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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Asim, Isma, Ismat

Asem est un prénom d’origine arabe, son pendant féminin est Isma. Si le prénom masculin est aujourd’hui d’un usage récent, il est connu, au Maghreb, depuis le Moyen Âge (Ibn Khaldoun le cite dans l’histoire des Berbères). Les deux prénoms proviennent du verbe “asama”, (garantir, préserver, conserver intact, etc.). Asim signifie “prohibé (parce que protégé), interdit d’accès”, Isma (défense, protection, chasteté, vertu). Il existe un autre prénom féminin, Ismat, qui est la forme plurielle de isma (protections). Dans le droit musulman, la “isma” est une sorte de procuration que l’épouse demande, dans le contrat de mariage, d’avoir l’autorisation de divorcer selon sa volonté. Cette procuration lui permet, si son mariage ne réussit pas, à entamer la procédure de divorce. Mais en réalité, si la femme demande la isma, c’est surtout pour se prémunir contre toute décision de divorce arbitraire du mari qui pourrait lui causer des préjudice. Mais la isma, c’est aussi, dans la tradition maghrébine, la protection accordée à l’hôte ou au réfugié dans la détresse. C’est ce qu’on appelle l’anaia, ou, en berbère, amur. Ce dernier terme est surtout utilisé au Maroc, mais on le retrouve aussi en Kabylie, dans des expressions. Rappelons que dans la tradition, l’anaia ou amur peut être accordé volontairement à quelqu’un qui le demande. C’est le cas d’un homme ou d’une femme que l’on poursuit pour un acte de vengeance et qui cherche une protection. Mais l’anaia peut être obtenue de plein droit. Ainsi, certains lieux sont inviolables : des actes de violences, la vengeance ou la loi du  talion ne peuvent être commis dans les mosquées, les sanctuaires des saints. D’autres lieux et périodes sont protégées (les moussem), les grande fêtes annuelles ou saisonnières, les marchés, etc. Si celui qui cherche la protection se trouve dans une tribu ou une fraction de tribu qui accorde sa protection, on ne peut lui porter préjudice. On peut aussi chercher la protection de personnages influents, par leur pouvoir politique ou leur aura religieuse.

M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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