FIEVRE APHTEUSE: La fièvre aphteuse a touché jusqu’à jeudi 23 wilayas alors que des cas suspects sont signalés dans la wilaya de Mostaganem( DG de l’Institut national de médecine vétérinaire) Palestine: Sept Palestiniens, dont quatre enfants, ont été tués dans deux nouveaux raids Israéliens sur la bande de Ghaza, ont annoncé les secours, portant à au moins 15 le bilan des victimes depuis ce jeudi matin  Tunisie: Le ministère du Transport a décidé d'annuler tous les vols en provenance de trois aéroports libyens "jusqu'à nouvel ordre"TURQUIE: Le ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, choisi pour succéder à Erdogan à la tête du gouvernement Le groupe terroriste, Boko Haram, s'est emparé jeudi d'une nouvelle ville dans le nord-est du Nigeria, Buni Yadi (AFP)  Pour contacter la Rédaction Web de "Liberté" écrivez à cette adresse : redactionweb@liberte-algerie.comPour contacter la rédaction nationale (version papier)de "Liberté" écrivez à cette adresse : info@liberte-algerie.comSuivez-nous sur Twitter : @JournalLiberteDZ Suivez-nous sur Facebook:www.facebook.com/JournalLiberteOfficielChaque édition de la version papier (articles et PDF) est mise en ligne sur le site à 10h (GMT+1) et cela depuis le 05 octobre 2011
International Samedi, 16 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

La Cour constitutionnelle ordonne la dissolution du parlement

L’Égypte sur une voie incertaine

Par : M. A. Boumendil

À moins de 48 heures du second tour du scrutin présidentiel, qui se tient aujourd’hui, la Cour constitutionnelle égyptienne a rendu, jeudi, une décision de la plus haute importance en déclarant inconstitutionnelle la composition du Parlement, largement dominé par les islamistes, et en ordonnant, par la même occasion, sa dissolution.

“Le jugement concernant le Parlement inclut la dissolution de la Chambre basse du Parlement dans sa totalité car la loi qui a gouverné le déroulement des élections est contraire aux règles de la Constitution”, a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Farouk Soltan, avant de préciser qu’il appartient à l’exécutif de convoquer un autre scrutin. Un peu auparavant, la Cour avait invalidé la disposition de loi interdisant aux anciens piliers du régime Moubarak de se présenter à des élections, mettant fin aux interrogations concernant l’avenir d’Ahmed Chafiq, dernier Premier ministre du raïs déchu, dans la course à la présidentielle.
L’inconstitutionnalité de la composition du Parlement a été justifiée par le fait que des partis politiques, le parti des Frères musulmans notamment, aient présenté des candidats dans le cadre du tiers réservé aux indépendants, violant ainsi une disposition de la loi électorale et de la Constitution.
Il appartient toutefois au Conseil militaire au pouvoir de prononcer officiellement la dissolution du Parlement en s’appuyant sur le jugement de la Cour constitutionnelle, ce qu’il ne manquera pas de faire. Dans ce cas, et dès que la dissolution sera prononcée, le pouvoir législatif reviendra au Conseil suprême des forces armées jusqu’à l’élection d’un nouveau Parlement. Beaucoup d’Égyptiens, surpris par une telle décision à la veille d’un scrutin présidentiel décisif, y voient une volonté de l’institution militaire de se maintenir au pouvoir et d’en écarter les islamistes qui se sont départis de leur prudence habituelle en engageant un bras de fer avec elle et en montrant un appétit de plus en plus grand. Cette hypothèse est confortée par la décision prise par les autorités de permettre à nouveau à la police militaire de procéder à l’arrestation de civils dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre, comme sous le régime de l’état d’urgence. L’on se demande même si cette accélération des évènements ne préfigure pas la victoire programmée du candidat à la présidentielle Ahmed Chafiq, ancien officier de l’armée et réputé être le candidat de celle-ci.
Du côté des Frères musulmans, on qualifie carrément la décision de dissoudre le Parlement de “coup d’État”. “L’Égypte entrera dans un ‘sombre tunnel’ si le Parlement est dissous”, a-t-on mis en garde du côté du parti de la Liberté et de la Justice, branche politique de la confrérie des Frères musulmans. “Le futur président n’aura ni Parlement ni Constitution”, ajoute-t-on, promettant la plus “grande confusion.” “Maintenir le candidat de l’armée et renverser le Parlement élu après avoir accordé à la police militaire le droit de procéder à des arrestations est un véritable coup d’État et quiconque pense que des millions de jeunes vont laisser le coup d’État se produire se leurre”, écrit pour sa part, sur sa page Facebook, le candidat islamiste Abou al-Foutouh, éliminé à l’issue du premier tour. Par ailleurs, Le Conseil suprême des Forces armées, au pouvoir depuis février 2011, a prévu une réunion d’urgence pour discuter des conséquences de la dissolution de la chambre basse du Parlement, selon la Télévision d’État. Pour sa part, dans un message diffusé sur son site internet, l’ambassade des États-Unis au Caire avait prévenu que la décision de la Cour constitutionnelle, quelle qu’elle soit, risquait d’accentuer “le degré de tension” dans le pays. Publié avant l’arrêt de la Cour, ce message mérite d’être interprété. Ne signifie-t-il pas que les États-Unis, s’ils ne donnent pas le feu vert à l’initiative, lourde de conséquences, ne comptent pas pour autant s’y opposer ou la dénoncer ?
De telles ambigüités sont monnaie courante dans la diplomatie américaine. Il suffit de se rappeler l’attitude de l’ambassadrice des États-Unis à Bagdad avant que Saddam Hossein ait décidé d’envahir le Koweït. Mais, au-delà des réactions occidentales, qui pourraient être complaisantes, le vrai problème se pose à l’intérieur du pays. Avec un mouvement salafiste puissant et des Frères musulmans qui se sentent dépossédés, tenant compte de l’arsenal libyen dont une partie est en Égypte, un scénario comme celui qui a prévalu à partir de 1992 est à craindre. Avec une dimension autrement plus apocalyptique.


