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Alors que la classe politique est atomisée

Les Libanais continuent de manifester

© D. R.

Des milliers de Libanais sont sortis hier pour le 25 jour consécutif réclamer le départ de la classe politique actuelle et la formation d’un nouveau gouvernement de compétences pour sortir le pays de l’impasse politique et d’une crise économique qui s’aggrave de jour en jour. 

Outre la capitale Beyrouth, où la rue a été renforcée par le soutien des étudiants et des lycéens à la contestation, des villes comme Tripoli, Tyr, Saida maintiennent la pression sur les autorités, lit-on sur les médias locaux : “Défilant dans les rues de la ville (de Tyr), drapeaux libanais au vent, les manifestants se sont dirigés de la place el-Alam, épicentre de la contestation dans cette grande ville du Liban-Sud, vers le siège local de la banque centrale du Liban, sous haute surveillance des forces de sécurité intérieure et de l'armée.”

Dans la deuxième plus grande ville libanaise Tripoli, les étudiants sont sortis protester dès les premières heures de la matinée, a rapporté l’agence officielle NNA. Acculée par l’ampleur et le souffle de cette révolte populaire, la classe politique libanaise n’arrive pas à convaincre les manifestants, malgré les multiples annonces faites par l’ancien gouvernement démissionnaire de Saad Hariri et les engagements du président Michel Aoun à opérer des réformes profondes. 

Hier matin, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Boutros Rahi, a dénoncé “les entraves devant la formation du gouvernement”, lors de la messe dominicale à Bkerké. Selon lui, ce retard provoquera l'effondrement, la chute de l'État et attirera la malédiction de l'histoire, ont rapporté les médias locaux.

L’ancien ministre des Finances dans le gouvernement sortant, Ali Hassan Khalil, a appelé lui aussi à accélérer le processus de formation d’un nouveau gouvernement et à juger les responsables politiques et administratifs coupables de corruption. Mais dans la rue libanaise, les revendications vont au-delà d’un simple jugement des corrompus et de la formation d’un nouveau gouvernement. Les Libanais veulent en finir avec le système de gouvernance confessionnelle, à l’origine de tous les maux, estiment-ils.

 

L. M.



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