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Au 18e jour de la contestation au Liban

La rue intransigeante face aux politiques

© D. R.

Après une relative accalmie, vendredi et samedi, les rues libanaises ont renoué hier avec la contestation dans plusieurs villes du pays, à Beyrouth, dans la capitale, et à Tripoli, deuxième ville du pays, où des milliers de Libanais ont organisé un rassemblement sous le slogan du “dimanche de l’unité”. Les manifestants ont exprimé leur rejet des réformes proposées par le chef de l’Etat, Michel Aoun tout en affichant leur engagement à maintenir la pression jusqu’à satisfaction de toutes leurs revendications.

Des rassemblements similaires ont été organisés en soirée dans d’autres villes du pays pour exiger le départ de toute la classe politique. Les Libanais demandent la fin du confessionnalisme au Liban, source, selon eux, de l’échec politique qui règne dans le pays depuis trois décennies. Avant ces manifestations, les partisans du président Michel Aoun ont marché durant la matinée dans les rues de la capitale dans une démonstration de force.

Rassemblés à Baabda, au sud-est de Beyrouth, sur la route menant au palais présidentiel, les pro-Aoun ont brandi des drapeaux libanais et des étendards orange aux couleurs du parti du président, le Courant patriotique libre (CPL). Des ministres et des députés du mouvement se sont joints à l'évènement.  “J'appelle tout le monde à l'union”, a lancé M. Aoun dans une courte allocution à l'intérieur du palais, retransmise sur des écrans, s'adressant à ses partisans mais aussi aux contestataires, refusant de voir se dérouler "une manifestation contre une autre manifestation".

“Nous avons mis en place une feuille de route pour lutter contre la  corruption, redresser l'économie et établir un Etat civil”, a rappelé le  président, en reconnaissant que “les Libanais ont perdu confiance en l’État”. Avant lui, le chef du CPL, Gerban Bassil, a affirmé devant la foule compacte que “cette révolution doit rester la révolution contre l'injustice, sinon elle s'effondrera”, a-t-il averti.  “Vous dites "Tous, c'est à dire tous” (slogan de la révolution, ndlr), mais tout le monde n'est pas corrompu.

Si vous vous en prenez à tout le monde, les corrompus et les autres, il ne peut pas y avoir de reddition des comptes”, a-t-il soutenu en avertissant contre le retour aux heures sombres de la guerre civile. “Au lieu de bloquer la route aux citoyens en érigeant des barrages, qui nous rappellent le temps de la guerre et des milices, coupons la route aux corrompus”, a-t-il dit.  Pour rappel, Gebran Bassil et le président Michel Aoun ont été les deux cibles privilégiées du mouvement de contestation contre laclasse dirigeante qui est entrée dans son 18e jour. 

En réaction aux déclarations de M. Bassil, le leader druze Walid Joumblatt s'en est pris vertement à ce dernier. “A l'apogée de la crise politique, et ses répercussions économiques et sociales, que subit le pays, et après que le mouvement populaire a renversé la majorité de la classe politique, certains sapent la Constitution sous le slogan ‘La formation avant la désignation’ en faveur des intérêts hégémoniques d'un individu et d'un courant politique absurde”, a écrit M. Joumblatt sur son compte Twitter, en référence à M. Bassil et au CPL.

 

K. B.



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