M. A. B

 

Ajouter un Commentaire

Charte d'utilisation de
www.liberte-algerie.com

- L’espace des commentaires sur liberte-algerie.com est ouvert à toute personne s’engageant à respecter les présentes conditions générales d'utilisation par l’Internaute

- L’internaute est prié de prendre connaissance le plus régulièrement possible des conditions Générales d'utilisation du site. Il faut savoir que liberte-algerie.com est libre de les modifier à tout moment sans notification préalable afin de les adapter aux évolutions du site et des lois et règlements en vigueur.

- La citation de la marque liberte-algerie.com sur un site Internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Tout internaute peut réagir sur le contenu du site

- Les informations fournies à liberte-algerie.com par un Utilisateur lors l’envoi de son commentaire sont communiquées sous la seule responsabilité de cet Utilisateur.

- En envoyant ses commentaires à liberte-algerie.com, l’utilisateur :

- déclare être autorisé à envoyer ses commentaires ;

- autorise liberte-algerie.com à reproduire et représenter, intégralement ou partiellement et à adapter les commentaires sur les services de communication électroniques édités par liberte-algerie.com dans le monde entier.

- liberte-algerie.com a le droit de retirer ou d’interdire l’accès à tout Commentaire contrevenant ou risquant de contrevenir aux lois et règlements en vigueur ou qui ne serait pas conforme aux règles éditoriales du site.

- L'utilisateur est seul responsable de toute utilisation personnelle du contenu ou des commentaires publiés sur le Site.

- liberte-algerie.com n'exerce aucun contrôle quant au contenu des sites Internet tiers. L'existence d'un lien hypertexte entre le site et un site internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Dans l'hypothèse où l’utilisateur est une personne physique mineure, il déclare et reconnait avoir recueilli l'autorisation auprès de ses parents ou du (ou des) titulaire(s) de l'autorité parentale le concernant pour utiliser le site. Le (ou les) titulaire(s) de l'autorité parentale a (ont) accepté d'être garant(s) du respect de l'ensemble des dispositions de la charte.

- Les propos incitants à la haine raciale ou religieuse, les appels à la violence, l’utilisation de termes régionalistes, et tout message litigieux ne sont pas acceptés par liberte-algerie.com.

- Veuillez éviter l’excès de propos de type belliciste, morbide ou guerroyeur.

- Les commentaires où on y constate de l’agressivité, de la vulgarité ou de la violence excessive dans le ton, ne sont pas autorisées à être publiés sur le site. Egalement les insultes personnelles entre participants.

- Pas de pornographie, pédophilie, obscénités et grossièretés.

- La répétition de messages identiques ou très voisins n’est pas autorisée

- Tout lien dirigeant vers un site raciste, islamophobe, ou que la rédaction jugera non conforme, sera effacé.
- Les spéculations ou révélations à propos de l'identité de tel ou tel participant ne sont pas tolérées.

- Les tentatives d'usurpation d'un pseudonyme déjà employé ne sont pas tolérées.

- Les messages personnels échangés entre participants ou postés sur d’autres sites ne doivent pas être diffusés sur le site.

- L’usage normal pour publier les commentaires requiert un seul pseudonyme.
- Veuillez poster vos sujets dans les rubriques appropriées du site

- En cas de malentendu persistant avec le médiateur, vous êtes prié de le contacter par email (l’adresse : journal.liberte.dz@gmail.com)

DIlem
DILEM DU 21 AOUT 2014
Galerie Agrandir
Bannière
CONTRECHAMP
video

Galerie photos
Mohamed Mebarki, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au forum de “Liberté” du 04 août
Mohamed Mebarki, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, au forum de “Liberté” du 04 août
Galerie Agrandir
LIBAN
Bannière
Bannière
Bannière
LIBERTE MOBILE
Bannière
Voir toute La rubrique

Dernières infos