La première session plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN) au titre de la 7eme législature se tiendra samedi prochain Quatorze partis politiques ont décidé lundi à Alger de boycotter le nouveau Parlement élu et de créer un "front politique pour la sauvegarde de la démocratie" Christopher Ross a "toujours" le soutien des Etats-Unis(l'ambassadeur américain à Alger, M. Henry S. Ensher) YEMEN: au moins 96 soldats tués dans un attentat-suicide USA: le directeur de la sécurité nucléaire démissionne après un désaveuMali: Le président par intérim Dioncounda Traoré a été agressé et blessé lundi dans son bureau par des manifestants opposés à son maintien au pouvoir Transfert: "Je reste au Milan AC" (Djamel Mesbah)
International Mardi, 31 Janvier 2012 10:00 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Bamako accuse la France d’être derrière ces manœuvres

Menace de scission dans le Nord-Mali

Par : Djamel Bouatta

Les armes ont repris dans le Nord-Mali, le triangle Gao-Kidal-Ménaka, qui forme l’Azawad dans la langue des Touareg, d’où les inquiétudes pour l’intégrité territoriale de ce pays.

Le risque de partition n’est pas une vue de l’esprit depuis le partage en deux, l’an dernier, du Soudan historique et, bien avant, de l’Érythrée, qui s’était détachée de l’Éthiopie, ce pays où les pères des indépendances africaines avaient signé le fameux principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
La menace du MNLA fait craindre le pire aux nombreux pays africains en proie aux conflits identitaires. Du Sénégal à l’Angola, de la RDC au Tchad, en passant par le voisin du Mali, le Niger, et le géant nigérian, c’est la même question qui se pose : faut-il écouter l’ethnicisme, réhabiliter les anciens royaumes ou continuer à promouvoir la doctrine de l’intangibilité des frontières, fondateur de l’OUA, l’ancêtre de l’Union africaine ? À l’origine de ces poussées ethniques, il n’y a pas que le complot de l’Occident et d’autres puissances extra-africaines intéressées par les richesses et le marché continental.
Si l’UA et la Ligue arabe ouvraient dans la sérénité ce dossier explosif, elles constateront que les menaces de scissions sont alimentées par l’étouffement, pour ne pas dire plus, des minorités. Et que ces situations sont la conséquence d’absence de démocratie et de son corolaire, la garantie de la pluralité. Les deux organismes vérifieront que la mauvaise gouvernance conduit à la mauvaise gestion des frontières africaines. La reprise de la guerre entre l’armée et le Mnal (Front national de libération de l’Azawad) a fait, selon les bilans additionnés, plus d’une centaine de morts et davantage de blessés. Né de la fusion des débris des rébellions des années 90 et des recrues du Mtnm (Mouvement touareg du Nord-Mali) de feu Ibrahim Bahanga, le MNLA est, sur le terrain, en alliance avec le Mpa (Mouvement populaire de l’Azawad), d’obédience salafiste, d’Iyad Ag Gali. Leur union est scellée par l’objectif de créer un État touareg du Nord-Mali. Le syndrome du Sud-Soudan caresse-t-il l’Afrique de l’Ouest ? À cette galaxie de dissidences dans les divers mouvements du triangle Gao-Kidal-Ménaka, s’est adjointe une fraction du contingent touareg de l’armée défaite et disloquée de feu Kadhafi, sous les ordres d’un certain colonel Najim Ag Mohamed, rentré de Libye en octobre dernier. La zone est également considérée comme l’antre de l’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), qui l’a transformée en terrain de chasse pour otages, notamment occidentaux.
Le terrain, trop étiré pour être quadrillé ou verrouillé efficacement, donne du fil à retordre à l’armée malienne, à quoi il faut ajouter le casse-tête logistique qu’il faut résoudre pour soutenir un effort de guerre dans cette région hostile de plus de 1 500 km. Dans l’autre camp, le soutien “obligatoire” des populations locales et la noria de Toyota qui s’en sortent dans les courses-poursuites avec l’infanterie motorisée de l’armée. La guerre du désert, disent les spécialistes, est la spécialité des “fils du désert”. Le gouvernement malien arrive difficilement à recruter des supplétifs touaregs pour servir d’éclaireurs et d’auxiliaires à son armée. À cet effet, le Président malien a tiré des geôles de la Sécurité d’État le richissime homme d’affaires Mohamed Ould Awainatt, en contrepartie de l’engagement de sa tribu dans la guerre, aux côtés des forces gouvernementales.
Une libération mal appréciée par l’opinion et la magistrature car ce nabab touareg a été mêlé à l’atterrissage clandestin, non loin de Gao, en novembre 2010, du mystérieux Boeing sud-américain rempli de drogue. Pour autant, les agglomérations changent de mains au fil des semaines à l’intérieur de ce triangle azawad. L’armée, qui avait reconquis la garnison d’Aguel Hoc, à 170 km de Kidal, a été délogée par les assauts furieux du MNLA, qui a plié bagages à son tour devant la contre-offensive de celle-ci. Ce jeu de yoyo a provoqué la stupeur à Bamako et assombri l’horizon électoral, hypothéquant jusqu’au calendrier présidentiel.
À cent jours de la fin de son deuxième et dernier mandat, le Président ATT, qui a refusé de tripatouiller la Constitution pour s’ouvrir dans la bonne tradition africaine un troisième mandat, craint de se retrouver prisonnier du palais de Koulouba. Très réfractaires aux servitudes de l’administration centrale que sont les impôts, le découpage de l’espace et la scolarisation et s’estimant abandonnés par celui-ci pour ce qui est du développement de leur région, les Touaregs ont constamment fait craquer l’entité malienne. Une première rébellion, déclenchée trois ans après l’indépendance du Mali (1963), sera vite jugulée.
L’immense prestige de Modibo Keita et sa profonde amitié avec ses voisins algériens, hâtèrent le retour de la paix. Mais le précédent était là et servait de stimulante référence pour les générations suivantes, dans cette communauté forte de moins d’un million d’âmes, que la couleur blanche de la peau et les zones d’implantation et de nomadisation nettement excentrées séparent de l’écrasante majorité des Maliens. Avant ATT, le Président Moussa Traoré a eu sa guerre de l’Azawad, entre 1990 et 1991. Il échut au Président Alpha Oumar Konaré de faire la paix, en 1996, avec l’aide également de l’Algérie. Dans sa confrontation avec le MNLA, ATT est également confronté à une guerre avec l’ancienne puissance coloniale. À Bamako, on parle de crise de confiance croissante avec Nicolas Sarkozy. Rfi et France 24 relayent les communiqués du MNLA, via Moussa Ag Assarid, émigré anonyme jusqu’au déclenchement des hostilités, en décembre 2010.
À cela, cette thèse en cours dans les milieux du renseignement en Afrique de l’Ouest qui interprète la capture des Français Philippe Verdon et Serge Lazarivic comme une fausse prise d’otages qui a permis à la rébellion touarègue d’avoir deux planificateurs militaires dans ses rangs ! La presse de Bamako se déchaîne contre la France à qui elle rappelle que “ce Mali qu’elle poignarde aujourd’hui, a fourni le plus gros contingent de tirailleurs sénégalais qui ont contribué à libérer la France de l’occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Et que leurs héritiers, qui se battent pour la liberté et l’unité de leur pays dans les confins sahariens, ont conservé la bravoure de leurs illustres devanciers.” Bamako considère que les rêves récurrents d’autodétermination de la communauté touarègue sont alimentés par la France. Pourquoi ? La réponse serait à chercher dans le fait que le Mali est frontalier de 7 pays : Algérie, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée (Conakry), Mauritanie, Niger et Sénégal. Si le Mali se désintègre, les ondes de choc d’un tel bouleversement sous-régional, ébranleront nombre d’États voisins et sur le continent.


