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A la une / International

Les Rohingyas proclament un cessez-le-feu d’un mois

Birmanie : espoir d’allégement des souffrances des réfugiés ?

Avancé comme argument par le gouvernement birman pour justifier sa répression de la minorité musulmane des Rohingyas, les rebelles de cette communauté ont annoncé hier qu’ils ont décrété un cessez-le-feu unilatéral d'un mois, devant l’ampleur de la crise humanitaire. Les derniers chiffres des Nations unies font état de près de 300 000 musulmans Rohingyas réfugiées au Bangladesh pour fuir les troubles, alors que des milliers d’autres seraient toujours en fuite ou cachés dans les forêts ou sur des collines du côté birman, sans vivres ni eau. Le groupe rebelle dans un communiqué sur Twitter, indique que “l’Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA) déclare l’arrêt temporaire de ses opérations militaires offensives”. L’ARSA, plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin (Mouvement de la foi, en arabe), indique vouloir favoriser par sa décision d’observer un cessez-le-feu l’arrivée de l’aide humanitaire. Il y a lieu de signaler que depuis le début des violences, la région est en effet bouclée et interdite d’accès pour la presse mais aussi pour les organisations internationales, qui craignent une crise humanitaire. S’il est espéré que ce cessez-le feu permette d’atténuer les souffrances des musulmans Rohingyas, les réfugiés se trouvant dans un camp improvisé près de Shamlapur, au Bangladesh, doutaient que ce cessez-le-feu puisse être pour eux synonyme de retour dans leur village. “Les soldats birmans nous disent +Partez ou bien nous allons tous vous brûler+. Comment peut-on croire qu'un cessez-le-feu ait le moindre effet ?”, a expliqué Hafez Ahmed, 60 ans à l’agence AFP. Et pour beaucoup d’autres, il ne reste plus rien : “Je n'ai plus rien là-bas, plus de maison, plus de village. Tout a été détruit”, a renchéri Hashem Ullah, un fermier Rohingya. À  signaler que pour la première fois, la Birmanie a promis samedi la mise en place de camps pour accueillir les musulmans Rohingyas déplacés.

Merzak T./Agences


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