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A la une / International

Au lendemain du référendum d’indépendance violemment réprimé

Madrid sous pression pour dialoguer avec les Catalans

Carles Puigdemont, président du gouvernement régional de la Catalogne. © D.R

Le président de la Generalitat (gouvernement régional de la Catalogne), Carles Puigdemont a affirmé, hier, sa disponibilité à l’ouverture d’un dialogue avec Madrid, tout en précisant qu’il ne renoncera pas à l’indépendance.

Après le référendum et les violences policières qui ont fait près de 900 blessés parmi les indépendantistes catalans, l’heure est à la tentative du lancement d’un dialogue entre Madrid et la Catalogne, alors que les syndicats des travailleurs espagnols ont appelé à une grève générale pour aujourd’hui, dans un communiqué diffusé hier matin sur leur site. Hier, l'Union européenne (UE) a exhorté le gouvernement espagnol et les partisans de l'indépendance de la
Catalogne “au dialogue”, dénonçant l'usage de la violence qui “ne peut être un instrument de politique” des autorités espagnoles, dont la répression policière a provoqué de vives réactions d’indignation en Espagne et ailleurs.
Près de 850 personnes ont été blessées par les forces de l’ordre, qui ont fait usage de matraques et de balles en caoutchouc pour s’opposer à la tenue d'un référendum d'autodétermination, selon la presse internationale qui citait un bilan communiqué par le gouvernement régional. “Nous appelons tous les acteurs à passer rapidement de la confrontation au dialogue”, a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, lors du point de presse quotidien à Bruxelles. Toutefois, rappelle M. Shinas, “tout territoire qui accéderait à l'indépendance, se retrouverait, automatiquement, en dehors de l'Union”, ont rapporté les agences de presse.
Pour tout dialogue avec le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, le président de la Generalitat, Carles Puigdemont, a accepté le principe d’une médiation internationale, parrainée par Bruxelles. “C’est le moment de la médiation. Et la médiation doit être internationale pour qu'elle soit efficace, parce que la normalité institutionnelle a été bouleversée par les décisions disproportionnées du gouvernement espagnol. Il faut mettre fin à la violence policière et à la restriction des libertés et créer un climat de distension pour favoriser une médiation qui doit être légale et sincère”, a exigé le leader indépendantiste, a rapporté le quotidien catalan El Periodico. Mais la pression hier s’est surtout accentuée sur Madrid, dont l’usage de la violence pour empêcher la tenue du référendum d’indépendance a éclipsé le reste. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a exhorté, lui aussi, Mariano Rajoy à éviter “un nouvel usage de la force”. Lors d'une conversation téléphonique avec M. Rajoy, “j'ai appelé à trouver des moyens pour éviter une nouvelle escalade et un nouvel usage de la force”, a déclaré M. Tusk, qui préside l'instance de l'Union européenne rassemblant ses 28 chefs d'État et de gouvernement, sur le réseau social Twitter. Selon la presse espagnole, le Parlement européen organisera un débat demain sur la situation en Catalogne.  


Lyès Menacer

 


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