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Le second tour du scrutin marqué par un fort taux d’abstention

Revers pour le parti présidentiel aux locales en France

© D.R

Le second tour des élections locales françaises, qui s’est tenu dimanche, a été emporté par la “vague verte” des écologistes et le parti socialiste face à La République en marche (parti au pouvoir) en pleine déroute. Plusieurs grandes villes, comme Lyon, Marseille, Bordeaux, Strasbourg et Tours, ont en effet été gagnées par le parti “Europe écologie les verts” (EELV). À Paris, Anne Hidalgo, représentante du parti socialiste et alliée des Verts, a été réélue avec plus de 50% des voix. “L’enjeu aujourd’hui n’est pas de savoir qui des Verts ou des socialistes ont gagné. On a prouvé que, rassemblés, on est capable de lever un espoir”, a souligné Pierre Jouvet, porte-parole du PS, après la victoire de plusieurs listes socialistes alliées aux Verts.

De son côté, le parti présidentiel La République en marche”(LREM) n’a réussi à s’imposer dans aucune grande ville et ne bénéficie pas d’un profond ancrage local. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a déploré “des scores extrêmement décevants”, dus, selon elle, aux “divisions internes”, rapporte l’AFP. Elles sont notamment en cause dans la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, avec la défection de plusieurs députés LREM ces dernières semaines. Emmanuel Macron, qui avait bâti sa victoire au Centre, est aujourd’hui perçu par une partie de l’opinion comme menant une politique de droite.

Son Premier ministre, Édouard Philippe, dont la cote de popularité a grimpé suite à son implication dans la crise sanitaire, a, lui, réussi à remporter l’élection dans sa ville portuaire du Havre, avec plus de 58% des voix. De son côté, le Rassemblement national de Marine Le Pen (extrême droite) a remporté l’élection à Perpignan, ville catalane de plus de 100 000 habitants, avec la victoire de Louis Aliot, et c’est une première dans l’histoire. La droite “traditionnelle”, Les Républicains (LR), a conservé la ville de Toulouse. Repoussé de trois mois et demi après le premier tour, qui s’était, lui, déroulé peu avant le confinement en France à la mi-mars, le second tour des locales est également marqué par le faible taux de participation. 

Si seulement 44,3% des électeurs s’étaient déplacés au premier tour, le scrutin a connu une nouvelle dégringolade historique de participation dimanche : près de 60% d’entre eux ont boudé les urnes malgré les précautions sanitaires qui avaient été de mise, sans être forcément respectées. Très vite après les premiers résultats, le président Emmanuel Macron s’est dit “préoccupé par le faible taux de participation”, et Jean-Luc Mélenchon (gauche radicale) a qualifié cette élection de “grève civique”, rapporte l’AFP. Suite à la crise de la Covid-19, le président français avait annoncé qu’il fallait “se réinventer”.

Les résultats de ces élections, montrant une recomposition de l’espace politique au profit des écologistes, comme dans d’autres pays européens, devront le guider dans ses choix politiques : il devra trouver un délicat équilibre entre la volonté de l’aile gauche de son parti d’introduire une inflexion écologique sans pour autant abandonner les choix libéraux des débuts, écrit l’AFP. Une rencontre avec son Premier ministre devait se tenir hier, qui précédera une allocution présidentielle le même jour. La question d’un éventuel remaniement est également posée. 

 

 

 

Laurine Bazemont/Agence


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