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Elle a effectué une mission dimanche à Bamako

La Cédéao a “bon espoir” d'une transition réussie au Mali

© D. R.

Le chef de l'État ghanéen Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Cédéao (Communauté des États d'Afrique de l'Ouest), a déclaré dimanche soir à Bamako avoir “bon espoir” que les autorités de transition maliennes respectent leurs engagements, cinq jours après la levée des sanctions de la Cédéao. Au lendemain de la formation d'un gouvernement de transition le 5 octobre, l'organisation régionale a levé les sanctions, comprenant un embargo commercial et financier.

“Pour le moment, toutes les actions entreprises par les autorités de transition nous donnent bon espoir qu'elles tiennent les engagements pris envers nous”, a déclaré M. Akufo-Addo lors d'une très brève conférence de presse au terme de sa visite. Accompagné notamment par l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur dans cette crise, et le président de la commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou, il a rencontré le président de transition Bah Ndaw et le vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta. Il s'est également entretenu avec le Premier ministre de transition Moctar Ouane, ancien ministre des Affaires étrangères et diplomate de carrière.

Le président en exercice de la Cédéao “a exhorté les autorités de la transition à finaliser le calendrier du processus électoral pour arriver aux élections présidentielle et parlementaires dans le délai indiqué”, selon un communiqué lu lors de la conférence de presse. Le président ghanéen a également rencontré l'ex-Premier ministre Boubou Cissé, une des onze personnalités civiles et militaires toujours détenues et dont le vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, a annoncé mercredi la libération.

Le gouvernement de M. Ouane compte 25 ministres, dont quatre colonels à des postes stratégiques : la Défense, la Sécurité, l'Administration territoriale et la Réconciliation nationale. La visite du dirigeant de la Cédéao au Mali intervient cinq jours après la suspension des sanctions imposées par l'organisation régionale au pays, au lendemain de la satisfaction de leur principale condition qu'est la nomination d’un gouvernement de transition.

 

R. I./Agences


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