Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Imeggaren

Ce prénom berbère, en usage au Hoggar, se lit  i-m-megaren “un des hôtes”, c’est-à-dire : “hôte” ; il vient de  amagar, pluriel  imagaren “hôte, invité, étranger’’.

Avant d’être une vertu morale, l’hospitalité est d’abord une vertu sociale : sans elle, il deviendrait impossible de se déplacer sur les longues distances, les voyages, mais aussi les échanges commerciaux auraient été gênés, notamment dans les régions où il manque des infrastructures hôtelières. Les mosquées, dans les villes comme dans les villages, étaient ouvertes et tenaient lieu d’hôtels pour les voyageurs ou les pauvres. C’était aussi le cas des mausolées. Celui de Sidi Ouli Dadda, à Alger, célèbre pour avoir repoussé l’attaque de Charles Quint, possédait, en plus du tombeau du saint, une salle de prière et un refuge pour les pauvres, les infirmes et les voyageurs. Les zaouïas sont des établissements religieux où l’on enseigne le Coran et où l’on forme les cadres religieux. Souvent érigées par un saint fondateur, dont elles portent le nom, elles servent aussi de refuge aux voyageurs. Au XIXe siècle, Daumas, un officier qui a participé à la conquête de l’Algérie, s’étonne en parlant des zaouias kabyles : ‘“Tout homme riche ou pauvre, connu ou inconnu dans le pays, qui se présente à la porte d’une zaouia quelconque, y est reçu et hébergé pendant trois jours. Nul ne peut être éconduit : l’exemple d’un refus n’existe même pas. Cet accueil absolu dans la maison de Dieu fait que les tourments de la faim et le vagabondage proprement dit restent ignorés en Kabylie’’. Du moins jusqu’à ce que la répression et les spoliations coloniales les créent ! Les principales villes possédaient, autrefois, des abris pour les voyageurs et les pauvres. Ces établissements étaient généralement financés sur les revenus de biens de mainmorte (habbus). Avant la conquête française, il en existait plusieurs à Alger. Le plus connu, situé dans le site de l’actuel lycée Émir Abdelkader, s’appelait Boutouil, littéralement “l’allongé”, parce que formé d’une salle longue où les sans-logis trouvaient refuge pour la nuit. On procédait aussi, toujours sur les revenus des habbous, à des distributions de pain. Après la conquête d’Alger, Boutouil a été affecté à l’armée d’occupation, qui le transforme en caserne. Avec la construction du lycée, il a été détruit.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER