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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Annella

C’est l’un de ces nouveaux prénoms féminins introduits ces dernières décennies. Il est d’origine berbère et provient d’un mot encore en usage chez les Touareg du Hoggar, anella, qui désigne une plante, Lawsonia inermis ou henné, un arbuste épineux dont les feuilles produisent une teinte rouge, utilisée en Afrique du Nord pour se teindre des parties du corps, notamment les cheveux et les mains. Le henné –le mot vient de l’arabe henna – symbolise le bonheur et la joie. Il est associé à toutes les festivités : circoncision, mariage, fêtes religieuses… L’une des cérémonies les plus connues est l’imposition du henné pour le mariage. À Tlemcen, l’imposition du henné a lieu après que la main de la jeune femme eut été accordée. Elle a lieu la nuit et elle est appelée la nuit du henné, lylet el-henna : après un repas donné chez les parents de la mariée, on organise une séance de remise des cadeaux, puis on conduit la fiancée devant les femmes des deux familles. Alors commence l’imposition du henné, par une femme chargée spécialement de cette tâche et appelée bent lklila, littéralement la “fille de la crème de lait”, la klila étant, autrefois, un ingrédient qui entrait dans la composition d’un fard. À Alger aussi l’imposition du henné a lieu généralement la veille de la noce, le rituel est imposé pour la fiancée mais aussi pour le garçon. En Kabylie, l’imposition du henné donne lieu à une cérémonie grandiose à laquelle participent les parents et les amis du mari. La même cérémonie se déroule également pour la femme, chez ses parents, mais elle réunit moins de monde. Autrefois, le mari invitait ses amis qui se réunissaient dans la cour de sa maison. Au milieu du cercle qu’ils formaient, on apportait deux ou trois plats, où un khalkhal (anneau de pied) avait été posé sur une montagne de viande, d’œufs et de beignets ; il fallait tout d’abord que le plus adroit des jeunes gens l’enlève, en échange d’une part dans les friandises amoncelées. On se divisait en deux camps, chaque camp nommait un champion et on engageait des joutes de devinettes et des poésies ; c’est ce que l’on appelait “vendre le henné”, zenzen lḥenni. Les gâteaux étaient ensuite partagés, puis, en grande solennité, on teignait la paume de la main du mari, entre le pouce et l’index ; c’est de cette dernière cérémonie que toute la fête tirait son nom de henné..

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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