Liberté Algérie Liberté Algérie - Le Quotidien http://www.liberte-algerie.com Liberté Algérie 2011 fr Liberté Algérie - Le Quotidien http://img.liberte-algerie.com/liberte_logo_black.jpg http://www.liberte-algerie.com “Les pays arabes n’ont pas de stratégie énergétique” http://www.liberte-algerie.com/ecologie/les-pays-arabes-n-ont-pas-de-strategie-energetique-le-professeur-chemseddine-chitour-directeur-du-laboratoire-de-valorisation-des-energies-fossiles-a-l-enp-a-liberte-136626 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/les-pays-arabes-n-ont-pas-de-strategie-energetique-le-professeur-chemseddine-chitour-directeur-du-laboratoire-de-valorisation-des-energies-fossiles-a-l-enp-a-liberte-136626 2010-05-30 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté Une vision d’avenir pragmatique. Le regard averti et savamment critique du professeur Chemseddine Chitour, enseignant à l’École nationale polytechnique, lui fait dire dans cet entretien que la seule issue pour l’Algérie en particulier et le monde arabe en général reste le développement des stratégies énergétiques intégrées.

Liberté : Lors de la journée d'étude organisée par l'École nationale polytechnique, il y a quelques semaines, vous aviez donné une conférence sur “La stratégie énergétique du monde musulman”. Que vouliez-vous démontrer à travers cette problématique ?
ll Chemseddine Chitour : Le monde musulman d’aujourd’hui est constitué essentiellement d’une cinquantaine de pays répartis entre l’Asie et l’Afrique. Ils occupent une superficie totale de 24 millions de kilomètres carrés. Néanmoins, des communautés considérables de musulmans vivent dans des pays non-musulmans tels l’Inde, la Chine, l’Albanie, la Bosnie, la Côte d’Ivoire et le Cameroun, sans oublier les immigrés musulmans qui vivent en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord. Le monde musulman comptait, fin 2009, plus d’un milliard 485 millions d’individus, soit un peu plus du cinquième de la population mondiale. En l’espace de 30 ans, la population a pratiquement doublé. La croissance annuelle est estimée actuellement à 2%. Nous constatons une grande disparité entre les PIB par habitant des pays constituant le monde musulman. Cela est dû au fait qu’une partie de ces pays est riche en énergies fossiles qu’elle exporte en grandes quantités. De ce fait, les recettes sont considérables, surtout ces dernières années. L’essentiel du PIB est dû à la rente pétrolière. Les pays asiatiques ont un PIB qui est surtout dû à l’industrialisation. Le PIB par habitant dans le monde musulman croît considérablement, il est passé de 2 250 dollars en 1990 à 5 250 dollars en 2008. Avec une telle tendance, il atteindra 15 000 dollars à l’horizon 2030. Une telle croissance ne signifie pas que le mode de vie des populations musulmanes s’améliore, loin de là, car il n’y a pas de création de richesses.
Plus d’une cinquantaine de pays, dont 22 pays arabes (300 millions dont 85 millions de Maghrébins), s’étendent sur les cinq continents. Du point de vue du PNUD, le monde musulman est mal classé, selon les indicateurs internationaux, à l’image de l’Indice de développement humain qui conjugue plusieurs paramètres tels que le système éducatif et sa performance, la santé et l’accès aux soins, la richesse, les libertés... Le seul paramètre à l’actif est celui de la jeunesse qui constitue plus de 50% de la population. Du point de vue justement de l’éducation, le PNUD classe les pays musulmans arabes pratiquement au dernier rang. Sur les 5 000 premières universités au monde, aucune n’est arabe. Le monde arabe, dans son ensemble, publie moins d’ouvrages qu’un petit pays comme la Grèce. En un siècle, il n’y a que trois prix Nobel (physique, chimie et littérature). La maîtrise de la demande future d’énergie et des conditions d’approvisionnement constitue un enjeu politique majeur pour l’ensemble de la planète. Elle est rendue d’autant plus difficile que l’humanité doit faire face à un double défi : celui de la satisfaction des besoins énergétiques d’une population mondiale qui croîtra encore au cours des prochaines décennies, et dont une large part aspire à un développement économique et social fondé sur une demande accrue d’énergie. Celui posé par la nécessaire diminution des émissions des gaz à effet de serre, inhérentes à l’utilisation des combustibles fossiles, et des émissions d’autres gaz polluants, qui menacent les équilibres climatiques et environnementaux de la Terre. C’est tout l’enjeu du développement durable qui est lié à une basse consommation pour une richesse qui devrait augmenter.
D’après BP Statistical Review, à la fin de 2008, les consommations mondiales d'énergie primaire se sont élevées à 11 295 millions de tep, assurées par le pétrole (3 927,9 millions de tep), le charbon (3 303,7 millions de tep) et le gaz (2 726,1 millions de tep) et l’énergie nucléaire (619,7 millions de tep) et l’énergie hydraulique (717,5 millions de tep). Parmi ces énergies, le pétrole, qui représente 35% du bilan (contre près de 50% en 1973), possède, avec les carburants, un vaste marché spécifique sur lequel il ne se heurte encore aujourd'hui à aucune concurrence sérieuse. En revanche, si l’on devait faire le point des ressources énergétiques, le monde musulman détient les deux tiers du pétrole et la moitié du gaz naturel du monde. Il exporte pour environ 25 millions de barils/jour de pétrole (30%) et près de 250 milliards de m3 de gaz. Du point de vue de la stratégie énergétique, mis à part les pays musulmans non arabes (Indonésie, Iran, Malaisie... ), il n’y a pas de stratégie énergétique, si ce n’est vendre encore plus de pétrole et de gaz. La pénurie des ressources hydriques, l’après-pétrole, les changements climatiques, voire le développement durable sont des concepts encore étrangers aux pays arabes, et le pic pétrolier, longtemps nié d’une façon complice aussi bien par les compagnies pétrolières que par les pays de l’OPEP, devient de plus en plus présent dans le discours actuels. Le monde musulman devrait, en toute logique, revoir fondamentalement sa stratégie pour compter dans le nouveau partage du monde après le délitement de la “vieille Europe” et les soubresauts des États-Unis, l’avenir appartiendra inexorablement à l’Asie, comme l’avait montré l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani. Il devra mettre à profit les formidables atouts des pays musulmans arabes qui doivent se départir de la mentalité de rentiers paresseux et aller vers le progrès en développant des stratégies énergétiques intégrées.

