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International Dimanche, 27 Janvier 2013 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Une trentaine de morts et des centaines de blessés en égypte

Un bain de sang pour l’an II de la révolution du Nil

Par : Djamel Bouatta

L’Égypte a replongé dans la violence, à l’occasion de la célébration du deuxième anniversaire de la chute de Hosni Moubarak, marquée par le verdict du procès des incidents ayant suivi un match de football, qui a rajouté de l’huile sur le feu, hier, comme le montre le bilan des affrontements entre policiers et manifestants.

Vingt-deux personnes ont été tuées et plus de 200 autres blessées hier dans les violences à Port-Saïd, a annoncé le ministère de la Santé dans un nouveau bilan. Ces affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté après l'annonce de la condamnation à mort de 21 égyptiens pour leur implication dans les violences meurtrières ayant suivi un match de football l'an dernier dans cette ville.
Ces chiffres viennent s’ajouter à ceux de la veille, où sept personnes ont été tuées dans des affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir islamiste et forces de l'ordre en égypte, alors que le pays marquait le deuxième anniversaire du début du soulèvement, qui a renversé Hosni Moubarak. Les manifestants menaçaient le pouvoir islamiste de chaos, exigeant la reformulation de toutes les règles du jeu politique pour les mettre en conformité avec les objectifs du vaste mouvement populaire qui a eu la peau de Moubarak et du système pharaonique qui l’a maintenu à la tête de l’égypte pendant plus de 30 ans.
La journée d’hier s’est également révélée à hauts risques après le verdict dans le procès de l'un des pires drames du football, 74 morts l'an dernier à Port-Saïd, qui soulève des passions. Devant cette situation, l’opposition égyptienne a menacé de boycotter les élections législatives prévues dans les prochains mois si le pouvoir islamiste n'appliquait pas “une solution globale” à la crise que vit le pays, notamment en créant un gouvernement “de salut national”. Le communiqué du Front du salut national (FSN) intervient dans un contexte de vives tensions. Le Front, principale coalition de l'opposition aux islamistes, a déploré les décès qui se sont produits au cours de ce qu'il a qualifié “de nouvelle vague révolutionnaire” et appelé les égyptiens à manifester “pacifiquement”. Il exige notamment la formation d'un gouvernement de salut national, d'une commission de juristes pour amender la Constitution qu'il qualifie d'“illégale” et le limogeage du procureur général nommé par le président islamiste Mohamed Morsi. Si ces conditions, que le FSN qualifie de “solution globale” à la crise politique, ne sont pas remplies “dans les prochains jours”, l'opposition “invitera le peuple égyptien à manifester pacifiquement vendredi prochain pour faire tomber la Constitution” et réclamer “l'organisation d'une élection présidentielle anticipée”.
La Constitution a été adoptée par référendum en décembre 2012, mais l'opposition lui reproche d'avoir été élaborée par une commission dominée par les islamistes et d'ouvrir la voie à un affaiblissement de certaines libertés. “Le Front a aussi décidé de ne participer aux prochaines élections législatives que dans le cadre de cette solution nationale globale”, selon le texte. Ceci étant, la place emblématique Tahrir du Caire a ainsi repris du service depuis vendredi pour dénoncer les velléités pharaoniques du président Morsi issu des Frères musulmans. Une énorme pancarte était déployée sur la place avec l'inscription “Le peuple veut faire tomber le régime”, tandis que la foule scandait “Erhal, Erhal !” à l'encontre de Morsi, comme pour Moubarak il y a deux ans. Et, à l’évidence, le successeur de celui-ci ne trouvera pas d’issue à cette nouvelle confrontation, en fait, une nouvelle étape de la crise qui est apparue depuis son élection à la magistrature suprême.
L'armée a encore déployé des hommes et des blindés légers afin de protéger les bâtiments officiels, notamment le long du canal de Suez, la poule aux œufs d’or du pays. Ce regain de tension dans la crise opposant le président islamiste Mohamed Morsi, qui se prévaut d'avoir été démocratiquement élu en juin 2012, et l'opposition qui l'accuse de dérive autoritaire, est aggravé par les lourdes difficultés économiques que traverse le pays.
Le climat s'est fortement envenimé depuis fin novembre, date à laquelle Morsi se dotait de pouvoirs exceptionnels, puis a poussé le feu pour faire passer une Constitution rédigée par une commission islamiste. Les Frères musulmans, dont est issu Morsi, n'avaient pas officiellement appelé à commémorer la chute du régime militaire, alors qu’ils sont les seuls à en avoir tiré tous les bénéfices. La confrérie s’emmêle les pinceaux dans la gestion économique. D'un côté, le pays a besoin d'argent, de l'autre, le processus d'islamisation de la société dissuade les investisseurs et les touristes, l’or noir de l’égypte. Pour l’instant, le Qatar, proche des Frères musulmans, sort son carnet de chèques au bord du Nil mais jusqu’à quand ? Le Caire sous la coupole du minuscule émirat, ce n’est pas une simple image. De toutes les façons, l’argent de celui-ci ne suffira pas, et jamais le nouveau pouvoir égyptien ne parviendra à redresser la barre sur le plan économique. Pour ce faire, la thérapie est une vraie démocratie, largement partagée, et c’est valable pour tous les régimes arabes.


