenu plus amical et ça ne signifiait plus chômeur. Donc, quand on dit génération ishumar, c’est pour parler de cette catégorie de personnes, dont moi, qui a connu la musique à travers la rébellion, et où le mot “chamo”, qui a évolué, est crié pour expliquer une situation, un état d’esprit. Maintenant, les gens ne vont pas uniquement chercher dans la guerre ou les révoltes pour s’exprimer, mais également dans la musique qui leur sert de moyen pour raconter ce qui se passe.

À propos de musique, la vôtre est-elle influencée par les évènements qui se déroulent actuellement au Niger et dans la région du Sahel ?

Pas tellement. Ce qui se passe actuellement m’influence dans le sens où ça ne porte pas profit aux populations pauvres. Ce qui est choquant, c’est que chaque fois qu’il se passe quelque chose dans la région du Sahel, au Niger et au Mali, ce sont les populations pauvres qui payent les frais. Elles n’ont rien, mis à part quelques chèvres qui sont prises pour être mangées soit par les militaires, soit par la rébellion. Personnellement, c’est du côté des pauvres que je regarde, ce sont eux qui souffrent le plus, et qui n’arrivent pas à bouger, et il y en a beaucoup dans cette situation. Qu’ils soient Nigériens ou maliens, ce sont des nomades qui circulent partout, et quand il n’y a pas de sécurité, ils ne bougent pas, parce qu’ils ont peur. Un nomade ne prend pas les armes, un nomade c’est le verbe. Et c’est tout ça qui influence ma musique.

Vous avez l’espoir que cela cesse un jour ?
Inch’Allah. Il suffit de trouver des garanties. Au Niger, par exemple, je pense que ça peut aller. Le fait d’avoir pour la première fois un Premier ministre targui, c’est un grand pas. C’est un grand pas pour les Touareg. Cela prouve que les choses peuvent bien évoluer, et c’est dans ce sens-là qu’on peut avancer. C’est dans ce sens-là également qu’un jour on peut tenir la présidence du pays. Toute l’énergie qu’on dépense pour trouver l’argent, les financiers pour aller chercher les armes, on la garde pour nos enfants et petits-enfants, pour construire des écoles… Dans dix ou quinze ans, on aura des cadres, des ministres qui auront bien étudié… C’est dans ce sens, je pense, qu’il faut œuvrer, car la région du Sahel est importante.

Votre musique, même quand elle rythmée, est empreinte de mélodies nostalgiques. Quelle en est la raison ?
Le blues est une musique qui m’a beaucoup influencé. Quand on regarde l’histoire, le blues américain vient d’Afrique. Mais en réalité, cette musique vient du Sahel. Si aujourd’hui on en joue, et arrive à faire quelques notes, c’est parce qu’on a les meilleurs endroits pour. Je trouve qu’il n’y a pas de meilleur emplacement pour jouer de la guitare que dans le désert. Pour venir chanter à Tamanrasset, dans le cadre du 3e Fiaata, avec mon groupe, on a eu une panne de voiture sur la route. Je trouvais que c’était magnifique, car ça nous a permis de jouer pendant des heures, ce qui nous a beaucoup calmés et surtout sauvés, parce qu’en jouant à la guitare, ça nous a permis d’oublier la panne que nous avons eue.

Vous êtes ouvert sur les différents styles, mais vous êtes très attaché à vos origines. Est-ce une manière pour vous d’affirmer votre identité ?
Oui, bien sûr. Je tiens beaucoup à mes racines, parce que c’est très primordial. Vous savez, j’ai eu pas mal de propositions de m’installer à Paris, à Boston… Mais pour moi, il n’y a pas plus important que de rester chez-soi. C’est important pour moi de pouvoir chaque jour voir ses parents et/ou un membre de sa famille. Et quel que soit le métier qu’on pratique, il ne faut surtout pas oublier chez soi, car c’est un élément clé !

Quel serait votre “chez-soi”, vous qui avez vécu dans différentes localités ?

C’est à Agadez, Tamanrasset, Kidal… C’est dans ces villes et villages du Sahel où je me sens chez moi, même si aujourd’hui il y a des frontières. Je me rappelle, les anciens me racontaient qu’avant, il n’y avait pas ces limites qui définissent et délimitent les pays. Avant, quand ils venaient à Tamanrasset, c’était pour rendre visite à un membre de la famille. Mais maintenant, avec la délimitation des frontières ce n’est pas facile.
Pour un Nigérien qui veut entrer en Algérie, il faut un visa, ce qui n’est pas le cas pour un Malien. Alors qu’entre le Niger et le Mali, il ne le faut pas, heureusement d’ailleurs. Je trouve triste d’avoir un parent à cinq kilomètres au-delà de la frontière et de ne pas pouvoir aller lui rendre visite à cause du visa.