Existe-t-il une stratégie ? Pourquoi ?
ll Compte tenu des enjeux du futur et des stratégies mises en œuvre dans les pays industrialisés, proposer des pistes de réflexion sur ce qui pourrait permettre une “Nahda” basée sur la science et la technologie.

En tant que responsable du Laboratoire de valorisation des énergies fossiles, vous croyez en la “théorie” du Pic Oil : pensez-vous que nous sommes en train de gaspiller notre énergie stock ? Que proposez-vous en tant que chercheur ?
ll Le Pic Oil est une réalité, il n’est plus tabou. Certains experts, comme Jean Lahérrère, pensent qu’il est derrière nous. D’autres qu’il arrivera vers 2012. Je pense que nous sommes sur un mini-plateau annonciateur du déclin, la production stagne autour de 85 millions de barils/jour depuis trois ans. Il est possible qu’en 2030, on atteigne difficilement les 100 millions de barils /jour. Il est admis que le pétrole ne sera plus prédominant à partir de 2040-2050. Cela veut dire qu’une autre civilisation devra se mettre en place, une civilisation décarbonée. Le secteur qui va le plus en pâtir est celui du transport routier. On pense déjà aux véhicules hybrides avec piles à combustible. L’hydrogène sera une énergie de l’avenir. On dit que les réserves de gaz seraient de 4 500 milliards depuis dix ans. Cependant, rien ne prouve que les découvertes annuelles couvrent l’hémorragie de production évaluée à plus de 100 milliards de m3 actuellement et à près de 160 milliards d’ici à quelques années (2015). Que doit faire le pays ? Doit-il continuer à investir dans les deux GNL en construction pour un marché incertain ? La déréglementation, le refus de plus en plus et la remise en cause du take or pay, l’arrivée en masse des gaz non conventionnels et le recours aux énergies alternatives pour produire de l’électricité en concurrence avec le gaz font que l’avenir est sombre. Avec le prix actuel du gaz et certaines prévisions entre 2010/2015, il sera impossible de rentabiliser ces installations de GNL. La question qui se pose est pourquoi on continue cette hémorragie de production du gaz, alors que son prix est très bas ! Cette chute était prévisible puisque depuis dix ans, les Américains travaillaient sur les gaz non conventionnels qui  ont bouleversé par leur volume le marché du gaz. Ce n’est pas un besoin de financement (150 milliards de dollars sont dans les banques américaines). N’aurait-il pas mieux valu freiner, voire arrêter dans une grande proportion la vente d’hydrocarbures en allant vers les économies d’énergie, les énergies renouvelables ? Encore une fois, notre meilleure banque, ce ne sont pas les banques américaines, c’est notre sous-sol. Il nous faut en rationaliser la consommation et la production. Depuis plusieurs années, les découvertes ne couvrent pas la production. Nos réserves s’amenuisent inexorablement et rapidement. On peut comprendre aisément que l’Algérie a perdu des millions de dollars en continuant à vendre son gaz à  un prix aussi dérisoire. Peut-elle diminuer sa production ? Doit-elle attendre une hypothétique entente avec les membres du Forum du gaz ? Ou doit-elle revoir toute sa politique énergétique d’une façon fondamentale ? Dans ce cas, mettre en place des états généraux de l’énergie qui aboutiraient à un cap. C’est cela qu’il faut faire sans plus tarder, cela donnera des opportunités de travail et de création de richesses aux milliers de diplômés universitaires et de la formation professionnelle ; les défis du futur (énergie, eau, l’environnement et la sécurité alimentaire) doivent être appréhendés dans ce cap que nous appelons de nos vœux, en mettant en place ce fameux bouquet énergétique où toutes les énergies renouvelables et non renouvelables seraient utilisées. Le développement durable prendra alors sa pleine signification. Nous n’avons pas encore, il faut le regretter, une vision claire de l’avenir des énergies renouvelables, car nous peinons à mettre en place une stratégie énergétique basée sur un modèle prévisionnel à 2030, où les énergies renouvelables prendraient graduellement la place des énergies fossiles. Nous pouvons et nous devons faire de même avant qu’il ne soit trop tard et que l’on se retrouve dans trente années avec  des réserves épuisées et sans relève par les énergies fossiles. La stratégie énergétique est l’affaire de tous, le gouvernement, la société civile, les universitaires et même  les écoliers — ceux qui seront les concernés en 2030 — à qui on inculquerait une nouvelle vision progressive du développement durable visant à former l’éco-citoyen de demain à la place de l’égo-citoyen d’aujourd’hui.

