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Économie / Finances

Promesses des parents

“Passe ton bac d'abord !”

L’examen créé par Napoléon en 1808 mobilise chaque année des énergies incroyables et demeure l'examen par excellence, le passeport qui ouvre la porte de l’université. Le mythique bachot a pris du poil de la bête dans une société qui l’a tellement valorisé, que le décrocher devient un acte primordial. Il demeure en outre un formidable moyen de pression par les parents qui voient en lui une ascension sociale. Au fait et si l'on supprimait le bac ?
Certains pays, les Etats-Unis, le Canada,  l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne, pour ne citer que ceux-là, ont adopté depuis longtemps la formule du contrôle continu, tenant compte de l'effort fourni par l'élève au cours de l'année. L’Algérie dont le système éducatif est assez ambigu, école fondamentale entre autres, reste pourtant accroché à son bac comme s’il avait été créé par Ibn Badis. Mais, le fait est que le bac est si valorisé par la société que les parents promettent monts et merveilles à leurs enfants. Djamel du lycée Ibn Nas vient d’avoir son permis avec acharnement et espère avoir le bac aussi, car c’est une voiture promise par les parents qui est en jeu. Pour Nabila, rencontrée au “bazar” du 1er-Mai, ce sont les sables dorés d’Espagne qui sont en balance. Alors, forcément, c’est la tentation.
L’acharnement des parents devient obsessionnel à toutes ses demandes, Siham n’obtient que : “Passe ton bac d’abord”. Et en prime, ce sont des études en Angleterre. Parfois, les parents mettent haut la barre, parfois au-dessus de leurs moyens, pour motiver une fille assez rêveuse ou un garçon assez paresseux. Mais, en définitive, qu’est-ce qui pousse les parents à agir ainsi ? Promesse contre bac, est-ce un nouveau langage social ?

N. B.