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A la une / International

Le Hamas dissout son “gouvernement provisoire” à Gaza

La réconciliation interpalestinienne en marche !

Azzam al-Ahmed (à gauche), chef de la délégation du Fatah. © D.R.

Considéré comme le principal blocage à une réconciliation inter-palestinienne, le comité administratif du Hamas à Gaza, également connue sous le nom de “gouvernement provisoire” a été dissous hier par la formation islamiste, ouvrant la voie du dialogue avec le Fatah.

Désormais, le Hamas veut discuter avec le Fatah et donne un sérieux gage de sa bonne volonté pour parvenir à de nouvelles discussions de réconciliation entre les Palestiniens. En effet, le mouvement islamiste palestinien, qui dirige de facto la bande de Gaza depuis 2007, a annoncé officiellement hier la dissolution du “comité administratif” de cette enclave, une institution que contestait le Fatah du président Mahmoud Abbas. Ce comité, formé de sept hauts responsables du mouvement pour gérer les affaires de l'enclave, était perçu comme un “gouvernement” parallèle au gouvernement de l’Autorité palestinienne, et surtout comme un obstacle à l'unité palestinienne. “En réponse aux efforts égyptiens”, le Mouvement de résistance islamique a en effet annoncé la dissolution de cette instance. Mieux, le Hamas a indiqué dans un communiqué publié hier qu’il donne son accord “pour entamer des discussions sur la réconciliation et pour organiser des élections générales”. Donc, Ismaïl Haniyeh, qui a été élu en mai dernier à la tête du mouvement, en remplacement de Khaled Mechaâl, est passé à l’acte, quelques jours après en avoir fait l’annonce au Caire. Il avait affirmé que cette structure sera dissoute afin de permettre d’engager des négociations pour la formation d’un gouvernement palestinien d’union nationale. L’Autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas et reconnue par la communauté internationale, avait perdu pied à Gaza en 2007 au profit du Hamas. Cette enclave, où sont massés environ 2 millions d’habitants, a vécu quasiment dix années de crise, en raison du  blocus maritime et terrestre imposée par Israël. Même l’Égypte a renforcé ce blocus en n’ouvrant sa frontière, qu’occasionnellement par le passage de Rafah pour des raisons humanitaires. Face à cette situation de blocage, les Gazaouis n’avaient d’autre choix que de recourir aux tunnels vers Israël, et surtout l’Égypte, pour s’approvisionner. Ceci étant, le communiqué du mouvement islamiste indiqué que “le Hamas invite le gouvernement de consensus national à s’installer immédiatement à Gaza pour y exercer sa mission (...) dans la bande et accepte la tenue d'élections générales”. Il ajoute qu’il a pris cette décision pour mettre fin aux divisions entre Palestiniens. Rappelons qu’un accord de réconciliation, prévoyant la formation d’un gouvernement d'union nationale et la tenue d’élections dans les six mois, avait été conclu par les deux parties en 2011. Mais des différends avaient ensuite éclaté, disloquant sa mise en œuvre. Un gouvernement de consensus national avait finalement été formé en juin 2014 sous la direction de Rami Hamdallah, sans pour autant parvenir à concrétiser la réconciliation. Cette fois-ci, l’espoir d’une véritable réconciliation inter-palestinienne paraît réel au vu de la volonté affichée par le mouvement islamiste de résistance Hamas. Le vœu de tous les Palestiniens semble sur le point d’être exaucé, pour peu que l’intérêt commun, en l’occurrence la création d’un État palestinien, soit mis au-dessus de tous.        

                                                                       
Merzak Tigrine


 


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