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Les politiques réfractaires aux scientifiques du climat http://www.liberte-algerie.com/ecologie/les-politiques-refractaires-aux-scientifiques-du-climat-le-commentaire-136627 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/les-politiques-refractaires-aux-scientifiques-du-climat-le-commentaire-136627 2010-05-30 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté Même les plus grandes démocraties n’échappent pas aux pesanteurs politiques qui n’épargnent pas les scientifiques. Le 7 mai dernier, dans la revue Science, une lettre signée de 258 membres de l’Académie des sciences américaine a dénoncé “les attaques politiques menées contre les scientifiques en général et les scientifiques du climat en particulier”. Les signataires ont tenu à souligner que l'augmentation des concentrations de gaz à effet de serre dans notre atmosphère est due aux activités humaines. La combustion des combustibles et la déforestation sont mises à l’index. Il y est ajouté que les changements dus aux hommes affectent clairement le climat. Mais la pilule est dure à avaler pour ceux qui ont mené la planète à la dérive, à savoir les pays industrialisés. L’échec de Copenhague n’est pas sitôt consommé que la rencontre de Mexico, prévue en décembre prochain, suscite déjà la polémique. Entre savants et politiques, le torchon brûle !  

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“Une directive politiquement illégitime et juridiquement illégale” http://www.liberte-algerie.com/ecologie/une-directive-politiquement-illegitime-et-juridiquement-illegale-sofiane-ait-abdelmalek-a-propos-de-la-taxe-carbone-136165 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/une-directive-politiquement-illegitime-et-juridiquement-illegale-sofiane-ait-abdelmalek-a-propos-de-la-taxe-carbone-136165 2010-05-23 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté L’avion se trouve être le moyen de transport le plus polluant. En plein essor, le transport aérien mondial est particulièrement ciblé par la fameuse taxe carbone et directement concerné par la Directive européenne. La compagnie nationale a, d’emblée, récusé cette directive contraire au droit international. La France, par la voix de son Premier ministre François Fillon, semble s’être rétractée. Qu’en est-il réellement ? C’est avec force arguments que Sofiane Aït Abdelmalek, chef de projet à Air Algérie, nous explique le pourquoi d’un refus irrévocable.

Liberté : Quels ont été les arguments avancés par Air Algérie face à la décision de l’Union européenne de faire payer aux compagnies étrangères la taxe carbone ?
 Sofiane Aït Abdelmalek : Air Algérie désavoue cette taxe qui est contraire au droit international, en particulier à la Convention de Chicago régissant le transport aérien international, au Protocole de Kyoto et aux dispositions de l’Accord bilatéral du 16 février 2006, relatif aux services de transport aérien, conclu entre l’Algérie et la France. La directive européenne 2008/101/CE instituant cette taxe prévoit que chaque compagnie aérienne soit ‘‘rattachée’’ à un État européen. Cette répartition se fait en fonction du trafic réalisé par chaque compagnie. En ce qui concerne Air Algérie, étant donné que le plus gros de notre trafic s’opère vers la France, c’est donc l’État français qui a été désigné par la Commission européenne comme étant l’État européen chargé de veiller à ce que les dispositions de cette directive soient respectées par Air Algérie.

En quoi est-elle contraire au droit international ? 
Comme déjà indiqué, cette directive est une mesure unilatérale contraire à la Convention de Chicago. Elle exige une comptabilisation des émissions de CO2 de l’aéroport de départ à l’aéroport d’arrivée, ce qui lui confère un effet extraterritorial qui porte atteinte à la souveraineté des États tiers. C’est pour cela que nous la considérons comme étant politiquement illégitime et juridiquement illégale.

Comment ces émissions sont-elles quantifiées ? 
Cela se fait par rapport à la quantité de fuel consommé qui est multipliée par un facteur d’émission qui est 3,15 (chaque tonne de kérosène produit 3,15 tonnes de CO2). L’Union européenne a mis en place des lignes directrices que les compagnies aériennes sont tenues de suivre en vue d’établir des rapports annuels, vérifier leur consommation carburant par vol et donc leurs émissions de CO2 qui en résultent.

