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A la une / International

Nouveau tir de missile balistique de la Corée du Nord

L’énième défi de Pyongyang à la communauté internationale

La Corée du Nord a procédé à un nouveau tir de missile balistique. ©D. R.

Le Conseil de sécurité devait tenir hier une réunion d’urgence et des discussions devraient se tenir en marge de l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine.

La Corée du Nord a répliqué vendredi au dernier train de sanctions de l'ONU en tirant sur une distance inédite un missile balistique qui a survolé le Japon, démontrant selon les analystes sa capacité à cibler le territoire américain de Guam. Le missile a été lancé d'un site proche de Pyongyang, cinq jours après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une huitième série de sanctions pour tenter de pousser le pays reclus de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. La nouvelle résolution sanctionnait le sixième essai nucléaire nord-coréen, de loin le plus puissant et qui concernait selon Pyongyang une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile. Il s'agissait d'un missile à portée intermédiaire (IRBM), selon l'armée américaine. Le missile a probablement parcouru 3700 km, atteignant une altitude maximum de 770 km, avant de s'abîmer dans le Pacifique, selon le ministère sud-coréen de la Défense. Après les tirs par le Nord en juillet de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), qui ont semblé mettre à sa portée une bonne partie du continent américain, le président Donald Trump l'avait menacé du “feu et de la colère”. À quoi Pyongyang avait répliqué en promettant de tirer une salve de quatre missiles à proximité de Guam, dans le Pacifique, où Washington possède des installations militaires stratégiques. Pyongyang avait “Guam à l'esprit” vendredi, a aussi jugé le ministre japonais de la Défense, Itsunori Onodera, relevant que le missile avait parcouru une distance suffisante pour atteindre en théorie cette île située à 3400 km environ de la Corée du Nord. Selon Tokyo, le missile a survolé l'île septentrionale japonaise de Hokkaido avant de s'abîmer à environ 2000 km à l'est. Le 29 août, le Nord avait déjà tiré un Hwasong-12, un missile de portée intermédiaire, au-dessus de l'archipel. Deux ICBM avaient été tirés en juillet. “Le Nord envoie le message suivant : ‘’Nous ne tremblons devant aucune sanction et nos menaces ne sont pas vaines’’”, a déclaré à l'AFP Yang Moo-Jin, de l'université des études nord-coréennes de Séoul. Des millions de Japonais ont été brutalement réveillés par les sirènes et des textos d'alerte. “Si la Corée du Nord continue sur cette voie, son avenir ne sera pas radieux”, a réagi le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, selon qui le Japon “ne tolérera jamais les dangereux actes provocateurs de la Corée du Nord, qui menacent la paix dans le monde”. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a enjoint la Chine, principal allié et soutien économique de Pyongyang, et la Russie, à faire directement pression “de leur propre chef” sur Pyongyang. Pékin, qui a condamné le tir et appelé à la retenue, a renvoyé Pyongyang et Washington dos à dos, jugeant “irresponsables” les critiques américaines l'appelant à accentuer sa pression sur le Nord. “Le cœur du problème, c'est l'opposition entre la Corée du Nord et les États-Unis (...) La Chine n'est pas à l'origine de l'escalade des tensions”, a réagi la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying. Les présidents russe et français, Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, ont pour leur part appelé à des “négociations directes” avec Pyongyang pour faire baisser les tensions, jugeant lors d'un entretien téléphonique “inadmissible” la poursuite de l'escalade dans la péninsule, selon le Kremlin. Les dernières sanctions de l'ONU sont les plus restrictives à ce jour, avec une limitation des exportations de pétrole et de produits raffinés vers Pyongyang ou l'interdiction des achats de textile nord-coréen. L'ONU comme l'UE ont aussi condamné le tir de missile.

R. I./Agences


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