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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Meziane, Améziane, Mohand-Améziane

Meziane est un prénom berbère bien connu, répandu en Kabylie, connu également sous la forme Améziane. Il entre également en composition avec un autre prénom, Mohand, forme berbère de Mohammed, Mohand-Améziane.  Meziane provient de amezian et signifie “jeune, petit, cadet”, il provient du verbe zey‚ attesté dans certains dialectes berbères, être précoce, être le dernier né, le am, étant le préfixe formateur des noms d’agent. Meziane est connu aussi en composition avec Mohand, forme berbérisée de Mohammed : Mohand-Améziane, c’est-à-dire : Mohand le cadet.  

Un Améziane célèbre est le mystique et insurgé algérien Mohand-Ameziane Ben Ali Aheddad,  né vers 1791 à Seddouk Oufella (aujourd’hui, dans la wilaya de Béjaïa).
Il fit ses études dans les zaouïas de Kabylie, d’abord auprès de cheikh Belmouhoub à Imoula (M’cisna), puis auprès de cheikh A’rab Nat-Iraten, puis à Aït-Sma’il, dans la zaouïa de M’ḥammed Bouqebrin, fondateur de la tariqa rahmaniyya. Une fois sa formation achevée, il rejoignit la zaouïa cheikh de Aheddad, fondé par son aïeul, Ali Aheddad.  
Le 8 avril 1871, sur la place de souk Eldjemaâ, devant la foule rassemblée, il proclama, à 80 ans, la guerre sainte (jihad) contre les colons français. Plusieurs milliers d’hommes, venant de toute la Kabylie, répondirent à son appel et rejoignirent les insurgés de Moqrani.
Tandis que ses fils, Aziz et M’hand dirigeaient les combattants, il les exhortait par ses prêches. Après avoir remporté des succès, les insurgés furent défaits par l’armée coloniale. Cheikh Aheddad et ses fils furent arrêtés. Tandis que l’on transférait le vieux vieillard dans la prison de Constantine, on déportait ses deux fils et des milliers d’autres insurgés au bagne de Nouvelle Calédonie. Cheikh Aheddad fut condamné à 5 ans de prison, mais il mourut, 5 jours après sa détention. Il avait 83 ans. Il fut inhumé au cimetière de Constantine bien qu’il ait émis le vœu d’être enterré dans son village natal. Il a fallu attendre plus de 135 ans pour que ce vœu soit respecté : en 2009, ses restes et ceux de ses fils furent exhumés et enterrés dans la zaouïa de leurs ancêtres.
 Cheikh Aheddad a laissé des manuscrits sur le tasawuf, le mysticisme musulman. En outre, il y avait dans sa zaouïa des dizaines d’autres manuscrits que les Français avaient dispersés après la défaite de l’insurrection.


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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