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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Esou, Guendouz, Guendouza

Esou, Guendouz et Guendouza sont des prénoms qui réfèrent à des animaux, le bœuf, pour le premier, le veau pour les deux suivants. Esou est courant chez les Touareg du Hoggar, l’appellation esu est particulière au touareg, mais on la retrouve aussi en kabyle dans le pluriel de tafunast “vache”, tista ou tisita. Guendouz est la forme du berbère agendouz “veau” et Guendouza de tagendouzt “génisse”.

Le bœuf est le symbole de la puissance et de la force, c’est aussi un animal sacrificiel. On sait que le taureau a été un objet de culte dans certaines tribus berbères de l’Antiquite et peut-être du Moyen Âge. Au 6e siècle, Corippe rapporte que les Laguatan de Tripolitaine vénéraient un dieu-taureau appelé Gurzil. Le même Corippe signale que le chef des Laguatan, Ierna, était aussi prêtre de Gurzil. Quand ils entraient dans la bataille, les Laguatan lâchaient un taureau furieux qui semait la panique dans les rangs de leurs adversaires. “Un taureau que pousse le prêtre Ierna, le plus grand des chefs de l'armée barbare, s'échappe du milieu des Maures, présage favorable envoyé par l'intervention de Gurzil, fils d'Ammon, à ses serviteurs. Les cornes hautes, il se précipite entre les deux armées, cherchant par quel côté il attaquera les ennemis. Tandis que les deux armées sont en proie à la terreur, il dirige sa course furieuse vers les Syrtes, puis gagne, plein d'ardeur, le camp barbare. Un cavalier romain le poursuit et, le frappant à l'épaule d'un trait qui s'enfonce en tremblant, il l'abat sur le sable. Les trompettes, de leur son aigu, donnent le signal du combat. Aussitôt s'élève jusqu'aux nues une clameur formée de voix confuses. Erinys exhale sa fureur par de grands cris. Les forêts retentissent. Alors partout l'écho répète les clameurs des barbares et reproduit leurs cris variés. D'un côté, l'armée maure invoque le nom de Sinifere et du redoutable Mastimas, et l'écho répète le nom de Mastimas. Là retentit le nom de Gurzil, et les anfractuosités des rochers redisent le nom de Gurzil.” Le culte de Gurzil semble avoir connu une grande expansion chez les Berbères, la découverte d’une représentation du dieu dans un bas-relief de Volubilis suggérant qu’il a atteint l’autre extrémité du Maghreb. On ignore si le culte du taureau s’est perpétué, comme celui du bélier, après l’islamisation, mais on sait qu’au 11e siècle, El-Bekri cite, en Tripolitaine, une idole du nom de Guerza qui rappelle celui de Gurzil.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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