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International Mercredi, 20 Juin 2012 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Dissolution de l’assemblée et réduction des prérogatives du président

Vers un bras de fer entre l’armée et les Frères musulmans

Par : Merzak Tigrine

Rejetant les décisions de l’armée de dissoudre la nouvelle Assemblée élue et l’octroi de certaines prérogatives du président,  les Frères musulmans semblent décidés à s’opposer à cette mainmise du Conseil suprême des forces armées égyptiennes.

à vingt-quatre heures de l’annonce des résultats du second tour de l’élection présidentielle, prévue officiellement pour demain, le ton monte entre l’armée et les Frères musulmans, alors que la place Tahrir au Caire se préparait hier à une grande manifestation.
Il faut croire que le “coup constitutionnel” des militaires, qui viennent de s'octroyer de vastes prérogatives leur permettant de rester aux commandes quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle, n’a pas laissé de marbre les forces politiques et la société civile en égypte. Les appels à manifester ont été lancés par des organisations de jeunes militants pro-démocratie avec le soutien des Frères musulmans, première force politique d'égypte et rivaux historiques des militaires qui dominent le système depuis la chute de la monarchie en 1952. C’est dire que l’on se dirige vers un bras de fer avec l’armée, et c’est les Frères musulmans, qui voient un “coup d'état constitutionnel” au profit des généraux du CSFA, transformant dans les faits la présidence en coquille vide, qui mènent la fronde.
En effet, tout indique que  le prochain chef de l'état se trouvera en pratique dans l'incapacité de faire passer la moindre loi sans l'assentiment des militaires, qui ont également décidé de récupérer à leur compte le pouvoir législatif à la suite de la dissolution de l'Assemblée du peuple, dominée par les islamistes. Cette dissolution a été prononcée samedi par l'armée sur la base d'une décision de justice invalidant le mode de scrutin des législatives tenues de novembre à janvier derniers, et une nouvelle assemblée ne devrait pas être élue avant la fin de l'année. Par ailleurs, l’armée se réserve aussi le droit d'intervenir dans le processus de rédaction de la future Constitution et gardera la haute main sur le système répressif grâce aux renseignements et à la police militaires, autorisés à arrêter des civils. Elle se réserve également toutes les questions la concernant directement, dont le droit de nomination ou révocation au sein de sa haute hiérarchie, se mettant ainsi à l'abri de tout changement que pourrait souhaiter le prochain président. Cela n’a pas laissé certaines capitales occidentales insensibles, à l’image de Washington, qui a réagi par le biais du Pentagone. Celui-ci s'est dit “profondément inquiet” par les vastes prérogatives, dont le pouvoir législatif, que la junte militaire s'est attribuées. “Nous sommes profondément inquiets par la déclaration concernant de nouveaux amendements à la Constitution, y compris par le moment (choisi pour) cette annonce alors que les bureaux de vote fermaient”, a déclaré le porte-parole du ministère américain de la Défense, George Little. Selon lui, les états-Unis attendent du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir en égypte depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, qu'il transfère “l'intégralité du pouvoir à un gouvernement civil démocratiquement élu, comme le CSFA l'avait auparavant annoncé”. De son côté, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a indiqué que les élections présidentielles égyptiennes représentent “un tournant décisif” pour le processus de transition vers la mise en place d'un gouvernement démocratique conduit par les civils. Il s’est dit toutefois très “préoccupé” par l'annonce de la dissolution du parlement égyptien, en appelant à l'élaboration, le plus tôt possible, d'une nouvelle Constitution inclusive et la tenue de nouvelles élections législatives. L'Union européenne a salué, quant à elle, “l'étape majeure” de l'élection présidentielle en égypte, mais a appelé au respect de la transition démocratique alors que l'armée vient de s'octroyer de vastes prérogatives. “Les élections présidentielles sont une étape majeure dans la transition démocratique de l'égypte”, a estimé Maja Kocijancic, porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.