C’est une immixtion qui ne dit pas son nom…
C’est en cela qu’elle est contraire à la Convention de Chicago. L’Union européenne comptabilise les émissions de gaz à effet de serre des aéronefs, de l’aéroport de départ à celui d’arrivée. Or, si l’on prend l’exemple d’un vol Tamanrasset-Madrid, il faut savoir que des émissions de CO2 sont lâchées au-dessus du territoire algérien.
Malgré cela, la directive exige des compagnies aériennes non européennes le paiement d’une taxe carbone sur leurs émissions de gaz à effet de serre émises lors du survol de leur propre territoire national. Par ailleurs, ladite directive est contraire à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et au Protocole de Kyoto, puisque ces deux instruments internationaux établissent une distinction claire et sans équivoque entre les pays développés et les pays en voie de développement en ce qui concerne le financement de la lutte contre le réchauffement climatique et la réduction de gaz à effet de serre.
En effet, au titre des instruments sus-mentionnés, les pays développés ont une obligation de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre parce qu’ils sont historiquement responsables du réchauffement climatique, lequel est la conséquence d’une émission intense durant plus d’un siècle de leurs émissions de gaz à effet de serre. C’est pour cette raison-là que la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le Protocole de Kyoto ont imposé aux seuls pays industrialisés (dont l’Union européenne fait partie) une obligation de réduction de leurs gaz à effet de serre.
Ces deux conventions internationales obligent également les pays industrialisés (y compris l’Union européenne) à fournir aux pays en voie de développement (qui sont en réalité les premiers et plus touchés par les effets du réchauffement climatique) l’appui financier et technologique nécessaire pour les aider à atténuer et à s’adapter aux conséquences dangereuses du réchauffement climatique. La directive européenne 2008/101/CE ignore les dispositions des conventions internationales sus-mentionnées puisqu’elle prévoit non seulement de mettre sur le même pied les compagnies aériennes des pays industrialisés et celles émanant des pays en développement, mais aussi, elle ne prévoit aucune aide financière et technologique à apporter aux compagnies aériennes des pays en développement afin de les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Il est pourtant recommandé que l’Algérie se mette au diapason des standards internationaux sur le modèle des grandes compagnies et que, pour ce faire, nous ayons besoin de ces transferts de technologies ? 
En effet. À juste titre, je rappelle le fait que la directive européenne prévoit l’acquisition de droits de polluer (quota d’émission) qui seront soumis aux enchères à partir de 2012. Lesquelles enchères seront organisées par les États membres de l’Union européenne. Il faut savoir que la directive en question n’offre aucune garantie quant à l’affectation des importantes sommes d’argent qui seront générées par le biais de ces ventes. En fait, cet argent finira dans les caisses des pays de l’UE, qui ne manqueront pas de l’utiliser pour financer leurs propres industries et pour développer de nouvelles technologies qui nous seront par la suite revendues !

Le chèque vert, ce n’est pas pour demain. Le récent retour des socialistes sur la scène politique française ne plaide pas en faveur de la taxe carbone, cheval de bataille du président français. Qu’en dites-vous ?
Concernant la directive européenne relative à l’aviation, qui nous intéresse, il n’y a aucun recul de la part de l’UE. La directive est déjà entrée en vigueur, notamment vis-à-vis d’Air Algérie. Déjà en 2009, la directive exigeait de l’ensemble des compagnies aériennes qui desservent l’Union européenne de transmettre avant le 31 août 2009 un plan de surveillance détaillé, énonçant la manière avec laquelle se fera, à partir du 1er janvier 2010, le suivi et la déclaration des émissions de CO2 et de la charge utile transportée pour chaque vol assurant une liaison de/vers l’UE. Nous devions, au niveau d’Air Algérie, élaborer, en un laps de temps très court, ce plan et le transmettre aux autorités françaises (la direction générale de l’aviation civile française) avant le 31 août 2009.

Ne s’agit-il pas là d’une forme d’abdication ?
Pas du tout ! Concernant la date butoir du 31 août 2009, il faut savoir qu’Air Algérie a transmis ces plans, mais non sans émettre des réserves juridiques appropriées.

À cette directive unilatérale concernant l’ensemble des compagnies arabes, maghrébines et africaines, n’existe-t-il encore aucune coalition pour faire barrage ?
Nous œuvrons justement dans ce sens, en vue de fédérer les compagnies arabes et africaines pour avoir une position commune et entreprendre éventuellement d’autres actions. Le travail de contestation suit son cours.

Nous avons parlé d’Air Algérie en tant que compagnie aérienne, or, n’y a-t-il aucune action gouvernementale entreprise dans ce sens ?
 Je souhaiterais juste souligner qu’Air Algérie n’est pas la seule concernée par cette directive. En effet, celle-ci concerne également d’autres compagnies comme Tassili Airlines, Star Aviation, l’ENNA… En fait, c’est le secteur aérien algérien qui est visé, c’est à lui que l’on veut imposer une obligation de réduction de gaz à effet de serre. Cette directive s’applique aujourd’hui pour le secteur aérien, mais il faut savoir qu’elle pourrait demain être élargie au secteur maritime. C’est donc une approche sectorielle dangereuse qui pourrait mettre à mal les économies des pays en développement. Pour répondre à votre question, je vous invite à vous rapprocher des autorités publiques qui sont les seules habilitées à parler au nom du gouvernement algérien.

À combien s’élève la taxe carbone ?
 Elle dépendra du prix de la tonne de CO2 à partir de 2012. Actuellement, il y a 7 bourses carbone en Europe où se vend et s’achète le CO2. La tonne de dioxyde de carbone est estimée actuellement à 14 euros alors qu’elle avait atteint les 20 euros avant la récente crise économique. Les effets du réchauffement se faisant de plus en plus ressentir, il est évident que son prix ira crescendo. En outre, d’ici 2020, il faut savoir qu’Air Algérie aura à débourser plusieurs millions d’euros pour une directive illégale. Alors pourquoi payer sans rien dire ? C’est une question de principe.

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L’impact du climat sur l’activité volcanique avéré http://www.liberte-algerie.com/ecologie/l-impact-du-climat-sur-l-activite-volcanique-avere-planete-136166 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/l-impact-du-climat-sur-l-activite-volcanique-avere-planete-136166 2010-05-23 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté  L’éruption du volcan islandais Eyjafjöll continue. Elle est plus faible mais est-elle moins dangereuse et sans conséquences sur le climat ? Les scientifiques n’ont pour l’heure aucun pronostic et n’avancent par conséquent aucun chiffre. Selon des géologues anglais et français, il diffuserait entre 150 000 et 300 000 tonnes de CO2 par jour.  D’après le World Resources Institute “si les émissions se maintenaient durant un an, elles placeraient le volcan islandais entre le 47 et le 75e rang de la liste des pays émetteurs de gaz à effet de serre (GES)”. Or, on ignore jusqu’à ce jour, jusqu’à quand durera l’éruption ni à quel niveau se poursuivront les émissions. Néanmoins, les experts restent optimistes et considèrent que les émissions émises par les volcans en général et celui-ci en particulier sont minimes et donc sans gravité sérieuse pour le climat. La matière émise par le volcan islandais qui aurait atteint les 6 kilomètres devrait être balayée par la pluie d’ici quelques jours. Conclusion, si les scientifiques craignent le réveil du frère ainé d’Eyjafjöll, il faut savoir que celui-ci n’affectera pas le climat. On s’attend par contre, du fait du réchauffement climatique, à des éruptions plus fréquentes en Islande, notamment dans les années à venir.

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Gare à la Révolution verte ! http://www.liberte-algerie.com/ecologie/gare-a-la-revolution-verte-le-commentaire-136167 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/gare-a-la-revolution-verte-le-commentaire-136167 2010-05-23 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté “La France ne diminuera ses émissions de gaz carbonique que si tout le monde s'y met (..)”. Or, il semble bien que pour ce faire, la France via l’Europe ait entamé “sa” révolution écologique en infligeant aux pays en voie de développement - qui auraient dû, il y a longtemps déjà, percevoir des indemnités pour pollution abusive et continue sur leurs continents et pays respectifs - la très controversée taxe carbone. La France n’en démord pas et en dépit de l’échec de la rencontre de Copenhague, la taxe carbone reste le cheval de bataille du président français qui risque, après les récentes déclarations de François Fillon, de faire cavalier seul. La question qui mérite d’être posée est relative à l’attitude que doit adopter l’Algérie face à cette directive qui occulte le droit international et bien d’autres accords qui l’annulent juridiquement de fait. Des mesures de réciprocité s’imposent dans la mesure où elles freineront l’étalement de cette instruction à d’autres secteurs qui touchent à la souveraineté nationale. Car la taxe carbone ne concerne pas Air Algérie en tant que société de transport aérien mais “la” compagnie nationale, algérienne.

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Face aux dangers de la sur-pêche http://www.liberte-algerie.com/ecologie/face-aux-dangers-de-la-sur-peche-le-thon-rouge-134159 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/face-aux-dangers-de-la-sur-peche-le-thon-rouge-134159 2010-04-17 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté

Le verdict des scientifiques est sans appel : sa survie se joue en Méditerranée où se font 80% des captures (le thon se reproduit uniquement en Méditerranée et dans le Golfe du Mexique). Le thon rouge n’a jamais autant fait parler de lui — il est même au centre d’un scandale —, notamment à travers la récente décision d’exclure les exploitants étrangers de le pêcher dans nos eaux territoriales. Prise de conscience ou intérêt purement commercial ? Les ingénieurs halieutiques travaillant sur le thon nous livrent des éléments de réponse…

