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A la une / International

Décret anti-migratoire aux États-Unis

La justice de San Francisco déboute Trump

La cour d'appel de San Francisco (ouest des États-Unis) a infligé, jeudi soir, un nouveau revers à l'administration Trump au sujet de son décret anti-immigration contesté, autorisant notamment l'accès au territoire américain à certains réfugiés, ont rapporté, hier, les agences de presse. Confirmant une décision du tribunal fédéral de Hawaï, dont avait fait appel le gouvernement américain, les 3 juges de San Francisco ont estimé que “le décret migratoire devait exclure les réfugiés ayant une assurance formelle d'une agence aux États-Unis qu'elle les prendrait en charge”. La décision pourrait donc débloquer l'entrée de quelque 24 000 réfugiés dont les demandes d'asile ont déjà été approuvées. La cour d'appel estime notamment que refuser l'accès aux États-Unis des réfugiés dont les demandes ont été longuement examinées et validées les mettrait en danger et causerait un “dommage” aux agences spécialisées. Comme la Cour Suprême l'avait décidé en juillet, les 3 juges californiens ont, par ailleurs, confirmé que grands-parents et petits-enfants originaires des 6 pays musulmans visés par le décret migratoire devaient être inclus dans les liens de parenté pouvant permettre l'entrée aux États-Unis. La cour d'appel du 9e circuit souligne que “le gouvernement n'offre pas d'explication convaincante sur pourquoi une belle-mère est clairement une relation proche, mais un grand-parent, petit-enfant, oncle, tante nièce, neveu ou cousin ne le seraient pas”. Le département américain de la Justice (DoJ) a réagi dans un communiqué publié par la presse américaine: “Nous allons maintenant retourner devant la Cour Suprême pour faire reconnaître le droit de l'exécutif de protéger la nation”. Donald Trump justifie son décret migratoire en affirmant qu'il est nécessaire pour lutter contre le terrorisme. Ses détracteurs affirment qu'il est discriminatoire contre les musulmans.


R. I./Agences


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