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Autres / Interprétation des rêves

L’origine des prénoms employés en Algérie

Othmane

Le prénom masculin Othmane fait partie des prénoms courants en Algérie. Il est d’origine arabe et provient de ‘uthman’, qui signifie soit le petit de l’outarde, soit petit du serpent. Signalons ici que la référence à l’outarde est des plus élogieuse. En effet, cet oiseau, appelé en arabe h’bara, est connu pour la beauté de son œil dont le pourtour noir donne l’impression qu’il s’est noirci de koheul. On dit toujours d’une femme très belle qu’elle a un œil d’outarde. Quant au serpent, c’est loin d’être un symbole négatif : il représente la vivacité et la fluidité, à cause de la proximité de son nom (h’ayya) avec la vie (hayat). Le prénom Othmane dispose d’un pendant féminin, Othmania, encore utilisé dans certaines régions. On note aussi deux variantes, Osmane (forme léguée par les Turcs) et qui est aujourd’hui à la mode, et une variante berbère employée par les Touareg, Ghetman.

On cite, parmi les Othmane célèbres, Othmane Ibn ‘Affan, le troisième calife. On le surnommait “l’homme aux deux lumières” (Dhou al-Nourayan) parce qu’il avait épousé deux filles du Prophète. Il régna pendant douze ans et fut assassiné par des dissidents. On doit à Othmane la recension du Coran. Abou Bakr Siddiq, son prédécesseur, avait réuni les versets et Othmane les assembla. Il récupéra toutes les autres versions du Coran qui en différaient et les brûla.   
Parmi les souverains berbères du Maghreb, il y a Abou Amr Othmane qui régna sur Tunis de 1435 à 1488. Il était le petit-fils d’Abou et accéda au pouvoir, encore jeune, succédant à son frère, Al-Mustansir, décédé à la suite d’une maladie. Il eut à lutter contre les tribus rebelles et renforça l’autorité de l’État. Il repoussa une expédition du roi d’Aragon contre l’île de Djerba mais, d’une façon générale, il sut maintenir de bonnes relations avec les États chrétiens. La ville de Tunis lui doit de nombreux édifices religieux ainsi que des ouvrages hydrauliques. On cite principalement le quartier de Bab El-Djazira et son système de captage d’eau. Celle-ci provenait de l’actuelle Bir El-Gas’aa (le puits de l’écuelle de bois), autrefois connue sous le nom de Djebel Hamza. Elle arrivait dans un grand bassin, orné d’un jet d’eau.  .


M. A. Haddadou
mahaddadou@hotmail.com


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