M T

 

Commentaires 

 
#8 mazur 23-06-2012 00:02
Salut,
dans cette affaire d'egypte ya un pays derrier tous ca ces bien le Qatar pour transfere le siege de la ligue arabe ou bien la ligue des traitres hachakoum.
Les freres musulmants ont violet la constitution sur les listes indivudel les membres des partis ont pas le droit de gener les independants.
Donc la dessolution du parlement legale.
 
 
#7 Palmier 21-06-2012 09:54
Soyons réalistes l’Egypte compte plus de 70% d’illettrés, on ne peut pas construire une démocratie dans un cas pareil, en plus regardez ce qui se passe en Somalie au cas où les islamistes auront le pouvoir, c’est une catastrophe. Je pense que l’armée doit prendre le pouvoir.
 
 
#6 Haky 20-06-2012 21:24
Citation en provenance du commentaire précédent de mecipsa:
Les islamistes demeureront des pions, l'armée Egyptienne est déterminer à conserver le pouvoir et tout les avantages qui vont avec, quelque part, il vaut que ce soit l'armée que les islamistes, l'histoire de l'humanité nous a laissée suffisamment d'enseignement sur les gouvernance des religieux et les massacres que ces gens ont commis sur leur population, en faite entre la peste et le choléra, il vaut mieux fuir les deux, les Egyptiens doivent choisir un moyen de lutte pour l'installation d'une véritable démocratie, mais surtout pas les islamistes ni les militaires.


C'est avec ce raisonnement que vous avez foutu la merde dans votre pays avec plus de 200000 morts. Le peuple a choisi e qu'il veut, que ce soit la merde , la peste ou le choléra. Es-tu plus éclairé que la majorité?. Selon ton raisonnement, le peuple est mineur et ne sais pas choisir.
 
 
#5 Hésa 20-06-2012 21:06
Je suggère que les frères musulmans doivent seuls se battre contre l'armée , puisque au début ils ne faisaient pas parti des protestataires , ils ont rafflé la plupart des sièges au parlement avec leurs camarades de lutte les salafistes, qu'ils se débrouillent ! Si j´'étais Égyptien laïc je ne me dérangerai pas , qu'ils se bouffent entre eux . puisque l'Égyptien qui n'est ni pour la théocratie ou l'autocratie n'a rien à faire là dedans.
 
 
#4 azouaou01 20-06-2012 16:15
Dans le monde arabe malheurseuement on n'est pas arrive a un point on doit justement accepeter les regles de la democratie et la liberte , le peuple en egypte a vote alorsa qu'ils respectent son choix et basta , et puis y'en n'a marre avec les regime militaires repressifs .
 
 
#3 benah 20-06-2012 12:46
l’Égypte est la proie des occidentaux et les pro sionistes arabes .
les usa,l'Europe...etc,plus Israël veillent sur leurs intérêts car ils n’accepteront que l’Égypte change de politique autre qu'on leur a dictée.oui, l'armée Égyptienne veille aux intérêts sionistes.
les monarchies ont peur de la liberté des peuple et de la vraie démocratie donc ils agissent par la salifia tout en rampant devant les gendarmes du monde.
le peuple Égyptien doit s'unir et mettre l’intérêt de la nation avant toute considération.
 
 
#2 Al Arabi 20-06-2012 12:18
Pour qui se prennent-ils ces militaires du CSFA pour réduire les prérogatives du Président de la république .Ne serait-il pas plutôt lui qui devrait prendre des décisions concernant l'armée? c'est le monde à l'envers en Egypte.
 
 
#1 mecipsa 20-06-2012 10:47
Les islamistes demeureront des pions, l'armée Egyptienne est déterminer à conserver le pouvoir et tout les avantages qui vont avec, quelque part, il vaut que ce soit l'armée que les islamistes, l'histoire de l'humanité nous a laissée suffisamment d'enseignement sur les gouvernance des religieux et les massacres que ces gens ont commis sur leur population, en faite entre la peste et le choléra, il vaut mieux fuir les deux, les Egyptiens doivent choisir un moyen de lutte pour l'installation d'une véritable démocratie, mais surtout pas les islamistes ni les militaires.
 
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