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A la une / International

Médiation koweïtienne dans la crise du Golfe

La colère des adversaires du Qatar

Les quatre pays arabes hostiles au Qatar ont contesté, hier, des déclarations de l'émir du Koweït, médiateur dans la crise du Golfe, en niant tout progrès dans la recherche d'une solution à cette dispute sans précédent. Dans un communiqué publié, tôt hier, par l'agence de presse officielle saoudienne SPA, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont réagi à des déclarations faites par l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah aux côtés du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Ils ont mis en doute l'affirmation faite par cheikh Sabah, selon laquelle le “Qatar serait prêt à accepter les 13 demandes formulées par ces 4 pays”, et répété que “la négociation sur ces demandes ne doit être précédée par aucune condition”. Les quatre pays ont également regretté que l'émir du Koweït ait affirmé que “sa médiation a empêché une escalade militaire” en soulignant que “l'option militaire n'a jamais été envisagée dans ce conflit”. Reçu jeudi par le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, l'émir du Koweït a suggéré que le Qatar avait accepté les 13 demandes de ses adversaires pour un rétablissement des relations et que la médiation koweïtienne avait une chance d'aboutir. Ce qui a provoqué l’ire des quatre pays qui ont répondu immédiatement à ces déclarations.
Ils ont ainsi nié tout progrès, regrettant que “cheikh Sabah ait affirmé que sa médiation avait empêché une escalade militaire alors que l’option militaire n'a jamais été envisagée”. Ils ont mis en doute l'affirmation de cheikh Sabah, selon laquelle le Qatar serait prêt à accepter leurs 13 demandes et répété que “la négociation ne devrait être précédée par aucune condition”. Parmi ces demandes figurent la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera, accusée d'hostilité envers les quatre pays, la fermeture d'une base turque au Qatar et une limitation des liens avec l'Iran. “Le Qatar a encore posé des conditions à une négociation sur la crise, ce qui confirme qu'il n'est pas intéressé par le dialogue, la lutte contre le financement du terrorisme ou la non-ingérence dans les affaires internes d'autres pays”, ont souligné les quatre pays dans un communiqué. Le Koweït a réagi à la déclaration des quatre pays, en évitant de citer celle de l'émir à la Maison-Blanche, mais rappelant avoir recherché depuis le début de la crise à favoriser la dialogue. Contrairement à cheikh Sabah, le président Trump a laissé entendre que les efforts diplomatiques pour résoudre cette crise étaient dans l'impasse et proposé sa médiation. “Le Koweït a vraiment été en première ligne pour résoudre (cette situation) et nous apprécions vraiment cela. Mais je pense que nous la résoudrons, et si nous ne la résolvons pas, je serai un médiateur ici à la Maison-Blanche”, a déclaré le Président américain. Il a insisté, jeudi soir, lors d'un échange téléphonique avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, sur la nécessaire unité entre les pays du Golfe pour vaincre le terrorisme.


R. I./Agences


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