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Alors qu’un civil a été tué hier à Khartoum

Les négociations dans l’impasse au Soudan

© D.R

L’ALC tient toujours au précédent accord, conclu avant le massacre du 3 juin dernier à Khartoum, lors de la dispersion par les militaires d’un sit-in pacifique devant le QG de l’armée.

Les discussions autour de la déclaration constitutionnelle au Soudan se sont achevées hier matin à l’aube sans aboutir à un accord entre le Conseil militaire de transition (CMT) et les membres de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC, opposition), ont rapporté hier les médias soudanais, alors qu’un civil soudanais “a été tué par des paramilitaires” dans une ville au sud-est de Khartoum, après que des habitants eurent protesté contre eux. L’opposition a émis des réserves par rapport au contenu de cette déclaration, dont la première mouture avait été soumise par la médiation éthiopienne et l’Union africaine. Pour l’alliance de l’opposition, le texte de la déclaration ne correspond pas aux attentes des Soudanais, concernant surtout la principale revendication consistant en la mise en place d’une autorité civile de transition. 

L’ALC tient toujours au précédent accord, conclu avant le massacre du 3 juin dernier à Khartoum, lors de la dispersion par les militaires d’un sit-in pacifique devant le QG de l’armée. “Nous déclarons notre attachement à l'accord précédent avec le conseil militaire”, a déclaré l’ACL, dans un communiqué. “Nous sommes également attachés à la résolution adoptée par le Conseil africain de paix et de sécurité, qui stipule que les parties doivent respecter leur accord précédent et l'achever sauf accord contraire, et non le début des négociations dans un ordre infini”, a ajouté l’opposition, après six heures de discussions nocturnes. Les deux parties en conflit n’arrivent pas à s’entendre sur le Conseil souverain de transition, concernant sa durée (39 mois) et sa composante, l’armée voulant asseoir son hégémonie, alors que l’opposition réclame une représentation équitable ou supérieure pour les civils. 
Pour rappel, une réunion s’est tenue vendredi et s’est terminée sur un accord préliminaire sur plusieurs sujets. Le CMT et l'alliance de l'opposition sont convenus de la déclaration politique, qui définit l'ensemble des autorités de la période de transition. Le 5 juillet, le CMT et l'Alliance pour la liberté et le changement, grâce à la médiation de l'Éthiopie et de l'Union africaine, sont parvenus à un accord visant à établir les autorités de transition chargées de gouverner conjointement le pays. Les deux parties ont convenu d'un conseil de souveraineté de trois ans, renouvelé par rotation, et d'un gouvernement civil jouissant de compétences nationales indépendantes. 
Elles ont également convenu de repousser la création d'un conseil législatif jusqu'à ce que le conseil de souveraineté et le gouvernement civil soient créés. Par ailleurs, un civil a été tué par des paramilitaires dans la ville d'Al-Souk, dans l'État de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe de paramilitaires, ont indiqué des témoins, cités par l'agence AFP. “Des habitants se sont rassemblés devant les bureaux du Service national de renseignement et de sécurité soudanais (Niss) pour se plaindre des RSF”, a affirmé un témoin. Plusieurs personnes ont également été blessées.


Lyès Menacer



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