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A la une / International

Un nouveau raid aérien fait 16 morts à Sanaa

Qui arrêtera les massacres saoudiens au Yémen ?

Décombres suite à un raid aérien sur Sanaa. © D.R.

Une frappe ayant visé une cérémonie de funérailles à Sanaa en octobre 2016 avait fait plus de 140 morts, tous des civils.

Des civils yéménites, dont des enfants, ont fait hier encore les frais de la guerre d’agression menée par l’Arabie Saoudite au Yémen, ont rapporté plusieurs sources qui ont fait état de la mort d’au moins 16 personnes lors d’un raid de l’aviation de la coalition arabe, dirigée par Riyad depuis mai 2014. Au moins 22 autres personnes ont été blessés lors de ce raid qui visé un immeuble dans la circonscription d’al-Wihda, selon l’agence de presse yéménite Saba. D’importants dégâts matériels ont été également enregistrés lors de quatre autres frappes aériennes sur d’autres quartiers dans la capitale Sanaa, selon la même source. Ce bilan s’ajoute à celui fourni par l’ONU jeudi et qui a fait état de la mort d’au moins 58 civils en moins d’une semaine (du 17 au 24 août), a dénoncé le Haut-Commissariat de l’ONU au droit de l’homme, dans un communiqué. Parmi les victimes de ces bombardements figurent des enfants, a ajouté l’organisation onusienne. Mohamed Ahmed, qui habite dans l'un des bâtiments détruits par l’aviation saoudienne hier matin, a raconté à l'AFP avoir avec d'autres résidents retiré neuf corps des décombres dont des enfants d'une même famille et les avoir transportés à l'hôpital. Quand la roquette est tombée, un des bâtiments s'est immédiatement écroulé, entraînant la destruction du second, a témoigné M. Ahmed. D'après lui, des habitants ont pu se sauver à temps, d'autres ont en revanche ont été bloqués sous les décombres. Des secouristes yéménites sur place ont indiqué à l'AFP que quatorze personnes avaient été tuées, parmi lesquelles six enfants et deux femmes. Les recherches se sont poursuivies toute la journée d’hier pour tenter de retrouver des survivants au milieu d'un amas de béton et de bois, selon les agences de presse. Tout comme mercredi, la coalition dite arabe a tenté de se disculper de ce nouveau crime, en promettant d’ouvrir une enquête. Depuis le début de la guerre au Yémen fin 2013, les civils ont constitué les principales victimes de ce conflit interne, opposant les Houthi au président Abd Rabbo Mansour Hadi, mais aggravé par la guerre d’agression saoudienne, sous le couvert de la coalition arabe, soutenue par les États-Unis. Mercredi, un raid qui a visé un hôtel près de Sanaa qui a fait 33 morts, alors que six autres civils ont péri dans un autre raid contre une maison dans la province de Sanaa. Selon l'ONU, “dans tous les cas mentionnés, des témoins ont affirmé qu'il n'y avait eu aucun avertissement qu'une attaque était imminente”. “En 2017, le nombre de raids par mois est trois fois supérieur à l'an dernier et les affrontements armés recensés chaque mois ont plus que doublé”, s'est inquiété vendredi dernier le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien. Depuis mars 2015, la guerre au Yémen a fait quelque 8400 morts et 48 000 blessés, dont de nombreux civils. Une très grave crise humanitaire a été engendrée par cette intervention, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une épidémie de choléra a en outre fait quelque 2000 morts et plusieurs régions de ce pays pauvre sont au bord de la famine.


Lyès Menacer/Agences

 


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