Alors que des quartiers de Homs sont toujours pilonnés
Manifestation contre la Constitution en Syrie
Par : R. I./AgencesPlusieurs quartiers de la ville industrielle de Homs, dans le centre de la Syrie, étaient pilonnés sans relâche hier, tandis que les opposants se préparaient à un assaut final de l'armée pour écraser la contestation dans le principal foyer de la rébellion contre le régime. Au moins dix-huit personnes, dont une femme et trois enfants, ont péri dans ces bombardements et par des tirs des forces de sécurité dans la région d'Alep et d'Idleb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Un homme d'affaires a également été assassiné à Alep, mais les autorités et les opposants se rejettent la responsabilité du meurtre. Par ailleurs, à quelques jours du référendum organisé dimanche par le régime, une manifestation était prévue dans l'après-midi devant le Parlement à l'initiative des formations laïques et de gauche contre l'article 3 de la nouvelle Constitution qui réaffirme que la Charia est “la principale source de la législation” du pays et que le président doit être musulman. Seize personnes, dont une femme et trois enfants, ont trouvé la mort dans le bombardement intensif du quartier rebelle de Baba Amr, pilonné depuis 18 jours, a indiqué l'OSDH. Les quartiers de Khaldiyé et Karm el-Zaitoune, ont aussi été visés par des bombardements pendant plus de deux heures mardi matin, a ajouté cette ONG basée en Grande-Bretagne. “Nous n'avons ni électricité, ni mazout. Les gens ont très peur qu'il y ait un assaut. La situation est pire que quiconque puisse imaginer. Il n'y a même plus de farine. Le blocus est total”, a indiqué à l'AFP Omar Chaker, un activiste qui se trouve dans le quartier. Un convoi de 56 véhicules militaires dont des chars et des transports de troupes a été vu sur une route menant à Homs, a indiqué mardi l'OSDH, faisant craindre aux militants un assaut final à brève échéance. À Alep, un homme d'affaires a été assassiné, mais les autorités et les opposants se rejettent la responsabilité de ce meurtre. Selon l'agence officielle Sana, Mahmoud Ramadan, 43 ans, qui dirigeait une compagnie hôtelière, a été abattu devant chez lui par des “groupes armés”.
À quelques jours du référendum sur la Constitution, des organisations et mouvements laïques syriens, tolérés par le régime, ont appelé à manifester devant le Parlement à Damas, contre une référence à la charia dans le projet de Constitution. Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à voter le 26 février pour approuver une nouvelle Constitution lors d'un référendum organisé dans le cadre des réformes promises par le pouvoir. Sur le plan diplomatique, la Russie ne participera pas à la conférence internationale sur la crise en Syrie vendredi en Tunisie, et la Chine n'a pas fixé sa position.
R. I. /Agences
Commentaires
ELIE ZAYBARIZ 22-02-2012 19:54
ELIE ZAYBARIZ 22-02-2012 12:20



