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A la une / International

Le sommet qu’ambitionnait Israël d’organiser avec le continent annulé

L’Afrique fidèle à la Palestine

Heurts entre soldats israéliens et des Palestiniens dans les territoires occupés. © D.R.

L’occupant israélien s’est, une nouvelle fois, cassé les dents en Afrique, avec le report sine die du sommet qu’il voulait tenir avec les dirigeants africains au Togo du 23 au 27 octobre, tant les boycotteurs étaient nombreux.

Faisant de sa présence en Afrique un objectif primordial, Israël, qui n’entretient des relations qu’avec un nombre très limité de pays du continent, a de nouveau échoué à organiser un sommet avec les dirigeants africains. En effet, vu les nombreuses menaces de boycott de ce rendez-vous et les problèmes internes avec l’opposition, le pays hôte, le Togo, a demandé à reporter ce sommet. Il était utopique pour Israël de croire que les pays africains, qui ont majoritairement témoigné leur soutien et leur sympathie à la lutte du peuple palestinien, allaient accepter aussi facilement de participer à ce genre de rencontres. Accusant le coup, Tel-Aviv s’est contenté de déclarer qu’ “à la demande du président du Togo et après des consultations mutuelles avec le Premier ministre, il a été décidé de reporter la tenue du sommet (...) à une date qui sera convenue d'un commun accord”. Pour justifier cette annonce, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a indiqué dans un communiqué que “le président du Togo a souligné que le succès de cet évènement nécessitait des préparatifs élaborés.” La tentative israélienne était vouée à l’échec car l’Algérie et l’Afrique du Sud refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv. Si la position de l’Algérie est connue et irréversible, celle de l’Afrique du Sud est différente. En effet, Pretoria, qui soutenait Israël sous le régime d’apartheid, entretient aujourd’hui des relations difficiles avec Tel-Aviv. Le site d’information marocain “le1.ma” a rapporté que “malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset, et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma”. Israël, qui vise les débouchés commerciaux potentiels sur le continent, cherche surtout à s’assurer davantage de votes africains favorables au sein des Nations unies, où les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv ne sont que rarement votées par les États africains. Malgré toutes les offres que leur fait miroiter Tel-Aviv dans les domaines tels que l’eau, l’agriculture, la santé et les technologies, les dirigeants africains ont rarement répondu par l’affirmative aux sollicitations israéliennes. L’offensive diplomatique et économique lancée par Benjamin Netanyahu en Afrique de l’Est en juillet 2016, et sa présence au sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au Liberia en juin dernier, n’ont apparemment pas eu les résultats escomptés. Beaucoup de dirigeants africains semblent être encore fidèles à la cause palestinienne, au grand dam de l’État hébreu, dont la politique raciste et expansionniste ne lui vaut que des inimitiés, hormis de la part de ses soutiens inconditionnels par intérêt.


Merzak Tigrine

 


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