Le thon rouge est une espèce menacée. Il figure même parmi les espèces les plus menacées proposées par la Principauté de Monaco en
2007 à l’inscription dans l’annexe I de la Cites, synonyme d’interdiction de son commerce international (depuis son entrée en vigueur en 1975, la Cites régule ou interdit déjà le commerce de 34 000 espèces de faunes et flores sauvages). Sa raréfaction est inhérente à l’exploitation abusive et à la demande accrue du marché asiatique — essentiellement les Japonais qui sont, par rapport à leurs habitudes culinaires (sushi, sashimi), de grands consommateurs — mais aussi à l’essor de cette cuisine dans les pays européens notamment, où la consommation du thon est en vogue.
“Il s’agit d’une espèce très prisée pour ses qualités gustatives qui est hélas  en voie de disparition. Le thon est, faut-il le savoir, une espèce migratrice parce qu’elle effectue deux importants mouvements migratoires. L’une (migration) trophique pour s’alimenter et l’autre de reproduction. Le thon traverse la Méditerranée en bans, ce qui le rend facilement détectable, c’est là que réside sa vulnérabilité”, souligne notre interlocuteur qui ajoute que si le thon figure aujourd’hui sur la liste des espèces marines menacées, c’est aussi parce que sa durée de reproduction est longue et oscille entre 3 et 4 ans. “Quand on pêche les juvéniles, on ne laisse pas l’espèce grandir et donc se reproduire aisément !”
L’appel des scientifiques est justifié par le fait que souvent la pêche a eu à coïncider avec la reproduction des thons rouges qui a lieu entre mai et juin.
Mais encore. “En 2006, quand l'état des stocks était au plus bas, les scientifiques de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat) avaient préconisé l'arrêt pur et simple de la pêche en Méditerranée entre mai et juin. L'Union européenne s'y était opposée, mais elle avait mis en place de nouvelles règles contre la fraude qui touchait tous les domaines : repérage par avion, non-respect des tailles minimales de capture, données fausses ou lacunaires, etc. Résultat, le renforcement des contrôles a quelque peu changé la donne depuis 2008”, est-il mis en sus dans un rapport. Et en quoi donc le thon rouge est-il important pour la biodiversité et les écosystèmes marins ? Selon l’ingénieur halieutique que nous avons rencontré, le thon est un des maillons de la chaîne. C’est un grand pélagique qui consomme essentiellement le calamar qui est, nous l’explique-t-on, utilisé comme appât pour un type de pêche qui est la palangre également appelée le long liner. Le thon rouge est très prisé et pèse sur la balance commerciale. “En 2001, un thon de 300 kg s'est vendu 150 000 euros sur le marché de Tokyo”, est-il rapporté dans un document. Mais ce gros poisson  qui pesait autrefois jusqu’à
700 kilogrammes ne dépasse pas aujourd’hui la moitié !
Et si l’Europe a renforcé depuis quelque temps déjà les contrôles des bateaux et des cages où sont engraissés les thons rouges, ce n’est que ces derniers jours — avant la fin des travaux de la convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées qui s’est tenue à Doha entre le 13 et 25 mars dernier — que les autorités algériennes ont pris la décision d’autoriser la pêche au thon aux seuls opérateurs algériens. Si elle semble parachutée, elle n’est pas moins infondée et permettra déjà sans nul doute de mettre fin à une surpêche d’une espèce menacée qui n’a que trop duré.
Néanmoins, il faut savoir que l’Algérie est membre, voire partie contractante, de la Commission internationale de la conservation des thonidés de l’Atlantique (SICTA) — cela sans compter que l’Algérie dispose de ses propres lois pour préserver ses ressources naturelles.  “Nous sommes tenus de respecter les recommandations et les résolutions qui sont chaque année élaborées au niveau de la SICTA. Même notre réglementation émane de cette dernière : durée de pêche (ouverture et fermeture), maillage, etc.”, précise l’ingénieur halieutique.  Mais alors pourquoi ce laisser-faire a-t-il autant duré ? La réponse coule de source : “Il n’a jamais été question de laxisme. C’est la réglementation qui stipulait cela. Faute de savoir-faire, nous permettions l’affrètement de navires étrangers. Les sociétés ayant répondu aux appels d’offre. Après dépôt des demandes au niveau du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, elles avaient leur quota qui, aujourd’hui revu à la baisse, était discuté au niveau de ladite Commission.” En clair, les navires étrangers qui pêchaient jusque-là dans nos eaux territoriales détenaient un permis de pêche et payaient une redevance par tonne sollicitée. Une redevance qui allait au Trésor public. Qu’en est-il du contrôle et qui contrôle quoi ?
Ce qu’on nous apprend, c’est que les contrôleurs algériens de la pêche et les gardes-côtes opèrent sur chaque navire. Par ailleurs, la réglementation concerne les individus immatures : il y a 6 espèces qui sont citées et la taille minimale marchande, le quota et les zones de pêche à respecter. Il y a à retenir, en outre, qu’à partir de 2010, il n’y aura plus de navires étrangers, et cela sera sans conteste plus bénéfique à l’Algérie. Le seul hic est que même étant depuis peu dotée d’une flotte thonière, la technicité ne suit pas. “Il faut former davantage de techniciens avec des formateurs étrangers. Cela a été déjà fait dans le cadre d’une pêche conjointe”, argue notre interlocuteur, mais cela reste insuffisant.
Ceci étant, la surpêche n’est certainement pas seule responsable de la disparition pronostiquée des thons rouges. La pollution n’épargne pas cette espèce. “Le thon passait près des côtes, d’où le recours aux madragues qui sont une espèce de pièges. Aujourd’hui, le thon fuie la pollution et passe au large. Ce qui pose le problème de l’accessibilité de nos pêcheurs à cette ressource”, conclut l’ingénieur halieutique.

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PLANÈTE http://www.liberte-algerie.com/ecologie/planete-134160 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/planete-134160 2010-04-17 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté  Dans un rapport publié jeudi 8 avril et après une année d'études réalisées par le bureau Bio Intelligence Service, l'Ademe (l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a abordé la question des agro-carburants qui ne seraient pas si respectueux de l’environnement. Comparés aux carburants fossiles, les agro-carburants produits et importés en France (dits de première génération) émettent de 24 à
91% de gaz à effet de serre (GES) en moins.

Cultivons la ville : jeudi prochain, Natureparif lance jeudi prochain l’opération “Laissons pousser”. Une opération insolite et première du genre puisqu’il s’agira d’inviter les habitants d’Île de France à semer des fleurs sauvages près de chez eux. Une quinzaine de communes d’Île de France vont distribuer des semences de fleurs des champs. De quoi couvrir un mètre carré. Au pied des arbres, sur les ronds-points, partout où le béton et le bitume cèdent quelques centimètres à un coin de terre. Coquelicots, marguerites et camomille sauvage, etc., soit 17 espèces de plantes sauvages en tout qui partiront donc à la conquête de la ville pour célébrer l’année de la biodiversité. Et pour répondre à l’envie des citadins :
7 Français sur 10 estiment qu’il n’y a pas assez de végétal en ville.

