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A la une / International

Volonté des pays du Golfe de mettre le Qatar sous “tutelle”

Doha où le “siège illégal” de Riyad

La tentative d’une reprise du contact entre le Qatar et ses frères ennemis du Golfe a été sapée par le revirement de l’Arabie saoudite qui mène le bal dans cette guerre diplomatique contre Doha. Le feuilleton de la crise opposant l’Arabie saoudite et ses alliés du Golfe au Qatar se poursuit avec une nouvelle sortie du ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohamed Abderrahmane Al Thani, qui a profité de sa présente à l'ONU à Genève pour qualifier de “siège illégal” l’isolement auquel son pays est soumis depuis le 5 juin 2017. S'exprimant devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le chef de la diplomatie du Qatar a dénoncé un “siège illégal qui viole clairement le droit international”, a rapporté l’AFP. “Ce n'est pas un secret que les motifs réels du siège et de la rupture diplomatique avec l'État du Qatar ne visent pas à lutter contre le terrorisme (...) mais sont plutôt une tentative de mettre le Qatar sous tutelle” et “d'interférer dans sa politique étrangère”, a-t-il déclaré, deux jours après l’annonce par Riyad de la rupture de tout contact avec Doha. Le Qatar “ne peut pas tolérer cette situation” qui touche carrément à sa souveraineté, a-t-il assuré. Le Qatar est accusé, pour rappel, de “financement du terrorisme” par l’Arabie saoudite qui, paradoxalement, est suspectée d’en faire de même, selon de nombreux rapports de services de renseignements occidentaux et de livres d’enquêtes menés par des journalistes indépendants. Dans sa guerre contre Doha, Riyad a réussi à entraîner Manama, Abou Dhabi et même Le Caire d’Abdelfattah al-Sissi. Mais le financement du terrorisme est loin d’être une raison suffisante pour ces pays pour justifier la rupture de leurs relations avec le Qatar. Les relations “objectives” qu’entretient Doha avec l’Iran chiite agace l’Arabie saoudite qui veut être leader dans le monde musulman d’obédience sunnite. Cela dit, la pseudo-lutte confessionnelle opposant le sunnisme au chiisme n’est qu’un prétexte, qui semble bien convaincre, pour justifier cette montée au créneau de l’Arabie saoudite et de ses alliés. Ces derniers ont ainsi imposé au petit mais richissime émirat gazier des sanctions sans précédent, notamment un blocage des voies d'accès maritimes, aériennes et terrestres. Le Qatar nie soutenir des groupes extrémistes et accuse ces pays d'empiéter sur sa souveraineté. Par ailleurs, le Koweït s'est imposé comme le médiateur naturel dans la crise, comptant sur une longue tradition diplomatique. Reçu le 7 septembre par le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, l'émir du Koweït a suggéré que le Qatar avait accepté les demandes de ses adversaires. Mais les quatre pays ont vite nié tout progrès. Samedi, l'Arabie saoudite a annoncé que le Qatar était prêt au dialogue pour résoudre la crise avant aussitôt de tempérer l'espoir d'une solution rapide en exigeant une confirmation par Doha de sa volonté de négocier. La discussion téléphonique entre l'émir du Qatar et le prince héritier d'Arabie saoudite était “positive”, a déclaré, lundi, cheikh Mohamed lors d'un point de presse à Genève. “Mais, malheureusement, nous avons vu, une demi-heure plus tard, des représailles de leur part lorsqu'ils ont publié une déclaration affirmant que ce que nous avions dit (sur l'entretien) était un mensonge”. “Nous ne pouvons pas prédire” ce qui va se passer, a ajouté le chef de la diplomatie du Qatar en lançant un appel à la discussion et en estimant que “le dialogue est la meilleure solution pour résoudre des conflits”.

Lyès Menacer/Agences


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