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A la une / International

Le pays asiatique au cœur d’une crise mondiale

La Corée du Nord et nous

À l’heure où l’Algérie n’arrive même plus à faire entendre sa voix sur des évènements qui se déroulent à ses frontières, la question de la rupture des relations diplomatiques avec la lointaine Corée du Nord paraît vraiment accessoire. Il est vrai qu’avec son voisinage “venimeux” conjugué à d’autres tensions, internes et externes, la priorité de la diplomatie algérienne n’est sûrement pas l’heure de Pyongyang. La crise actuelle des tirs de missiles menés par le dictateur nord- coréen Kim Jong-Un est, en effet, embarrassante pour les pays qui, comme l’Algérie, ont ratifié les traités de non-prolifération nucléaire et auquel certaines voix opposent aujourd’hui, dans ce contexte d’escalade militaire, la “légalité internationale” ou encore la “conscience universelle” à l’effet de rompre ses relations avec Pyongyang. Ainsi, certaines sources font valoir que les États-Unis d’Amérique exerceraient actuellement des pressions sur certains pays arabes comme l’Algérie qui entretiennent encore, des relations diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée (ou Corée du Nord). Pourtant, une telle décision souveraine appartient à l’Algérie. Et à l’Algérie seule. Car, qui connaît l’histoire de notre pays n’ignore rien de la légitimité de certaines de ses positions sur l’échiquier international. L'indépendance de la politique étrangère de l'Algérie, nettement déterminée par son histoire et son emplacement géopolitique ne saurait faire plier sa diplomatie devant des “injonctions” étrangères. D’ailleurs, notre pays n’est pas le seul à disposer d’une représentation diplomatique à Pyongyang.
Lois s’en faut ! Mais quid précisément de ces relations? Mis à part le fait que la Corée du Nord a été, certes, le premier État non-arabe à reconnaître officiellement le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne), en 1958, les relations entre Alger et Pyongyang sont réduites aujourd’hui à leur plus simple signification contrairement avec celles entretenues, en revanche, avec Séoul, la capitale du pays voisin, la Corée du sud, autrement plus développée. Sous embargo total depuis septembre 2016 en matière d’hydrocarbures, la Corée du Nord avait dépêché à Alger, en avril dernier, son vice-ministre des Affaires étrangères afin de solliciter une aide pour l’exploitation de son pétrole offshore. Une demande très difficile à satisfaire au demeurant. D’ailleurs, sur ce registre, l’Algérie, elle-même, avait déjà essuyé par le passé de nombreuses tentatives d'isolement politique, d’embargo économique et militaire jusqu'aux guerres médiatiques et aux instruments des renseignements. Cela ne l’a jamais empêchée pourtant de jouer un rôle de facteur d'équilibre dans les affaires internationales et de continuer à entretenir des relations cordiales avec les deux Corées. Faut-il rappeler précisément à ce sujet que l’Algérie a bénéficié d’une coopération militaire avec la Corée du Sud, en pleine décennie noire et même après ?
Des formations de commandos ont été dispensées par des instructeurs sud-coréens à plusieurs contingents de spécialistes de l’antiterrorisme algérien et cela au moment même où notre pays en avait le plus besoin. Depuis, chacun sait, que l’Algérie a défait militairement le terrorisme dans l’indifférence du reste du monde. L’Algérie est devenue, par la suite, le seul pays africain avec qui la Corée du Sud aura signé, un accord de “partenariat stratégique”. Nonobstant le fait que Séoul reste l’un des plus gros clients de l’Algérie en matière d’exportations d’hydrocarbures.

M-C. L.


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