Selon un communiqué de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et Conservation international, les scientifiques ont estimé qu’il faudrait 60 millions de dollars pour mettre en place un Baromètre de la Vie, permettant de mieux protéger la biodiversité et de favoriser la survie des espèces. Pour la première fois, des scientifiques ont réussi à mettre un chiffre sur ce que coûterait l’évaluation du statut de conservation de millions d’espèces, dont certaines doivent encore être identifiées. Le prix de base de cette étude serait de 60 millions de dollars, d’après une équipe de scientifiques.

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RECONDUCTION http://www.liberte-algerie.com/ecologie/reconduction-le-commentaire-134161 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/reconduction-le-commentaire-134161 2010-04-17 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté Il était question de nouveaux plans de restructuration et d’un urbanisme version XXIe siècle. Le visage de la capitale devait changer. Et la capitale, avouons-le, avait bien besoin de ce lifting tant attendu ! Que nenni. Alger n’est, 10 ans plus tard, qu’un interminable chantier où les mêmes scènes de ravalement de façades, de rafistolage de trottoirs et de route en bon état — on fait ici abstraction des dimensions règlementaires des trottoirs — se répètent inlassablement pour immanquablement nous faire rappeler le fameux film le Jour sans fin. Il est, dix ans plus tard, toujours question d’endiguer l’habitat précaire et de construire encore des cités sans âme, sans cachet et sans architecture. Les mêmes erreurs reconduites, les mêmes malfaçons et les mêmes discours creux. Des quartiers vieux comme le monde figés dans leur laideur, le même laisser-faire et la même médiocrité. Une politique de développement durable gravement grise sans verdure, sans arbres, sans oiseaux et sans vision d’avenir…

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Priorité aux informations climatologiques et météorologiques http://www.liberte-algerie.com/ecologie/priorite-aux-informations-climatologiques-et-meteorologiques-le-temps-le-climat-l-eau-et-le-developpement-durable-133795 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/priorite-aux-informations-climatologiques-et-meteorologiques-le-temps-le-climat-l-eau-et-le-developpement-durable-133795 2010-04-11 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté Dans quelques jours sera célébrée la Journée mondiale de la météorologie. Les caprices du climat ont été ravageurs ces derniers mois à travers le monde et ses conséquences bien lourdes avec à chaque fois leur lot de victimes et de sans-abri. C’est pourquoi la priorité est donnée aux informations climatologiques et météorologiques. Les prévisions s’avèrent être un moyen efficace pour garantir le développement durable. L’anticipation est de trois mois, indiquent les météorologues de l’Office national de la météorologie.

