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Rejetant les prétextes sanitaire et sécuritaire

L'ONU réaffirme le droit des citoyens à manifester

© D.R

Les restrictions imposées par certains pays vont jusqu’à la répression meurtrière des manifestants qui occupent la rue pour réclamer le droit élémentaire de se nourrir et de vivre en sécurité.

Le Comité des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies est revenu hier à la charge pour rappeler leur obligation à certains Etats le droit de leurs citoyens à manifester pacifiquement, dans un document publié hier et dans lequel il précise le concept de “rassemblement pacifique”, a rapporté l’AFP. “En cette période où des événements tels que la pandémie de Covid-19 soulèvent des défis sans précédent, et où les protestations mondiales en soutien au mouvement Black Lives Matter illustrent l'importance (du droit à manifester)”, a affirmé ce comité dans un communiqué. “Participer à un rassemblement pacifique pour s'exprimer, célébrer, ou revendiquer, est un droit humain fondamental”, et constitue “un fondement d'une société démocratique”, a déclaré Christof Heyns, le rapporteur du texte.

“Tout le monde, enfants, étrangers, femmes, travailleurs migrants, demandeurs d'asile et réfugiés, a le droit de manifester pacifiquement, sous plusieurs formes : dans des lieux publics ou privés, à l'extérieur ou à l'intérieur, en ligne”, a-t-il détaillé. “Les motifs généraux comme l'ordre public ou la sécurité publique ne constituent pas des bases solides pour interdire des rassemblements pacifiques”, a ajouté M. Heyns. 

Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, un organe indépendant composé de 18 experts, est chargé de vérifier la bonne application du Pacte international sur les droits civiques et politiques, dont l'article 21 affirme le droit à manifester pacifiquement.

Pour lui, il n’y a pas de raisons à ce que les gouvernements interdisent les manifestations pacifiques, mais ils ont le devoir de protéger les manifestants de toute agression de quelque nature que ce soit, comme cela a été le cas à maintes reprises dans certaines manifestations au Liban, où des partisans du Hezbollah ont agressé des manifestants anti-pouvoir en hiver dernier. 

Faisant référence aux manifestations dominicales des pro-démocraties à Hong Kong, ce comité a rappelé que les manifestants ont le droit de porter des masques et des capuches, que les gouvernements ne peuvent récupérer des données personnelles pour intimider les manifestants, ni bloquer internet.

Or, que ce soit en Chine, en Egypte, en Iran, en Turquie, dans les pays du Golfe et de nombreux pays africains et sud-asiatiques, les gouvernements locaux abusent de leur pouvoir pour surveiller les communications téléphoniques de leurs concitoyens, de bloquer leurs comptes sur les réseaux sociaux et de les attaquer même, selon plusieurs rapports d’ONG.

Le Comité souligne le droit des journalistes et des observateurs des associations de défense des droits de l'homme à couvrir et documenter les rassemblements, “y compris ceux qui sont interdits et violents”. 

 

 


Lyès Menacer


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