Vous ambitionnez de créer une association. Pouvez-vous nous en parler un peu plus ?
On veut créer une association pour venir en aide aux jeunes de ma région pour avoir accès au matériel musical, à la guitare, aux cordes… Car au Niger, il n’existe pas de boutiques où l’on peut acheter ce genre de matériel. En créant cette association, je veux leur faciliter l’accès à leur passion…


A. I.

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Une diva du blues http://www.liberte-algerie.com/culture/une-diva-du-blues-la-chanteuse-mauritanienne-malouma-clot-le-3e-fiataa-172480 http://www.liberte-algerie.com/culture/une-diva-du-blues-la-chanteuse-mauritanienne-malouma-clot-le-3e-fiataa-172480 2012-02-20 09:00:00 Culture Amine IDJER Le dernier concert clôturant les soirées musicales à Tamanrasset (le dernier étant prévu à In Salah avec Blama Ahmed et Salah Degdouga de ladite ville, ainsi que Tisdas de Tamanrasset) s’est déroulé samedi à la grande scène de l’esplanade du 1er-Novembre.
La foule, comme vendredi, avait envahi les lieux. Avec près d’une heure de retard sur l’horaire prévu, l’invitée du Fiataa, à savoir la chanteuse mauritanienne engagée Malouma, fait son entrée. Ovationnée par l’assistance, elle débute son tour de chant. Celle qui mène un combat continu pour l’évolution des mentalités et faire bouger les choses dans son pays surprend par sa belle voix, particulière, ainsi que son style musical. Un pur concentré de blues qu’elle enrobe savamment de sonorités groove. Sa belle voix s’élève, puissante, chaude et pure. Sur une musique entraînante, elle subjugue par la maîtrise de son art, par la grâce et la simplicité qu’elle dégage. Pour sa seconde prestation, on peut dire qu’elle sait jouer avec le public.
Drapée dans une belle malehfa bleue, avec des touches rouges foncé, la diva du blues s’éclate sur scène. Elle chante l’amour, les malheurs de la société, la vie… Une heure durant, sans s’essouffler, elle enchaîne les chansons toutes gorgées de sensibilité. L’assistance n’a pas cessé de danser, de reprendre les refrain de ses chansons, preuve en est que sa musique a dépassé les frontières. Un excellent, voire sublime instant musical que de voir cette femme de caractère et de poigne dans la vie quotidienne, qui dégage sensibilité et émotion. Fidèle à son répertoire, et attachée à son genre musical, Malouma demeure ouverte artistiquement sur les autres styles. Elle l’a prouvé tout au long de son concert, flirtant avec des sonorités d’ici et d’ailleurs, enrichissant ainsi sa vision musicale. Un pur bonheur. Lui succédant, Bombino occupe la scène. égal à sa réputation et à son engagement, il enflamme le public avec ses interprétations ponctuées de son jeu de guitare. Il sera suivi de trois éléments du groupe Tinariwen qui, pour des raisons qui demeurent floues malgré les explications données par le manager Bastien Gsell, n’a pu être au complet. Ainsi, les trois membres ont tenu à se produire pour marquer le coup. Ils ont été accompagnés par la formation de Tamanrasset, Imarhane. C’est tard dans la nuit que la soirée s’est achevée, signe de la fin du 3e Festival international des arts de l’Ahaggar, qui a été clôturé officiellement hier après-midi au niveau du camp du Fiaata qui a abrité les différents ateliers. Pour rappel, l’atelier bande dessinée et manga a remis des prix aux jeunes bambins qui y ont participé.


