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Économie / Finances

Finances

Deux candidates : “Nous étions prêtes pour juin”

Nihad, brillante élève d’un lycée du centre d’Alger, toujours la première de sa classe, était bien parée pour passer son baccalauréat en juin. Le report en septembre l’a sérieusement perturbée.
Psychologiquement, elle n’arrive pas à accepter ce report injustifié, elle qui était vraiment prête à le passer au mois de juin, mettant, par une préparation méticuleuse, toutes les chances de son côté. Depuis la décision des autorités concernées, Nihad ne fait que pleurer, n’arrivant même plus à coordonner son emploi du temps.
Toutefois, l’adolescente poursuit bravement ses cours, mais reste choquée par ce report et craint des répercussions néfastes sur son rendement. Sabrina, lycéenne à Ibn Nas, n’a pas ouvert, depuis l’annonce du report du baccalauréat en septembre, ses cahiers. Elle, qui était motivée et a travaillé sans relâche et quotidiennement, avançant très bien dans ses révisions, a vu son élan freiné.
“C’est comme si je n’avais plus de force, ni de volonté”, dira-t-elle. “Puis septembre, c’est trop loin, je finirais par oublier ce que j’ai appris.” Sabrina a pris des cours de rattrapage pour récupérer les retards accumulés dus aux grèves répétées des enseignants, ce qui lui avait coûté ses jeudis et vendredis, tout en assumant pleinement sa scolarité. “Septembre, c’est l’enfer.” Certains élèves, ceux qui avaient préparé soigneusement leurs examens, se trouvent confrontés à un dilemme : la peur de ne plus retrouver les mécanismes freinés par le séisme et ce report. Seront-ils à la hauteur, après une longue coupure de deux mois, les plus chauds de l’année, juillet et août ?

N. B.