D. B

Commentaires

12

yolande 12-02-2012 00:07

#12
vraiment c des laches ki defents les rebelles le mali ne sera jamais partager vous etes des assassins des criminelles d'ou vienne c touarg leur racines c ou c pas le mali inchalla il von tomber dans les fosses de trahisons les drogeurs les bandits vous aver honte de dire k c votre teritoirre n'importe koi on vera la fin depuis 1960 jusqu'a aujourdh'ui le bon dieu est pour tout le monde sauf les malfaiteurs
Répondre a yolande

weezii 02-02-2012 23:00

#11
Citation en provenance du commentaire précédent de Arris:
Vive l'AZAWAD LIBRE

viive le mali tout cour et surtout vive les pure malien !
Répondre a weezii

Mamadou 02-02-2012 05:56

#10
Franchement, je crois que la France a d'autres objectifs que le conflit au Nord Mali... par exemple, la crise économique, l'Afghanistan, la Grèce... Un jour, Il faudra arrêter d’accuser la France pour tout et n’importe quoi, c’est aux africains de s’unir et de décider ensemble leur destin…

Les européens se sont unis et sont fort, l’UA n’a qu’à faire pareil…

Mais surtout, il faut en finir avec ces dictateurs, corrompus et incompétents !
Répondre a Mamadou

vive boutaflika 01-02-2012 13:07

#9
vive boutaflika vive la leberte
Répondre a vive boutaflika

Dmessaoudi 01-02-2012 06:34

#8
L'Agérie aussi est menacée de partition; car là aussi on étouffe à souhait les minorités, de surcroit propriétaires du pays. Vive la libération de toute minorité opprimée !
Répondre a Dmessaoudi

dj jack 31-01-2012 22:26

#7
Vive l'AZAWAD LIBRE
Répondre a dj jack

RHISSA 31-01-2012 20:50

#6
vive l’Algérie et vive l'azawad que dieu nous aide à obtenir la liberté de notre territoire AZAWAD
Répondre a RHISSA

kisma 31-01-2012 20:32

#5
je presise que Monsieur Mohamed Ould Awainatt dont la liberté a servit de monnaie d'echange n'est pas touareg mais plutot Maure (arabe du mali)...
Répondre a kisma