D. B

 

Commentaires 

 
#9 Albatros 28-01-2013 17:18
Tout ces partis politiques religieux c'est du khoroto, ils vont eux meme contre les principes de l'Islam, Notre Prophete (saaws) n'a t'il pas dit que celui qui demande l'autorité (wilaya) ne l'aura PAS! et que cette wilaya sera un regret et une malediction le jour du jugement dernier. Tout ces partis soit disant religieux ont eux recour au vote (ils ont demandé d'etre élu) et le vote n'est t'il pas un processus democtratique?? (qu'eux meme dénoncent et se présument contre la démocratie!!!) Alors qu'au temps d'Abu Bakr , Omar, Othman et Ali, personne de ces 4 géants n'a demandé el khilafa, c'est le peuple de Medine qui les a solicité sans que les 4 khalifes demandent el khilafa.
 
 
#8 Albatros 28-01-2013 13:40
[quote name= Comment se fait-il que ces peuples qui ont payé de leur sang leur révolution continuent à payer un lourd tribut , pour recouvrir une vie décente!
Parceque leur révolution n'etait pas légitime....ni celle des Libyens, des Egyptiens non plus celle des Syriens.
Des revolutions initiés par Monsieur Levy, les forces de coalision, et dieu seul sait qui se cache derniere le rideau...souvenez vous, on a connu le meme sort dans les années 90's parceque des soit disant "Religieux" se sont promulgés des Fatwa leur autorisant a se révolter contre un gouvernement unjuste...dans l'Islam il est strictement INTERDIT de se revolter contre un gouverneur qui atteste qu'il n'ya d'autre divinité qu'Allah et que Mohammed est son messager. Le pire c'est qu'il ont consideré leur gouvernement Kaffir! A vous de comparer le nombre de morts avant et aprés...Fitna grave!! plus de mal que de bien, des milliers de mort en espace de 10 ans!
 
 
#7 Albatros 28-01-2013 13:27
Citation en provenance du commentaire précédent de Assiakh:
Là où les islamistes gouvernent il a du sang qui coule.Que chacun tire ses conclusions.

Ceux que tu qualifi d'Islamistes n'ont rien a voir avec l'islam, si tu veux conclure qu'il faut tenir l'Islam comme responsable, donc t'es exactement comme c'est soit disant "Islamistes"
Il faut bien comprendre que tout groupe qui se nomme d'un nom "salafi" ou "Tablighi" ou "Freres Musulmans" ....s'égare du droit chemain... Allah nous a nommé "Les Musulmans" et notre prophete n'était ni salafi ni frere musulman egyptien.....Et pour le bain de sang, je dirai que la ou il y'a des gens qui pense comme toi, y'a du sang qui coule.....
 
 
#6 nino 28-01-2013 06:53
Pour le Bain de sang en egypte scandaleux et le silence d'occident.
Qui peut m'explique la defference entre le rigime de la syrie et le regime de l'egypte.
En egypte les freres musulmants ne crois pas a la democratie, ni au debat civiliser, apres avoir bloquer la haute cour au caire pour passer la constitution des sauvages.
 
 
#5 kachina 27-01-2013 20:05
Hier nous étions aux yeux des ces mêmes Égyptiens, considérés comme un peuple arriéré, assoiffé de sang, ayant volé une victoire méritée aux Islamistes...etc...
Aujourd'hui ils constatent que, peut-être, ils se sont trompés dans leur jugement du Peuple algérien.
Je ne verserai pas une larme.
 
 
#4 Khoroto 27-01-2013 17:36
Pourvu que ça ne tourne pas en rond pour encore 24 ans (octobre 88), comme chez nous.
Il ne faut pas baisser les bras, il ne faut pas se cacher derrière les solutions faciles et explosives à long terme. Que les Egyptiens méditent sur notre cas, qui malheureusement fait école.
Heureusement qu'ils n'ont pas le pétrole, ils sont condamnés à trouver de vraies solutions pour leur survie.
 
 
#3 MOUSTACHE 27-01-2013 14:11
Citation en provenance du commentaire précédent de Assiakh:
Là où les islamistes gouvernent il a du sang qui coule.Que chacun tire ses conclusions.

Ni islamistes ni dictateurs, une chose en commun chez les deux c'est leur haine envers la democratie, les dictateurs on tjr utiliser les islamistes pour faire peur sans pour autan défendu la liberté des peuples, les deux a la poubelle car ils utilisent la même stratégie mais le but reste le même
 
 
#2 Hésa 27-01-2013 13:57
En Égypte la situation allant de mal en pis! Malheureusement les nouveaux maitres de l'Égypte n'ont pas l'air de comprendre le sérieux des revendiquations du peuple, c'est une spécialité arabe d'inciter le peuple à voter pour la corde qui les pendrait plus tard, que par la suite nous dire qu'ils sont légitimement élus, quelle arrogance!Je ne crois pas que ces pauvres Égyptiens, comme d'ailleurs les Tunisiens ne sont pas au bout de leur peine . Comment se fait-il que ces peuples qui ont payé de leur sang leur révolution continuent à payer un lourd tribut , pour recouvrir une vie décente!
 
 
#1 Assiakh 27-01-2013 11:43
Là où les islamistes gouvernent il a du sang qui coule.Que chacun tire ses conclusions.
 
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