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A la une / International

Persécution des musulmans Rohingyas en Birmanie

Plus de 270 000 réfugiés au Bangladesh en 14 jours

Des réfugiés rohingyas, fuyant les violences en Birmanie, au camp de Kutupalong. © d.r.

Selon la rapporteuse spéciale de l’ONU, “il se peut qu'un millier de personnes ou plus aient déjà été tuées”, avançant une estimation deux fois plus importante que celle du gouvernement birman.

Le nombre des Rohingyas ayant fui les violences en Birmanie ces deux dernières semaines s’approche dangereusement des 300 000 personnes, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU. “Sur les deux dernières semaines, quelque 270 000 réfugiés rohingyas ont cherché refuge au Bangladesh”, a annoncé le HCR dans un communiqué. L'agence onusienne s'inquiète de ce que les capacités d'accueil au Bangladesh sont désormais saturées, avec des camps de fortune émergeant le long des routes et une crise humanitaire. “Les Rohingyas sont une minorité musulmane apatride de Birmanie qui subit discrimination et extrême pauvreté depuis plusieurs décennies” en Birmanie, critique le HCR. “Ils n'ont pas accès aux droits fondamentaux, comme la liberté de mouvement, le droit à l'éducation, au travail”, rappelle le HCR, appelant la Birmanie, dirigée par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, à permettre leur retour “dans la sécurité et la dignité”. Plus d'un millier de personnes, essentiellement membres de la minorité musulmane des Rohingyas, pourraient avoir été tuées dans les violences dans l'État Rakhine, en Birmanie, a déclaré vendredi à l'AFP la rapporteuse spéciale de l'ONU pour ce pays. “Il se peut qu'un millier de personnes ou plus aient déjà été tuées”, a déclaré Yanghee Lee, avançant une estimation deux fois plus importante que celle du gouvernement birman. “Il y en a des deux côtés, mais les victimes se concentrent largement dans la population rohingya”, a-t-elle ajouté dans un entretien à l'AFP à l'université Sungkyunkwan de Séoul, où elle enseigne. “Je crois que cela va être une des pires catastrophes que le monde et la Birmanie aient vues ces dernières années”, a-t-elle ajouté. Un million de Rohingyas vivent en Birmanie, depuis des générations pour certains. Mais les Birmans les considèrent comme des Bangladais, en faisant la plus importante population apatride au monde. “Ils n'ont pas accès aux droits fondamentaux, comme la liberté de mouvement, le droit à l'éducation, au travail”, rappelle le HCR, appelant la Birmanie, dirigée par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, à permettre leur retour “dans la sécurité et la dignité”. En Birmanie, les Rohingyas sont victimes de multiples discriminations – travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, règles de mariage injustes et confiscation des terres. Ils ont également un accès limité à l'éducation, ainsi qu'aux autres services publics.
Depuis 2011 et la dissolution de la junte militaire ayant régné pendant près d'un demi-siècle sur le pays, les tensions entre communautés se sont accrues.
Un puissant mouvement de moines nationalistes n'a cessé ces dernières années d'attiser la haine, estimant que les musulmans représentent une menace pour la Birmanie, pays bouddhiste à plus de 90%.


R. I./Agences


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