NAJMAWAHILAL 31-01-2012 17:16

#4
EN S UNIFIANT L EUROPE CHERCHE A MORCELER L AFRIQUE POUR ECOULER SES STOCKS D ARMES ET CONTINUER A EXPLOITER CE CONTINENT
VIVE L UNITE AFRICAINE
Répondre a NAJMAWAHILAL

abriche 31-01-2012 16:15

#3
Vive l'émancipation de tout le peubles amazigh et abat le despotisme et la logique de l'apocalypse.
Répondre a abriche
12

Rédigez un commentaire

Charte d'utilisation de
www.liberte-algerie.com

- L’espace des commentaires sur liberte-algerie.com est ouvert à toute personne s’engageant à respecter les présentes conditions générales d'utilisation par l’Internaute

- L’internaute est prié de prendre connaissance le plus régulièrement possible des conditions Générales d'utilisation du site. Il faut savoir que liberte-algerie.com est libre de les modifier à tout moment sans notification préalable afin de les adapter aux évolutions du site et des lois et règlements en vigueur.

- La citation de la marque liberte-algerie.com sur un site Internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Tout internaute peut réagir sur le contenu du site

- Les informations fournies à liberte-algerie.com par un Utilisateur lors l’envoi de son commentaire sont communiquées sous la seule responsabilité de cet Utilisateur.

- En envoyant ses commentaires à liberte-algerie.com, l’utilisateur :

- déclare être autorisé à envoyer ses commentaires ;

- autorise liberte-algerie.com à reproduire et représenter, intégralement ou partiellement et à adapter les commentaires sur les services de communication électroniques édités par liberte-algerie.com dans le monde entier.

- liberte-algerie.com a le droit de retirer ou d’interdire l’accès à tout Commentaire contrevenant ou risquant de contrevenir aux lois et règlements en vigueur ou qui ne serait pas conforme aux règles éditoriales du site.

- L'utilisateur est seul responsable de toute utilisation personnelle du contenu ou des commentaires publiés sur le Site.

- liberte-algerie.com n'exerce aucun contrôle quant au contenu des sites Internet tiers. L'existence d'un lien hypertexte entre le site et un site internet tiers ne signifie pas que liberte-algerie.com assume une quelconque garantie et responsabilité quant au contenu du site Internet tiers ou de l'usage qui peut en être fait.

- Dans l'hypothèse où l’utilisateur est une personne physique mineure, il déclare et reconnait avoir recueilli l'autorisation auprès de ses parents ou du (ou des) titulaire(s) de l'autorité parentale le concernant pour utiliser le site. Le (ou les) titulaire(s) de l'autorité parentale a (ont) accepté d'être garant(s) du respect de l'ensemble des dispositions de la charte.

- Les propos incitants à la haine raciale ou religieuse, les appels à la violence, l’utilisation de termes régionalistes, et tout message litigieux ne sont pas acceptés par liberte-algerie.com.

- Veuillez éviter l’excès de propos de type belliciste, morbide ou guerroyeur.

- Les commentaires où on y constate de l’agressivité, de la vulgarité ou de la violence excessive dans le ton, ne sont pas autorisées à être publiés sur le site. Egalement les insultes personnelles entre participants.

- Pas de pornographie, pédophilie, obscénités et grossièretés.

- La répétition de messages identiques ou très voisins n’est pas autorisée

- Tout lien dirigeant vers un site raciste, islamophobe, ou que la rédaction jugera non conforme, sera effacé.
- Les spéculations ou révélations à propos de l'identité de tel ou tel participant ne sont pas tolérées.

- Les tentatives d'usurpation d'un pseudonyme déjà employé ne sont pas tolérées.

- Les messages personnels échangés entre participants ou postés sur d’autres sites ne doivent pas être diffusés sur le site.

- L’usage normal pour publier les commentaires requiert un seul pseudonyme.
- Veuillez poster vos sujets dans les rubriques appropriées du site

- En cas de malentendu persistant avec le médiateur, vous êtes prié de le contacter par email (l’adresse : journal.liberte.dz@gmail.com)

Recevoir une notification par email lorsqu’une réponse est postée

 
DIlem
Dilem du 21 Mai 2012
Galerie Agrandir
CONTRECHAMP
Galerie photos
“LIBERTÉ” au cœur d’un Mali déchiré (première partie)
“LIBERTÉ” au cœur d’un Mali déchiré (première partie)
Galerie Agrandir
LIBERTE MOBILE
Bannière
Vidéos
Chelsea London - Bayern Munich 1:1 (pen. 4-3) 19.05.2012 - Munich - Allianz Arena
Voir toute La rubrique

Dernières infos

Agenda
Bannière