Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / International

Berlin gèle ses livraisons d’armes à Ankara qui s’équipe chez Moscou

La Turquie s’éloigne de l’Europe

La Turquie a annoncé mardi la signature avec la Russie d’un important contrat d’achat de systèmes de défense antiaérienne S-400, soit le jour même où l’Allemagne a confirmé le gel de ses livraisons d’armes à Ankara, dans un contexte diplomatique difficile entre les deux pays et avec l’Union européenne. “Les signatures ont été faites pour l'achat de systèmes S-400 à la Russie”, a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, cité mardi soir par la presse locale, précisant “qu’un acompte a également été versé pour autant que je le sache.” Le président russe Vladimir Poutine “et moi-même sommes déterminés sur cette question”, a-t-il poursuivi. Ces déclarations sonnent comme un message d’un divorce définitif avec l’Europe, dont le président de la Commission de l’Union européenne, Claude Junker, a affirmé hier que pour chaque pays candidat à une adhésion, “il faut que l'État de droit, la justice et les valeurs fondamentales soient respectées.” Ce qui n’est pas le cas en Turquie, où depuis le putsch avorté de juillet 2016, le régime islamo-conservateur d’Erdogan a opéré une vague d’arrestations chez tous ses opposants et éventuels opposants à son projet despotique. Autre signe de ce divorce non-encore prononcé avec l’Europe, l’annonce du ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, du gel des livraisons d’armes à la Turquie pour les mêmes raisons énoncées par Claude Juncker, mais aussi à cause de la multiplication des arrestations par Ankara des touristes allemands, majoritairement d’origine turque. “Les contrats importants que la Turquie nous propose actuellement -ils sont en fait assez nombreux- sont ‘en attente’”, a indiqué le ministre dans un entretien au quotidien allemand Handelsblatt. Pour rappel, les relations entre la Turquie et l’Allemagne se sont détériorées depuis le putsch avorté de 2015, et ne semblent pas être prêtes à reprendre du tonus. Pis encore, Berlin s’active énormément ces derniers temps à Bruxelles contre la poursuite des discussions de l’adhésion d’Ankara à l’UE. Mais cela ne semble aucunement inquiéter Erdogan qui a désormais le regard rivé vers Moscou et Téhéran.


Lyès Menacer


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER