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Sur les routes migratoires africaines

Plus de 7 400 personnes ont péri en cinq ans

Des migrants éthiopiens à leur arrivée à Obock, à Djibouti. © D. R.

Près de 60% des victimes ont été signalées en Afrique du Nord, une région devenue passoire depuis le début de la crise en Libye, où se concentre le flux migratoire ces cinq dernières années.

La crise migratoire n’en finit pas d’endeuiller le continent africain, selon le dernier rapport rendu public par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui établit un bilan loin de refléter “l’ampleur de la tragédie”, affirment les enquêteurs de cette institution onusienne. Plus de 7 400 hommes, femmes et enfants sont morts dans leur migrations à travers l’Afrique depuis 2014”, a indiqué l’OIM, soulignant “qu’environ 25 migrants africains meurent chaque semaine (environ 1 300 chaque année) sur le continent africain avant même d’embarquer pour de périlleux voyages maritimes vers l’Europe ou la péninsule arabique”, lit-on sur le site de l’ONU.

“Selon les dernières données publiées par le Projet sur les migrants disparus (MMP) de l’OIM, 573 migrants sont morts, à ce jour, cette année, sur le continent africain”, lit-on encore. “Ces statistiques ne reflètent pas entièrement la véritable ampleur de la tragédie, car ces chiffres ne représentent que les décès rapportés”, a précisé le porte-parole de l’OIM, Joel Millman, lors d’un point de presse qu’il a animé mardi à Genève.

“Toutefois, ces entretiens n’ont couvert qu’un petit échantillon du nombre total de migrants en mouvement en Afrique, ce qui signifie que des centaines de décès supplémentaires ne sont probablement pas signalés et, bien sûr, non comptabilisés”, a averti l’OIM.

“Sur les plus de 7 400 décès de migrants africains enregistrés ces cinq dernières années, près de 60% (4 400) ont été signalés en Afrique du Nord”, souligne l’OIM, qui précise cependant que “les décès dans cette région ne sont pas bien connus et le nombre réel de vies perdues lors de la migration reste inconnu”, a ajouté M. Millman.

Et d’expliquer que “les itinéraires de migration en Afrique subsaharienne sont également dangereux, comme en témoignent les 1 830 décès enregistrés par le MMP depuis 2014”. Importants pourvoyeurs de migrants qui tentent de traverser la Méditerranée, via la Libye, les pays de l’Afrique de l’Ouest n’échappent pas à cette tragédie.

“Un grand nombre de ces décès ont été enregistrés en Afrique de l’Ouest, où 240 personnes auraient perdu la vie en 2019”, affirment les enquêteurs de l’ONU. En Afrique de l’Est, notamment dans la très instable région de la Corne de l’Afrique, les tentatives de traversées vers les pays du Golfe s’avèrent, elles aussi, meurtrière, même si les médias en parlent peu.

“Les routes terrestres dans la Corne de l’Afrique et le périlleux passage maritime, à travers le golfe d’Aden et la mer Rouge, ont coûté la vie à au moins 1 171 personnes depuis 2014”, constate l’OIM. “Des migrants ont déclaré avoir vu d’autres personnes mourir de faim, de déshydratation et être exposées à des conditions météorologiques extrêmes, a des accidents de véhicules et aux violences, aux mains de passeurs”, rapporteAujourd’hui cette institution.
 

Lyès Menacer

 


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