La pollution, l’augmentation à l’échelle mondiale de la population urbaine, les cataclysmes et phénomènes climatiques de plus en plus fréquents ne sont pas sans conséquences sur l’économie mondiale et n’affectent pas moins le temps et le climat. D’où le thème retenu cette année pour la commémoration de l’entrée en vigueur en 1950 de la convention qui a institué l’Organisation météorologique mondiale (OMM). “Le temps, le climat, l’eau et le développement durable”.
Le développement de la météorologie a favorisé l’émergence des sciences météo-climatiques et des différentes technologies  permettant de protéger les biens et les personnes de plus en plus exposés aux risques climatiques.
L’influence du temps, du climat et de l’eau  sur les activités économiques, mais également humaines précarise l’économie à l’échelle mondiale, notamment celle des pays émergents de plus en plus vulnérables face aux cataclysmes. L’intérêt porté par l’Organisation des Nations unies à cette science dénote la nécessité d’une stratégie mondiale efficiente, mais surtout en faveur du développement social et de l’environnement. “Les progrès accomplis en ce qui concerne l’observation à distance à l’aide de radars, de satellites et autres moyens de surveillance, le traitement des données et les communications ont permis de renforcer considérablement la compréhension scientifique des processus dynamiques et physiques qui se produisent dans l’atmosphère et les océans et de leurs interactions avec les autres composantes du système terrestre.
Ces progrès ont débouché sur une amélioration sans précédent de la qualité et de l’exactitude des prévisions et des alertes météorologiques. Il est désormais possible d’établir des prévisions météorologiques déterministes sept à dix jours à l’avance dans les régions extratropicales et trois à quatre jours à l’avance dans les régions tropicales.”
Le réchauffement climatique reste néanmoins une préoccupation de taille du fait des facteurs anthropiques. Mais encore. La récurrence des phénomènes météorologiques devenus plus fréquents et plus violents ne rend pas les choses aisées.  La menace est bien réelle : tempêtes, inondations, sécheresse et violentes intempéries, vagues de froid et de chaleur n’épargnent aucune région du monde et rend de plus en plus problématique le développement durable.
En Algérie, la prévision météorologique saisonnière est un axe priorisé et a entre autres comme avantage la gestion et la planification de tous les secteurs, en particulier l’assistance météorologique à l’agriculture pour la phase semis, labours — à titre d’exemple — et le secteur de l’hydraulique pour pallier la sécheresse et quant à la disponibilité des ressources hydriques (remplissage et vidage des barrages). Ce sont, en somme, des prévissions qualitatives qui concrétisent le projet Massifa, selon M. Boucherf, directeur de la climatologie au niveau de l’Office national de la météorologie. Se donner le temps de faire face aux éventuels cataclysmes est le défi à relever par les climatologues confrontés à des hivers de plus en plus rudes et meurtriers. Ce fut le cas il y a encore quelques jours en France après le passage de la tempête Xynthia ayant entraîné la mort de pas moins d’une cinquantaine de personnes.
À la question de savoir si l’Algérie est à l’abri de ce type de phénomène, notre interlocuteur a précisé que ce genre de tempête affecte plus facilement les régions dites tempérées. “En Algérie, la survenance de ce type de tempête n’est néanmoins pas à exclure. C’est ce qui s’est passé en 2001 à Bab El-Oued (267 mm enregistrés à Bab El-Oued contre 30 mm à Dar El-Beïda) et en 1980 à Oran. Dans le contexte du réchauffement climatique, il faut s’attendre à ce genre de phénomène extrême.” Et d’ajouter : “Dans le dernier rapport du GIEC, il est mis en relief la récurrence de ces phénomènes météo et la nécessité de mise en place d’un système d’adaptation à ces phénomènes extrêmes, notamment les sécheresses. Après Bab El-Oued 2001, ce programme a été élargi à toutes les régions côtières. Dans le contexte des changements climatiques globaux, nous ne sommes pas à l’abri.” Les inondations dans les zones côtières sont par ailleurs inhérentes à la pluviométrie, mais également du fait de la construction dans des zones inondables, comme par exemple à proximité de l’oued El-Harrach. L’emplacement des villes par rapport au niveau de la mer n’est pas en reste. Le cas de la ville de Ténès est éloquent. La nouvelle ville, contrairement à l’ancienne, est trop proche de la plage et à proximité de l’oued. Le risque d’inondation est réel. Selon M. Boucherf, même si le risque est minimum — nous n’avons pas de façade sur l’océan —, il n’empêche que “de fortes tempêtes des régions modérées ont tendance à s’amplifier, voire à survenir au regard de l’effet enographique — effet de montagnes — et de l’échappement de la vapeur d’eau”. Comment s’adapter à ces nouveaux phénomènes aux conséquences encore inconnues et qui menacent aussi bien les villes du littoral que celles de l’intérieur du pays ? Ne pas construire dans les zones inondables et  établir une cartographie de toutes les zones vulnérables se présentent d’emblée comme des solutions à privilégier.
Des projets-pilotes ont été en outre menés, apprend-on, à Sidi Bel-Abbès et à Batna. La récurrence de ces phénomènes dont on ignore encore les conséquences fait dire aux climatologues que la situation vécue en 2007, 2008 et 2009 dans les Hauts-Plateaux donne un aperçu concret. “En 2007, nous avons vécu une situation exceptionnelle, dont le temps de retour est en principe de 100 ans. Or, la même situation a été vécue en 2008 et en 2009 !” L’introduction de l’information météorologique et climatologique dans tous les systèmes de planification et de gestion est impérative aujourd’hui, voire incontournable, conclut M. Boucherf.

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PLANÈTE http://www.liberte-algerie.com/ecologie/planete-133796 http://www.liberte-algerie.com/ecologie/planete-133796 2010-04-11 09:48:52 Ecologie Rédaction de Liberté “L’eau insalubre tue environ 8 millions d’êtres humains par an. Soit 15 morts par minute. C’est la première cause de mortalité dans le monde. Et parmi ces morts il y a 1 500 000 enfants. Pour éviter cette mortalité il suffirait que l’on apporte de l’eau potable, de l’assainissement et de l’hygiène (…)” À Paris, en attendant la célébration demain de la Journée mondiale de l’eau, il est question de sensibiliser le maximum de personnes.
  - Des chercheurs appellent l'Inde et la Chine à coopérer pour préserver la biosphère.
“La Chine et l'Inde sont les grandes puissances économiques émergentes de notre monde. Leur taux de croissance devraient se maintenir entre 8 % et 9 % au cours des prochaines années. Ces deux géants vont jouer au XXIe siècle un rôle significatif, voire dominant, dans la modification des paramètres environnementaux de notre planète”, constate un groupe de chercheurs dans une tribune publiée cette semaine par la revue Science.
- Le Maroc est un pays leader en matière de pratique environnementale dans l'ensemble de la région de l'Afrique et du Moyen-Orient, a affirmé, jeudi à Washington, Kathleen Rogers, présidente du réseau Earth Day.  Le lancement par le Maroc en avril prochain de la Charte nationale pour l'environnement et le développement durable, qui va coïncider avec la célébration à Rabat du 40e anniversaire de la Journée de la Terre, constitue “le premier engagement du genre en Afrique et dans le monde arabe”, a souligné Mme Rogers, lors d'une conférence de presse au National Press Club.
- Le braconnage au Zimbabwe s’assimile à une véritable opération d’extermination des rhinocéros dans ce pays. “En à peine quatre années, le Zimbabwe a perdu un quart de sa population de rhinocéros” indique-t-on.

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