Nouvelle résolution à l'ONU pour un vote dans les prochains jours
L’option militaire en Syrie abandonnée
Par : Merzak Tigrine
La dernière mouture du projet de résolution, ne prévoyant pas d’option militaire en Syrie, devrait ouvrir la voie à un vote au Conseil de sécurité, bloqué jusque-là par la Russie.
De concession en concession, jusqu'à abandonner toute référence explicite au départ du président Bachar Al-Assad, les Occidentaux auraient fini par arracher l’accord de la Russie, qui bloque depuis des mois une résolution, à ouvrir la voie à un vote du conseil de sécurité sur la Syrie. Une des dernières versions du texte, soulignant qu’elle “soutient pleinement (...) la décision de la Ligue arabe du 22 janvier 2012 de faciliter une transition politique”, dont les détails, notamment le transfert des pouvoirs du président Assad à son vice-président n'apparaissent plus, à la demande de Moscou, a été distribuée jeudi aux quinze membres de l’organe exécutif onusien. Il “condamne la violence d'où qu'elle émane” et abandonne toute référence aux sanctions économiques décidées par la Ligue arabe contre Damas en novembre 2011, ainsi qu'aux ventes d'armes à la Syrie, que Moscou souhaite poursuivre.
Le texte comporte toujours ce “soutien total”, mais plusieurs diplomates estiment que les menaces de veto russe ont davantage à voir avec le calendrier qu'avec le contenu et jugent que les Russes pourraient être convaincus de s'abstenir, voire de voter en faveur de la résolution.
Le texte, soutenu par le Maroc, la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, l'Allemagne, le Portugal, la Colombie, le Togo, la Libye, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le sultanat d'Oman et la Turquie, peut encore être amendé par les gouvernements, et le vote au Conseil pourrait intervenir dans les tout prochains jours, vraisemblablement lundi, selon des diplomates. Ils soulignent que des consultations sur la Syrie pourraient avoir lieu entre Occidentaux et Russes à l'occasion de la Conférence sur la sécurité de Munich ce week-end. Pour rappel, le processus de transition démocratique avait été proposé par la Ligue arabe en janvier dans son plan de sortie de crise pour la Syrie.
La Russie insiste pour que le Conseil de sécurité ne préjuge pas de l'issue de la crise en demandant a priori que le président Assad cède le pouvoir. Échaudé par le précédent libyen, Moscou accuse les Occidentaux d'avoir exploité la formulation vague de la résolution 1973 adoptée en mars 2011, qui appelait à la mise en œuvre d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et à la protection des populations civiles, pour accélérer la chute de Mouammar Kadhafi.
Les Russes exigent donc que le projet de résolution sur la Syrie exclut explicitement tout recours à la force extérieure. Par ailleurs, le chef de la mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie, le général soudanais Mohammed Ahmed Moustafa Al-Dabi, a qualifié la situation de “guerre”.
En revanche, il s'est déclaré “totalement satisfait” du travail de la mission, débutée le 26 décembre et suspendue le 28 janvier en raison de l'intensification de la répression qui a fait plusieurs centaines de morts depuis fin décembre.
Enfin, alors que le président Assad semble de plus en plus isolé, la Turquie, qui a rompu les ponts avec son ancien allié, a affirmé qu'elle pourrait songer à offrir l'asile à sa famille.
M T
Commentaires
Farryball 05-02-2012 21:26
Hahaha petit comique depuis quand les Arabes sont-t-ils vos frères. Les Sayanim ok même si vous n'êtes pas à la hauteur...inutile d'écrire en majuscules cela ne donne pas plus de poids à votre diarrhée verbale elle pue de toutes façon
octopussy 04-02-2012 20:36
agma 04-02-2012 12:06