A. I.

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“L’Émir Abdelkader, homme de tous les temps” http://www.liberte-algerie.com/culture/l-emir-abdelkader-homme-de-tous-les-temps-le-colloque-aura-lieu-du-25-au-28-fevrier-a-tlemcen-172481 http://www.liberte-algerie.com/culture/l-emir-abdelkader-homme-de-tous-les-temps-le-colloque-aura-lieu-du-25-au-28-fevrier-a-tlemcen-172481 2012-02-20 09:00:00 Culture B. ABDELMADJID Un colloque international, intitulé “L’Émir Abdelkader, homme de tous les temps”, est programmé du 25 au 28 février au Palais de la culture de Tlemcen, dans le cadre de la manifestation "Tlemcen capitale de la culture islamique". Il s’agit du 12e et dernier colloque dédié à cet évènement organisé par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (Cnrpah) en étroite collaboration avec l’université Abou-Bakr-Belkaid. On annonce la participation à cette rencontre scientifique de plus de 100 chercheurs venus de 18 pays, et qui débattront autour de douze axes de réflexion (“l’homme d’État”, “le chef militaire”, “le poète”, “l’Émir et la femme”, “la philosophie”, “l’Émir et les droits de l’humanité”, “le visionnaire”, “l’homme de dialogue”, “l’homme universel”, “le maître soufi”, “les archives de l’Émir”, “Identité plurielle”). Outre une remarquable participation internationale, côté algérien figurent plusieurs intervenants, notamment Dalila Hassain-Daouadji de la fondation Émir Abdelkader d’Oran, Abdelmadjid Aboura de l’université de Tlemcen, Mustapha Guenaou du Crasc-Oran, Waciny Laredj, écrivain, ou encore Zaïm Khenchelaoui de la fondation Émir Abdelkader. Dans l’argumentaire du colloque (disponible sur le site www.cnrpah.org) cosigné Slimane Hachi, directeur du Cnrpah, Zaïm Khenchelaoui, directeur de recherches et chef de département au Cnrpah, et Nour Eddine Ghouali, recteur de l’université de Tlemcen, les auteurs soulignent : “Nul personnage du XIXe siècle n’a pu intriguer l’histoire autant que l’Émir Abdelkader, en qui tout le monde reconnaît la grandeur d’esprit et l’immensité de l’œuvre. Non seulement ses concitoyens algériens, et avec eux leurs coreligionnaires musulmans, mais de France aux États-Unis, de Russie au Vatican et du Viêtnam au Venezuela, ceux des peuples les plus divers et des nations les plus éloignées ont fait de lui le héros des combats pour la justice et la liberté où il se révèle tour à tour poète ou stratège, guerrier ou pacifiste, soufi ou philosophe, ascète anachorète ou amoureux des femmes, modèle de foi ou homme d’État, soldat ou apôtre de la paix, incarnant formidablement le prototype de l’homme universel.” Cette rencontre académique se propose de définir “qui est Abdelkader ?”.


B. A

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Les enfants récompensés http://www.liberte-algerie.com/culture/cloture-des-ateliers-du-campements-du-3eme-fiataa-les-enfants-recompenses-172406 http://www.liberte-algerie.com/culture/cloture-des-ateliers-du-campements-du-3eme-fiataa-les-enfants-recompenses-172406 2012-02-19 18:46:48 Culture Amine IDJER C’est en fin d’après-midi que les ateliers du campement du 3e Fiataa ont été officiellement clôturés, marquant ainsi la fin d’une manifestation culturelle entièrement dédiée à la préservation du patrimoine immatériel de l’Ahaggar.

C’est en présence du commissaire du festival M. Farid Ighilahriz, des festivaliers et des participants que la clôture au eu lieu. Ainsi, l’atelier dessin avait exposé les différentes œuvres que les bambins de la ville de Tamanrasset ont réalisées. Par ailleurs, un long tapis de papier, déroulé devant l’entrée de la tente, exhibant le talent de ces artistes en herbe, et surtout leur intérêt à cette pratique artistique, ce qui n’est pas pour déplaire à Djahida Houadef, artiste-peintre d’Alger qui a animé cet atelier.

De leurs côté, les animateurs de l’atelier bande dessinée-manga, dont le dessinateur Natsu, on prévu pour les jeunes participants des cadeaux dont un manga Laabstore, un t-shirt, une affiche… Ce geste a beaucoup ému les jeunes enfants qui n’ont pas souvent l’occasion de dévoiler leur talent, et surtout de voir leurs efforts et leur travail récompensés.

Pour rappel, le campement du festival est composé de différents ateliers, chapeautés par le plasticien Arezki Larbi. Les participants, en majorité des enfants pouvaient découvrir, outre ceux susmentionnés, d’autres dédiés au conte, à la poésie, au cinéma, à l’astronomie… A signaler que cette année, contrairement aux éditions précédentes, le campement du Fiataa a été installé au niveau du stade communale, attenant à l’Office national du parc de l’Ahaggar, afin de permettre aux maximum d’enfants d’y prendre part, d’y participer, de visiter, selon les organisateurs. Tout au long de ce 3e Festival international des arts de l’Ahaggar de Tamanrasset, le campement n’a pas désempli. Enfants et adultes venaient quotidiennement soit pour participer, soit pour écouter un conte, une chanson, soit pour regarder un film, soit pour découvrir le monde de l’astronomie… C’était également l’occasion de faire valoir l’art traditionnel, vannerie…

 

De notre envoyé spécial à Tamanrasset : Amine IDJER

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