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A la une / International

Situation de la paix et de la sécurité en Afrique

Le réaliste constat de Smaïl Chergui

Smaïl Chergui, commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité. ©D. R.

Le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine a estimé que les efforts consentis par les dirigeants du continent pour mettre fin aux conflits et crises permettent certes d’améliorer la situation, mais les moyens demeurent insuffisants pour en venir à bout définitivement.

Devant un parterre de personnalités au siège du Conseil de la Nation, le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine a donné hier ses éclairages quant à la situation sécuritaire prévalant dans le continent, où les conflits et les crises sont légion. Insistant sur les solutions politiques, Smaïl Chergui a fait remarquer que c’est le moyen privilégié pour régler les conflits, même si dans certains cas on ne peut s’empêcher de recourir à la force pour y parvenir. Le conférencier a rappelé que l’Union africaine opte d’abord pour la prévention dans son approche de règlement des conflits, et accorde une grande importance à l’existence de bases de la démocratie dans ses pays membres garants de la stabilité, avant de recourir comme ultime étape à l’envoi de troupes armées pour rétablir la paix. Dans ce cadre, Smaïl Chergui dira que les élections, qui devraient être le meilleur moyen de pratique de la démocratie, sont parfois la cause de crises dans de nombreux pays du continent, citant le cas de la Gambie au passage. Quant aux difficultés de règlement de ces conflits, il fera remarquer que, désormais, l’UA “veut uniquement sauvegarder la paix et non intervenir dans les conflits armés”. Dans le même ordre d’idées, Smaïl Chergui indiquera que les Nations unies exigent dorénavant que l’Afrique prenne en charge 25% du coût de l’envoi de troupes pour rétablir la paix et la sécurité dans ses pays membres. Faisant le point sur les forces africaines opérant dans certains pays, il évoquera le cas de la Somalie où l’Amisom a libéré 80% des territoires, qui étaient entre les mains des terroristes, et permis d’élire librement un président et un Parlement dans ce pays. Évoquant le cas de la Libye, il a regretté la multiplication des interventions étrangères, dans ce pays où on a recensé l’existence de 60 millions de pièces d’armes. Cette situation, a-t-il souligné, a pour conséquence de rendre certaines milices plus fortes que l’armée régulière du pays. M. Chergui n’a tout de même pas manqué de saluer les efforts de l’Union africaine, qui a chargé un Comité de haut niveau sous la présidence du chef de l’État du Congo Brazzaville de suivre le dossier de très près et trouver une solution à la crise libyenne.
Quant au conflit du Sahara occidental, il a émis le souhait que l’adhésion du Maroc à l’UA, où il siège aux côtés de la République arabe sahraouie démocratique, permette de relancer les négociations entre les deux parties. Il y a lieu de signaler que Smaïl Chergui a omis de répondre à une question sur la tentative du Maroc d’empêcher sa réélection au poste de Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine lors du sommet de janvier dernier à Addis-Abeba. Reste à savoir si c’était volontaire ou non. Énumérant les crises touchant le continent, notamment au Sahel, du côté des Grands Lacs, en Afrique de l’Ouest, dans d’autres régions, il a insisté sur la nécessité de rationaliser et d’harmoniser les moyens disponibles pour les régler, car ils sont réduits.
Smaïl Chergui a lancé un appel en direction des organisations régionales africaines, avec lesquelles est prévue une réunion en juin prochain à Addis-Abeba, pour remplir leur rôle dans le maintien de la paix et de la sécurité. Il a aussi souligné le rôle que peut jouer l’Afripol dans la lutte contre le terrorisme, les crimes transfrontaliers, les organisations terroristes et la cybercriminalité.

Merzak Tigrine


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